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 Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]

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AuteurMessage
Hans Ackerman
France
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Messages : 78
Date d'inscription : 23/12/2016

MessageSujet: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Ven 23 Déc - 11:49

Ackerman Hans
© Livaï Ackerman - SnK




Id card
PRÉNOM • Hans
NOM • Ackerman
SEXE • Mec
ÂGE • 26 ans
GROUPE • Civils
ORIENTATION SEXUELLE • Occupes toi de ton cul plutôt que de vouloir savoir où je laisse trainer le mien
PROFESSION • Président de la République ! tch ! Employé ça te va ? Et non je ne te dirai pas employé dans quoi !  


Capacités & faiblesses
~> Je patine pas ! Je patine déjà dans la semoule H24 pour pas etre noyé sous toutes les emmerdes qui me tombent dessus.... Thomas sait patiner... Moi je sais le regarder, l'admirer, l'encourager, le soutenir et l'aimer. C'est suffisant non ?

Physique


Comment est ce que je suis ? Genre…. Vous n’avez pas des yeux ? Ces deux trous là en plein milieu de votre visage, c’est juste pour faire joli et apporter un peu de couleur ou quoi ? Il suffit de soulever les paupières (bien que ce simple geste doit constituer pour certain un effort surhumain) pour vous apercevoir de mon apparence !

Déjà je vais mettre les choses au clair immédiatement parce que s’il y a bien quelque chose qui m’irrite c’est ça : Je….. ne….. suis…. Pas…. Petit. J’ai bien prit le temps de détacher chaque mot pour que cette simple phrase imprègne votre petit cerveau spongieux. Arrogant ? Ouais ça je le suis ! Mais on s’en tape, ça rentre pas dans le physique n’est ce pas ? Donc laissez-moi finir parce que j’ai pas du tout envie d’y passer la journée ! Vous avez peut-être rien de mieux à faire de vos vies, grand bien vous fasse, mais moi j’ai un job ! et il est déjà suffisamment chiant pour ne pas qu’en plus je prenne du retard dedans !

Je ne suis pas petit disais-je donc ! 1m60 c’est la taille idéale pour foutre un coup de pied dans l’entre jambe du premier crétin suicidaire qui osera rire de ma hauteur ! C’est aussi une taille parfaite qui me permet d’acquérir une certaine souplesse, rapidité et agilité ! Pratique quand je me prendre en train de voler un truc…. Ca me permet de fuir rapidement. Et gardez pour vous vos remarques à deux balles sur le fait que mon frère de dix ans mon cadet est plus grand que moi ! Je vous emmerde. Le seul qui a le droit de me charrier sur ma taille c’est Thomas. Voila !

Bon on peut parler d’autre chose là ? On va pas passer toute la journée sur ma taille hein ! On peut parler de ma belle gueule par exemple… Quoi ? Allez, osez dire que mon visage de blasé de la vie ça fait pas tomber les midinettes ? Hum ? Ouais… j’avoue…. Ca peut surtout les effrayer… Mais il ne faut pas se fier aux apparences. Vos parents vous ont jamais appris ca ? Bref ! Comme vous pouvez le constater, j’ai des yeux dont la couleur est grise. Mon regard est assez perçant bien que souvent voilé par l’ennuie, la fatigue ou la lassitude. Dès que je ne dors pas assez, des cernes épaisses soulignent mon regard et le rendent encore plus énigmatique. On dit de moi que je suis difficile à cerner. C’est clair ! comptez pas lire en moi comme dans un livre ouvert ! Je suis pas débile à ce point et je tiens à préserver les arrières ! Les yeux expressifs de cocker mélancolique, c’est pas chez moi !

Mon visage est plutôt petit et fin. J’ai pas la grosse tête quoi ! Au sens figuré comme au sens propre ! Mes lèvres sont assez fines et plates. Comme mes sourcils tiens ! Ils rehaussent mon regard d’une fine ligne brune  et droite.

Je suis peut être pas Mister Monde mais s’il y a bien quelque chose que j’apprécie à peu près chez moi c’est mes cheveux ! Parce qu’ils partent pas dans tous les sens comme l’implantation capillaire de certains mecs qui, coiffés ou pas, on ne voit pas la différence ! ( à moins que ce soit un style savamment étudié et dont je n’ai toujours pas compris le sens…. ). Les miens sont noirs et lisses. Ils tombent le long de mon visage. Par un temps, j’avais les cheveux plutôt longs à l’arrière et je les attachais dans une espèce de petite ponytail mais c’est tellement chiant à entretenir que j’ai tout coupé

Que dire d’autres ? Parler de mon apparence ? Ma tenue vestimentaire ? Je vois pas en quoi c’est d’un grand intérêt mais soit….. Je porte un pantalon blanc et une chemise tout aussi blanche. Parce que le noir c’est nul ! Tout le monde s’habille en noir sur cette maudite planète ! Un jour je me suis offerte une veste stylée de couleur vert bouteille en simili-cuire. Je l’adore et je la porte souvent ! Le premier qui me l’abime ou qui essaie de me la chouré je lui casse les dents pigé ?

Ha oui ! mon tatouage…. Je ne vous en ai pas parlé parce qu’il a aucun intérêt et que de toute façon c’est personnel mais comme je sens bien qu’on va m’en pondre une caisse si je ne l’évoque pas, alors je vais m’exécuter une fois de plus. Je possède donc un tatouage. Je me le suis offert quand j’ai touché ma première prime de fin d’année. C’est le seul cadeau que je me suis fait. J’ai quand même droit de me faire un petit plaisir non ? Bref… il est situé dans le dos et représente des ailes entrecroisées. Pour moi il symbolise beaucoup. Pour vous, il ne sera la que pour faire joli ( ou moche, selon vos gouts … ). Je n’ai pas plus d’information à apporter dessus à des inconnus dans votre genre et si vous voulez avoir davantage de détails je vous les fournirai ( ou pas ) le moment venu.  


Caractère


J’en ai rien à foutre de ce que vous pensez de moi !
Si vous croyez que cela va impacter ma façon de vivre ou me donner envie de changer, alors vous vous collez le doigt dans l’œil jusqu’au coude ! Je n’ai aucune envie de me confondre avec le reste de la populace et qu’importe si ça vous déplait. Je n’ai nullement ambition de vous plaire de toute façon. J’ai toujours vécu en étant conforme à ma propre liberté et à ma propre autorité. Et croyez-moi, il n’est pas né celui qui réussira à modifier ça !

Si vous voulez mon avis (et si vous  ne le voulez pas vous l’aurez quand même ! ), ceux qui apportent de l’importance aux «  qu’en dira-t-on » ne sont que des agneaux stupides et hypocrites qui n’ont aucune forme de personnalité. Le genre de personne qui m’énerve au plus haut point. Ha non…. Il y a bien une catégorie de personne qui me gave encore plus ! C’est ceux qui passent leur temps à critiquer. Ils n’ont rien d’autre de mieux à foutre de leur vie alors ils essaient de juger celle des autres pour tenter pathétiquement de donner un peu de valeur à la leur. Bande de macaques ! Si vous saviez comme j’en ai rien à carrer de ce que vous pensez. Je suis vulgaire ? Je suis brusque dans mes propos ? Je suis violent ? Bah si ça vous plait pas tracez votre chemin loin du mien, je m’en porterai que mieux !
Vous vouliez savoir quel était mon caractère ? Ca vous suffit pas ça comme réponse ? Faut que j’extrapole encore plus ? Vous êtes d’une chiantitude absolue…. Mais j’imagine que je n’ai pas d’autre choix pour me faire accepter…. Alors joie ! Allons y gaiment main dans la main ! (notez l’ironie, le sarcasme ! Je suis plutôt bon comédien…. Ou pas…. )

Déjà, pour commencer, je dirai que non ! Je n’ai pas un langage de charretier ! Je sais m’exprimer poliment et faire des phrases avec sujet, verbe, complément. Sauf que ça m’ennuie trop…. Moi je tortille pas du cul pour chier droit ! Si j’ai quelque chose à dire, je le dirai de la manière qui me parait la plus simple. Dommage si ça peut offusquer la personne en face…. Dommage aussi si le ton que j’emploie peut paraitre acerbe, détaché ou même froid.  Ce n’est pas spécialement voulu pour blesser les gens. Je suis pas méchant contrairement à ce que les apparences peuvent laisser penser ! Je suis juste…. Pas doué avec les sentiments humains on va dire… Ou peut-être que je me mets volontairement une certaine forme de barrière en vue de me protéger aussi. Ouais…. Je me suis trop fait avoir dans la vie pour donner la confiance d’un claquement de main aux gens que je connais pas.

Quoi vous dire d’autre ? Si vous saviez comme ça me fatigue de devoir parler de moi comme ça…. Je suis pas un sujet de laboratoire que l’on doit disséquer ! Je ne suis pas non plus un satané coupable que l’on doit juger devant un tribunal. Et puis vraiment ça ne me plait pas de devoir me soumettre à votre volonté ! Ça vous éclate vous ? Vous prenez votre pied ? Vous vous sentez supérieurs peut être ? Ca y est votre soif de domination est assouvie ?  Tch….  

D’ordre générale je n’aime pas me sentir sous les ordres de quelqu’un. Je n’aime pas non plus qu’on me prenne de haut ( le premier qui fait référence à ma taille se prend une mandale c’est claire ??? Je suis pas petit ! Putain ! ). J’estime que ceux qui se laisse dominer ne sont que des andouilles qui n’ont rien compris au libre arbitre et à la liberté à laquelle doit pouvoir jouir chaque personne sur cette maudite planète. Evidemment qu’il y a des exceptions. Ne me parlez pas de ce que je sais déjà .

Je déteste que l’on dise que tous les hommes sont égaux. C’est faux. Il y a les riches d’un cotés et les pauvres de l’autre. Il y a ceux qui ont de la chance et ceux qui n’en ont pas. Il y a ceux qui ont encore leurs parents et ceux qui ont dû apprendre à grandir sans…. Je fais partie de ce dernier groupe… Et encore, je ne me plains pas. Mes parents sont peut être morts mais il me reste une personne à laquelle je tiens plus que tout au monde : mon petit frère Thomas de dix ans mon cadet.

Une nouvelle fois je vais me montrer clair sur le sujet : Thomas est tout ce qu’il me reste de famille. Il est toute ma vie. Je ferai absolument tout pour lui, pour le rendre heureux, pour qu’il accède enfin à ce putain de bonheur qu’on nous a arraché le jour où nos parents nous ont quitté. Jamais ! Jamais plus je ne veux le voir pleurer ! La dernière fois c’était quand il a foiré son championnat de patinage. Et la fois d’avant c’était à l’enterrement de nos parents…. Quand Thomas pleure, je ne le supporte pas. Je me sens inutile, débile, impuissant, irresponsable…. Il a déjà trop souffert. Il ne mérite plus qu’aucune larme ne vienne humidifier son visage

Alors ouais…. Vous pourrez penser ce que vous voulez de moi je m’en balek. Quand je dis que je ferai tout pour rendre Thomas heureux, je le fais réellement…. S’il faut aller saboter les patins de ses concurrents pour que Thomas leur passe devant à la prochaine compétition, je le ferai ! Il faut que je  sue sang et eau au boulot pour lui payer ses cours de patinages, je le ferai ! Je ferai tout, absolument tout, pour le voir sourire, pour entendre son rire, pour qu’il soit heureux….

Surprotecteur ? Et ta sœur elle est surprotectrice ?! Mêle-toi de tes affaires tiens ! Si tu avais vécu ce qu’a vécu Thomas, tu comprendrais. Mais comme ce n’est pas le cas, il te reste juste à la boucler ! Thomas a vécu l’enfer…. Il a perdu ses parents à l’âge ou on a besoin d’eux constamment. Il ne lui restait que moi…. Tu parles d’une consolation… La moindre des choses que je pouvais faire était de l’aimer… L’aimer pour trois… Et le protéger.

Notre famille bancale n’est pas du genre à rouler sur l’or. Vous l’aurez bien compris hein ! Je bosse et Thomas poursuit ses études et le patinage. Il voulait abandonner l’école pour se payer seul ses cours et participer aux frais de l’appart mais j’ai refusé. Et puis quoi encore ? Je veux pas qu’il finisse à faire un job de merde comme le mien. Il vaut mieux que ça. Je veux le voir sur les podiums des JO ! Je veux qu’il fasse le métier dont il a toujours rêvé… Alors ouais financièrement au quotidien c’est pas Byzance. Ça m’est déjà arrivé de voler de la bouffe dans les magasins pour arrondir les fins de mois ou bosser quelques « extra » pour mettre du beurre dans les épinards. Mais vous feriez quoi vous ? Vous laisseriez votre petit frère crever de faim ? Les Resto du cœur et ce genre de connerie ? Tu crois quoi ! Bien sûr que j’y vais ! mon orgueil a été enterré en même temps que les parents. Il me reste plus de fierté et la seule chose qui pourrait encore me faire changer ça serait de voir Thomas couronné d’une médaille d’or. Ouais… La je serai fier… Comme jamais même… C’est mon rêve en fait…

Mais franchement, qu’est-ce que ça peut vous faire de savoir ce que j’aime ou ce que j’aime pas ? Vous en avez pas marre de me les briser ? Parce que moi ça commence sérieusement à me gaver ! J’aime les bonbons. Voilà. Vous êtes contents ? Certains disent que c’est parce que malgré les grands airs que je me donne, je suis resté un minot dans l’âme. N’importe quoi ça ! Ça m’énerve ceux qui prétendent me connaitre alors qu’ils pigent rien à qui je suis vraiment. De t’façon des bonbons j’en mange plus… J’en achètes de temps en temps pour faire plaisir à Thomas et les seuls que je mange sont ceux qu’ils n’aiment pas. Je vais pas le foutre à la poubelle quand même ! Je déteste le gaspillage ! Je me fais déjà chier à longueur de journée pour essayer de nous trouver de quoi bouffer alors on va pas jeter !

J’aime pas la crasse et le bordel ! C’est pas parce qu’on n’est pas riche comme Crésus qu’on doit vivre dans un taudis ! L’appartement, j’aime bien qu’il soit clean ! Quand je vois le bordel dans la chambre de Thomas je suis sur le point de tomber dans les vaps.  Un éléphant n’y retrouverait pas son petit… Heureusement que tout le reste est nickel. Et heureusement que Thomas m’aide aussi à faire en sorte que ça le reste. Il sait qu’il y a certains sujets avec lesquels je ne plaisante pas. L’hygiène et le rangement en font partie. De même que si je choppe Thomas avec une clope au bec il se prendra la plus grosse engueulade de toute sa vie. Que moi je taxe une clope de temps en temps c’est une chose. Et puis je fume pas devant lui. Et ça me permet de décompresser, j’en ai besoin parfois si je veux pas exploser. Mais lui…. Et puis quoi encore ? Je ne lèverai jamais la main sur Thomas, peu importe le motif, mais si je le surprend à faire ce genre de connerie croyez-moi que ca va chier et pas qu’un peu !



Histoire


Hans a vu le jour un 26 février à Stuttgart. Son père, d’origine allemande est tombé autrefois amoureux d’une jolie touriste française qu’il n’a plus quitté depuis. Hans a grandi dans sa ville de naissance entouré de ses deux parents qui lui fournissaient chaque jour tout l’amour dont un enfant pouvait avoir besoin. Sa vie aurait pu continuer ainsi  si le destin n ‘en avait pas décidé autrement.

Alors qu’il était âgé de 11 ans, la famille déménagea à Paris. Son père, un banal employé de bureau venait d’être muté dans la capitale française où son entreprise venait d’ouvrir une succursale. Pour Hans, ce départ avant été la première épreuve ayant marquée sa courte vie. Quitter sa ville, son pays, son collège, ses amis… Ce n’était pas évident surtout à un âge un peu charnière où l’on quitte doucement l’enfance pour s’enfoncer dans l’âge adulte et ses galères.

Une fois à Paris, il n’eut pas trop de mal à franchir la barrière de la langue pour se faire de nouveaux amis. Sa mère avait toujours tenue à lui apprendre à parler français depuis son plus jeune âge et le garçon était parfaitement bilingue depuis bien longtemps. Non, ce qui lui posait problème était de retrouver ses repères. Ses parents avaient acheté un appartement dans un immeuble du treizième arrondissement de la capitale et Paris paraissait tellement plus grande que Stuttgart qu’Hans en était parfois un peu dérouté.

Alors qu’il venait à peine de souffler sa quatorzième bougie, sa vie bascula une nouvelle fois. Suite à des soucis familiaux, ses parents se retrouvèrent en charge de leur petit neveu, un gamin de trois ans qui s’appelait Thomas. Il avait été décidé que Thomas ferait dormait parti intégrante du foyer familial. Ainsi, il passait du statut de cousin à celui de frère pour Hans qui accueillait la nouvelle avec quelques réticences. Il n’avait jamais été quelqu’un de jaloux et il n’était pas du genre à faire une crise à ses parents si ces derniers s’occupaient davantage de Thomas que de lui maintenant. Mais voir débarquer un mioche si soudainement dans la famille avait de quoi remettre en question tous les repères et les habitudes de chacun.

Thomas était un garçon très calme. Pas le genre de morveux à chouiner à longueur de journée et à se rouler par terre pour faire un caprice. C’était même tout le contraire. Il est trop calme… ne jouait pas réellement… il ne rirait pas, de souriait pas… En interrogeant ses parents sur la nature de l’adoption de Thomas, Hans appris que le bambin et sa mère avaient été victime des mauvais traitements du père. Cette information avait complétement révolté Hans. Il ne se souvenait pas avoir déjà était si en colère. Et parallèlement, il se mit à passer plus de temps avec son tout nouveau petit frère. Il lui apprenait à jouer, à compter, à différencier les couleurs… au fils des mois puis des années, une réelle complicité fraternelle s’était tissée entre eux malgré une différence d’âge qui aurait du être handicapante.

Mais la vie de Hans et celle de Thomas basculèrent à tout jamais un sordide mardi du mois de janvier. Hans s’en rappelait encore comme si c’était hier. Il était au lycée en train de somnoler à un cours d’SVT quand le proviseur débarqua dans la salle en lui demandant de le suivre. Pour le coup, Hans n’avait rien compris. Avait-il fait quelque chose de mal pour être convoqué de la sorte ? Dans le bureau, le proviseur lui avait demandé de s’assoir et Hans avait obéit sans rien dire. Heureusement… il aurait pu tomber dans les pommes sinon. On venait de lui apprendre qu’un grave accident de la route sur le périphérique venait de couter la vie à ses deux parents… Hans et Thomas se retrouvaient orphelins…

Au début, Hans était complétement perdu. Il n’avait plus aucune certitude, plus aucun repère. La seule chose qu’il savait était qu’il ne voulait pas être séparé de Thomas. Son petit frère avait déjà gouter à la saveur de l’enfer avec son père, Hans ne laisserait rien ni personne le séparer de lui et l’empêcher de le protéger. En l’absence de leurs parents, il était le seul à qui pouvait incomber cette lourde responsabilité.

Agé de 16 ans, Hans aurait du être un lycéen préoccupé par les filles, le bac, les filles, les potes, les filles, la clope…. Mais Hans, lui, n’était préoccupé que par une seule et unique chose : rendre à Thomas son sourire d’autrefois. Il était passé du rôle de lycéen à celui de pilier de famille…. A la fois cousin, frère et père….

Durant l’organisation des obsèques de ses parents, Hans avait pu bénéficier de l’aide précieuse d’une assistante sociale. Il lui avait fait part de son envie de vouloir s’occuper de Thomas et cette volonté lui fut acceptée avec la mise en place d’une tutelle qui permettait aux deux garçons de continuer d’aller à l’école tout en percevant des aides de l’état pour gérer leurs dépenses. Cette façon de fonctionner leur allait très bien. Hans continuait d’aller au lycée puis il récupérait Thomas à la garderie de l’école et ils rentraient ensemble à l’appartement intégralement payé par l’assurance vie des deux parents. Les dépenses étaient minimes et malgré la douleur et la tristesse d’avoir perdu leurs parents, les deux garçons arrivaient à s’en sortir plutôt pas trop mal…

Dans leur quartier, tout le monde était au courant de leur situation compliquée. Il n’était pas rare que quand Hans rentre du lycée, la boulangère juste en bas de leur immeuble lui offre quelques invendus pour leur faire plaisir. Hans lui en était reconnaissant même s’il n’appréciait pas cette désagréable impression qu’il avait de lui faire pitié. Thomas était toujours heureux de pouvoir profiter de quelques pâtisseries, surtout quand il s’agissait d’éclair au chocolat ou de moelleux au cœur fondant.

Les choses se compliquèrent quand Hans atteignit ses 18 ans. Maintenant qu’il était majeur, la tutelle et les aides financières dont ils bénéficiaient lui furent retirées. Obligé de trouver un travail pour subvenir aux besoins, la vie prenait soudainement un gout encore plus amer. Mais hors de question de laisser voir quoique ce soit à Thomas ! Hans s’appliquait à lui cacher la dureté de la vie. Il ne voulait pas qu’il manque de quoique ce soit et il mettait un point d’honneur à tout mettre en œuvre pour qu’il soit le plus heureux possible malgré les circonstances.

Un jour, alors que Thomas avait sept ans, une sortie scolaire fut organisée par son école. Il s’agissait d’une découverte sportive à la patinoire du quartier. Hans avait été réticent à le laisser y aller. Ca pouvait être dangereux. Il ne voulait surtout pas que Thomas finisse la journée aux urgences. Mais d’un autre côté, le priver de cette sortie qui lui faisait tant envie était-ce vraiment la bonne solution ? Hans avait longuement hésité avant de céder. Et il avait bien fait…. Ou pas. Thomas était revenu émerveillé. Jamais Hans ne l’avait vu si radieux et épanoui depuis que leurs parents les avaient quitté. Toute la soirée durant il avait raconté comment la sortie était super ! Il lui avait parler des patins qui faisaient mal aux pieds mais qui glissaient super bien. Il lui avait raconté, avec plein de fierté, avoir réussi à avancer tout seul sans se tenir au bord ! Il avait rit en lui expliquant la gamelle que s’était pris cet abrutit de Joris, caïd de la classe incapable de tenir plus de dix secondes sans se viander sur la glace ! Hans l’avait écouté toute la soirée de sa patience religieuse dont il faisait preuve qu’à l’égard de son petit frère ( parce que les autres il les envoyait chier sans hésitation ). Il avait pris la plaquette de la patinoire qui récapitulait les différents horaires des cours et les forfaits pour adhérer au club. Thomas avait manifestement envie de s’inscrire. Tous les gosses de son école ou presque avaient une activité sportive. Pourquoi pas lui ? Ha…. Oui…. L’argent…. Encore et toujours cette maudite thune qui leur manquait. Ce soir-là, Hans avait couché Thomas puis il s’était mis à une table avec la feuille des comptes et leur budget. Il avait tout épluché pour trouver le moyen de lui offrir cette inscription qui lui faisait tant plaisir. Tant pis si ça serait difficile. Tant pis si Hans devrait se serrer un peu plus la ceinture. La seule chose qui lui importait était de rendre Thomas heureux. Et c’est ce qu’il fit dès le lendemain en déposant un formulaire d’inscription à la patinoire où Thomas pourrait désormais prendre des cours.

Hans trouva un job dans une supérette de Paris 13em, non loin de là où était leur appartement. Ca ne payait pas très bien mais le patron n’était pas pénible… Il n’avait pas fait d’histoire pour l’embaucher et il était assez sympa pour accepter de le libérer pour qu’il puisse assister aux compétitions de patinages de son frère. La supérette était de celles qui ouvrent 24h sur 24. Hans n’aimait pas particulièrement abandonner son frère seul la nuit mais c’était quand même mieux payer et vu l’état de leur compte en banque il pouvait difficilement se taper le luxe de refuser des heures nocturnes. C’est ainsi que lui vint l’idée d’acheter un téléphone portable à Thomas malgré son jeune âge. Thomas pouvait envoyer des sms à Hans pour le rassurer ou pour le contacter rapidement en cas de problème. Ils avaient finalement pris l’habitude de s’envoyer quelques messages durant leurs journées, même si c’était pour ne rien dire, juste pour donner un petit signe de vie ou passer un simple coucou. Hans fondait complétement sur les petits messages truffés de fautes d’orthographe que Thomas avait pianoté de ses petits doigts…
Un jour, ça avait été l’apocalypse à la superette où travaillait Hans. Il y avait une grosse livraison à décharger et à ranger dans les rayons. Il devait pointer chaque article, gérer le stock et le réapprovisionnement. Sa collègue, malade, n’était pas venue travailler l’obligeant à enchainer son service son service du matin à celui de sa collègue d’après-midi. Légalement parlant, c’était interdit de travailler autant. Mais son patron lui avait promis de la payer en heures supplémentaires alors il pouvait bien faire un effort. Le problème c’est qu’il avait été débordé. Il n’avait même pas eu le temps de prendre une pause pour déjeuner à midi. Ce n’est que lorsqu’il acheva sa journée vers 18h00 bien tassés qu’il se rendit compte de l’énorme connerie qu’il venait de faire : il n’avait pas pu regarder son portable et répondre aux éventuels messages de son petit frère. Se maudissant et s’insultant de tous les noms, Hans consulta son appareil tout nouvellement acquis. Il se figea d’horreur.
«  hans coucou. cé la récré jesper ke tu va bien =) »
« hans la récré se fini. tu fé quoi ? »
« hans cé la cantine. pourquoi tu répon pas ? »
« _hans je voulé faire une foto du repa pour que tu voi que gé tou mangé mé je sé pas faire. tu m apprendra ? »
« hans gé fé kelke chose de mal ? tu ve plu me parlé ? »
« hans on retourne en classe. je sui désolé si gé pas été sage je promé je vé rangé ma chambre ! »
« hans tu ve plu de moi ? je suis désolé je t embeteré plu ! je ve resté avec toi moi ! silteplé ? »
Un voyant lui indiquait qu’un message vocal était en attente sur son répondeur. Il porta l’appareil  à son oreille pour en écouter le contenu

« Monsieur Ackerman, ici l’hôpital de la Pitié à Paris. Votre petit frère, Thomas, nous a été transféré en fin d’après-midi. Il va bien. Il a fait une crise d’angoisse. Nous l’avons mis sous sédatif mais il vous réclame. Faites vite s’il vous plait. »
Paniqué et culpabilisant comme jamais, Hans avait foncé à l’hôpital où il retrouva Thomas dans un état de dépression qu’il ne lui avait jamais connu auparavant. Tremblant de tout son petit corps, les larmes ravageant son beau visage aux rondeurs juvéniles, ses mains s’accrochant à lui avec détresse… Thomas était en état de choc. Il prit alors conscience de la phobie qu’avait ce dernier à se retrouver seul. Il réalisa à quel point Thomas avait besoin de lui. Malheureusement, malgré toutes l’attention que Hans lui apporta par la suite, les crises d’angoisse de son frère ne disparurent jamais… Encore maintenant, du haut de ses quinze ans, il arrivait à Thomas d’être soudainement envahi par la peur d’être abandonné, de se retrouver seul, isolé, loin de son frère et sans personne pour le soutenir et le protéger.  Quand ces crises avaient lieu en journée, Thomas appelait Hans et ce dernier abandonnait tout ce qu’il était en train de faire – important ou non – pour venir à ses côtés lui prouver que jamais il ne le laisserait seul. Quand ses crises étaient nocturnes, Hans l’entendait crier de terreur. Il se levait pour aller le rassurer et éponger son front nimbé de sueur. Mais bien souvent, c’était Thomas qui s’extirpait de son lit pour venir se glisser dans celui de son ainé à la recherche d’un peu de réconfort et de consolation. Hans ne lui refusait jamais… Même maintenant, avec ses vingt six ans, il laissait son frère venir près de lui et ils finissaient la nuit ensemble, la main de l’un entrelaçant les doigts de l’autre.


Il n’y avait pas d’école pour apprendre ce qu’est la vie. Hans l’apprenait sur le tas en même temps que Thomas. A chaque fois qu’il pensait réussir à sortir la tête de l’eau, une nouvelle emmerde leur tombait sur le coin du nez pour l’enfoncer encore plus dans la détresse et la misère.

Le patinage…. C’était sans l’ombre d’un doute le plus gros trou de leurs minces revenus financiers. Entre la licence annuelle, l’assurance sportive, les cours, les patins à changer régulièrement au rythme de la croissance de Thomas, les tenues d’entrainement et celle de compétition….. Le salaire de Hans ne suffisait plus à pouvoir gérer tous les frais engendrés par cette passion. Et pourtant, il refusait que Thomas arrête ! Parce que sur la glace, son frère était heureux, il était libre, il souriait un peu…. Alors s’il fallait serrer les dents pour que Thomas puisse vivre sa passion, Hans les serrerait de toutes ses forces pour lui permettre de réaliser son rêve, celui d’être patineur professionnel !

S’il y avait bien quelque chose que Hans ne supportait pas, c’est que l’on s’en prenne à son petit frère. Il fallait être complétement fêlé pour oser toucher ne serait-ce qu’un cheveux de Thomas. Il fallait être suicidaire pour oser lui dire des paroles amères. Alors qu’il n’avait que 10 ans, Thomas avait cru bon d’avouer au grand jour pratiquer le patinage artistique. Immédiatement catalogué par ses crétins de camarades de classe comme étant une tapette, il n’avait pas fallu davantage pour mettre Hans hors de lui. Des insultes de mioches, il y en avait toujours eut et Thomas en recevrait encore. Mais lorsque cela tourne à l’acharnement et au harcèlement, il n’était plus acceptable de laisser la situation telle qu’elle était. A la base, Hans désirait seulement parler au père du gosse qui passait ses nerfs sur Thomas. Mais vous savez ce que l’on dit : la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre… Et le père semblait encore plus abrutit que son demeuré de fils. Tous deux se mirent à critiquer ouvertement Thomas. Hans avait essayé de se comporter comme un modèle de grand-frère civilisé mais finalement c’est à coups de latte dans le ventre et à coups de poings dans les dents qu’il réussit à résoudre le problème. Il avait beau avoir été convoqué au commissariat pour coups et blessures, Hans ne regrettait aucun de ses actes. Le mioche et son connard de père ne s’en prenaient plus à Thomas et ça suffisait à satisfaire Hans qui n’aurait pas hésité à leur botter le cul de nouveau en cas de récidive.

Quand Hans se retrouvait seul a l’appartement, il avait parfois l’impression de ne pas avoir les épaules assez larges pour supporter toutes les contraintes de la vie. Agé de 26ans, il paraissait déjà étouffé par une vie trop rude. Epuisé par sa rigueur. Fatigué par les efforts constants qu’il devait fournir sans jamais en laisser rien paraitre à Thomas. Il n’était pas rare que Thomas retrouve son frère endormi sur le canapé quand il rentrait plus tôt du lycée. Hans était de plus en plus éreinté, éprouvant parfois bien des difficultés à  sauver les apparences devant son petit frère qui devenait de plus en plus inquiet.

Depuis que Thomas avait commencé la compétition officielle, Hans devait enchainer les heures supplémentaires au travail… Mais cela ne suffisait pas toujours à payer les factures, les frais de vie et ceux engendrés par le patinage, de plus en plus onéreux à mesure que Thomas progressait. Il avait demandé un jour à l’un de ces collègues s’il en connaissait pas un moyen de gagner de l’argent supplémentaire. Un petit sourire aux lèvres, le collègue lui avait demandé jusqu’où il était capable d’aller pour gagner cet argent. La réponse de Hans avait été sans appel : « Je suis prêt à tout. ». C’est ainsi que Hans se rendit un jour dans un endroit que le collègue en question lui avait conseillé. Très vite, Hans compris quel était la réelle nature du travail qu’on allait lui demander. Il suffisait de laisser trainer son regard sur  les lieux glauques qui l’entouraient. Ici, on ne vendait pas sa force de travail. On vendait son corps…. A cette pensée Hans songea faire demi-tour. Mais l’image de Thomas souriant sur la glace s’imposa à son esprit. Il avait prit une inspiration avant de se diriger vers le patron…. S’il fallait en passer par là pour offrir son rêve à Thomas, il était prêt…
Ce jour-là, Hans était rentré chez lui bien tard. Il avait prévenu Thomas par message que tout allait bien et qu’il ne devait en aucun cas s’inquiétait. Qu’il faisait quelques heures supplémentaires mais qu’il serait bientôt rentré… Hans trainait les pieds. Il était brisé. Sali au plus profond de lui-même. Incapable de croiser son propre reflet renvoyé par les vitrines des boutiques qu’il longeait. Comment pouvait-on tomber si bas….  Quand Hans était rentré, l’appartement était plongé dans l’obscurité et le silence. A cette heure tardive Thomas dormait déjà… Hans alla directement à la salle de bain pour essayer de se débarrasser de toute cette crasse qu’il avait l’impression d’avoir collé sur sa peau. Il eut beau frotter jusqu’à s’en faire mal, il se voyait toujours aussi sale… Est-ce que Thomas la verrait aussi, cette laideur dans laquelle il venait de plonger pour lui ? Avec douceur, il alla ouvrir la porte de la chambre de son petit frère. Il le regarda dormir un instant avant de se glisser doucement sur le lit à côté de lui. Habituellement, c’était Thomas qui venait se faufiler dans le sien. Mais là Hans en avait besoin. Pour une fois, un peu égoïstement, ne se souciant pas de le réveiller ou de lui voler un peu de place, Hans s’allongea a côté de lui et referma son bras autour de sa taille. Il serrait Thomas dans ses bras. Il s’accrochait à lui pour éviter de sombrer dans la folie et la honte de ce qu’il venait de réaliser…

Les compétitions de patinage de Thomas avaient vraiment pris une place plus importante dans la vie des deux frères depuis deux ans. L’année dernière, Thomas avait réussi à se qualifier pour les deux coupes lui donnant son billet d’entrée pour la finale du Grand-Prix. Il avait brillamment fini sur le podium à la seconde place chez les Juniors, juste derrière le russe qu’il admirait tant. Jamais Hans n’avait ressenti une telle fierté. Pour la première fois depuis bien des années, il avait sourit, il avait même laissé échapper un petit rire en le voyant sur l’une des marches podium puis plus tard, au banquet, s’amuser avec ses camarades de sa catégorie ou plus âgés.

Mais cette fierté que Hans ressentait était en demi-teinte…. Son obsession de vouloir à tout prix rendre Thomas heureux l’avait poussé à accomplir un acte qu’il n’arrivait même pas à regretter. Profitant de l’effervescence de ‘l’instant, Hans s’était rendu dans le vestiaire du patineur portugais qui constituais un adversaire redoutable pour Thomas. Après s’être assuré de ne pas pouvoir être surpris, Hans avait entreprit de saboter les patins de ce dernier. Il n’y avait rien de plus facile. Il suffisait d’émousser suffisamment la lame pour la rendre moins tranchante et donc d’influencer la réussite ou l’échec des figures et des sauts. Au vu de la prestation particulièrement médiocre du portugais, Hans avait accompli sa mission avec brio. Thomas avait ainsi pu lui passer devant pour ravir la médaille d’argent.
Ne commettez pas l’erreur de croire que Hans n’avait aucune confiance en son petit frère. Il était le premier à le soutenir et à le voir grandir sur la glace. Mais contrairement aux cinq autres finalistes qui pouvaient se payer les services d’entraineur de renom, Thomas, lui, était seul. Il avait appris seul. Il avait été le seul sans coach et avec pour unique soutient les encouragements de son frère. Ce n’était pas avec des étreintes fraternelles et des applaudissements que Hans pourrait l’aider à gagner. Alors il avait fait sa propre justice. Il avait offert à Thomas de nouvelles opportunités. Même si cette façon de procéder n’était pas la meilleure. Mais ce que Thomas ne savait pas ne pouvait lui faire de tors n’est-ce pas ?

L’année suivante, Hans avait assisté aux trois grosses compétitions auxquelles son frère avait participé. Le championnat de France avait eu lieu à Bordeaux. Thomas était arrivé premier, sans tricherie cette fois-ci. Au championnat de Chine, il s’était positionné à la seconde place… aidé par une petite aide extérieure de son frère…. Thomas réalisait des choses prodigieuses et il était sur le point de toucher son rêve du bout des doigts.

Son heure de gloire arriva en décembre de cette même année. Thomas avait 15 ans. Son programme était parfait. Celui qui était son rival et son idole à la fois venait de passer chez les séniors, laissant la place vacante pour que Thomas puisse la lui prendre. Et c’est ce qui se produisit. Thomas avait été brillant. Epoustouflant. Il avait été parfait…. Il avait patiné avec grâce et envoutement. Il se dégageait quelque chose de particulier quand Thomas dansait. Hans ne saurait dire s’il était le seul à voir ce «  quelque chose » singulier mais il n’avait jamais été aussi heureux que lorsqu’il vit son petit frère rire et pleurer de joie sur la plus haute marche du podium. C’était la consécration. C’était son heure ! Sa victoire ! Tous les sacrifices effectués depuis des années, toutes les difficultés qu’ils avaient rencontrées, toute l’énergie qu’ils avaient dépensés n’avaient jamais eu d’autre but que de les conduire ici, à Barcelone, sur la première marche de ce podium.  Bouquet de fleurs à la main et médaille autour de cou, Thomas avait rejoint Hans sur le bord de la patinoire avant de se jeter dans ses bras. Les dernières barrières que Hans s’étaient imposées cédèrent avec cette étreinte. Les larmes se mirent à couler sur son visage alors qu’il serrait son petit frère dans ses bras sans cesser de lui répéter qu’il était fier de lui, qu’il était heureux. Toute sa vie Hans l’avait tourné vers un seul objectif : permettre à Thomas de réaliser son rêve. Et maintenant que ce jour était arrivé, Hans ressentait une certaine tristesse mêlée à ce bonheur immense qui l’envahissait. Maintenant que Thomas était médiatisé, reconnu et réclamé par les journalistes du monde entier, Hans avait l’impression que son frère lui échappait… un peu…. Il prenait conscience qu’il ne pourrait pas le garder éternellement auprès de lui et la perspective de se retrouver seul sans Thomas lui était impossible. Et c’est pourtant ce qui arrivera un jour, tôt ou tard…

De retour victorieux en France, Thomas ne pensait plus qu’à une seule et unique chose : passer chez les séniors. Il s’interrogeait beaucoup sur cette nouvelle catégorie de patineurs plus âgés qui lui ouvraient les bras. Il allait y trouver de nouveaux rivaux, de nouveaux horizons, de nouveaux objectifs. Thomas lui avait parlé d’un centre d’entrainement spécialisé dans les sports de glace qui venait d’ouvrir à Chicago. N’ayant pas d’ordinateur à la maison, Hans à emprunté le smartphone d’une de ses collègues pour regarder sur internet ce que couterait ce fameux voyage. Hors de prix…. Entre les billets d’avion, le logement, les stages…. Il lui faudrait travailler des mois et des mois pour réussir à réunir une telle somme d’argent…. Mais Chicago c’était le nouveau rêve de Thomas. Ce dernier ne lui avait jamais ouvertement avoué mais il n’y avait pas besoin pour que Hans sache lire dans son regard pétillant d’excitation dès qu’il en parlait…

A quelques jours de Noel, Hans et Thomas étaient de retour en France après la finale du Grand Prix. Une nouvelle saison sportive allait s’ouvrir pour le plus jeune des deux frères. Plongés dans leurs préparatifs des fêtes de fin d’année, ils se ne doutaient pas qu’une ombre menaçante planait au-dessus de leur tête et prévoyait d’anéantir à jamais leurs projets et leur petite famille déjà bien amochée….


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Huang Yue
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MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Ven 23 Déc - 12:58

Bienvenue sur le forum !

J'aime le début de ta fiche et surtout, très bon choix de personnage **

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No Turning Back —
L'humanité est une chose bien trop difficile à définir. Sommes-nous des animaux et rien d'autre? Je suis qui je suis, nous sommes qui nous sommes, et dans ce décor où nous sommes les marionnettes, j'ai décidé d'en faire qu'à ma tête. × code by lizzou.
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Castiel Hotchner
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Messages : 54
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MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Ven 23 Déc - 14:01

Bienvenue parmi nous ♥
Un prédéfini ♥-♥ Yeah c'est super **
Bon courage pour la suite de ta fifiche :)
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Hans Ackerman
France
France
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Messages : 78
Date d'inscription : 23/12/2016

MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Sam 24 Déc - 9:20

Thanks ~

La suite et fin arrive prochainement. Comme je ne veux pas la bâcler, je prends un peu de temps pour peaufiner

_________________
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Otabek Altin
Kazakhstan
Kazakhstan
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Messages : 73
Date d'inscription : 12/12/2016
Age : 20

MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Sam 24 Déc - 9:55

Bienvenue sur le forum !! Et bon courage pour ta fiche :p

_________________
         
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Mila Babicheva
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Russie
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Messages : 66
Date d'inscription : 20/12/2016

MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Sam 24 Déc - 12:01

Oooh Livai, bienvenue :D

_________________
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Hans Ackerman
France
France
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Messages : 78
Date d'inscription : 23/12/2016

MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Jeu 29 Déc - 21:17

Otabek, Mila, merci à vous

J'ai terminé, les doigts dans le nez !
On en parle plus, les doigts dans le.... hm..

bref. Une médaille en chocolat ( et un strip tease de Viktor ) offerte à tous ceux qui auront eut le courage de lire cette fiche immensément longue !
J'invite les plus téméraires et les plus curieux, à aller lire celle de Thomas qui complète la mienne

_________________
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Makkachin

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Messages : 104
Date d'inscription : 30/11/2016

MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   Jeu 29 Déc - 23:10




Tu es validé(e) !




Avis de Yuri
validation
Je sais même pas quoi dire en fait... C'est tellement triste, et mignon, mais super triste ! Même si on a construit les persos ensemble j'ai toujours les larmes aux yeux en lisant son histoire >.<

Bref, tout ça pour dire que j'adore et que je valide totalement ♥



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MessageSujet: Re: Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]   

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Casse toi ! Y a rien à voir ! [ terminé ]
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