Yuri on ice RPG

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 Welcome in America //Otabek Altin

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Mila Babicheva
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MessageSujet: Welcome in America //Otabek Altin   Sam 31 Déc - 0:17

Welcome in America !
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 Son cœur martelait douloureusement dans sa poitrine. Elle avait du mal à respirer, comme si une pierre était coincée dans sa gorge pour ne plus laisser passer le moindre filet d’air. Autour d’elle, tout le monde était si pressé, personne ne parlait à personne. Et pourtant, une cacophonie assourdissante bourdonnait dans ses oreilles où qu’elle aille. Elle avait l’impression d’être dans une autre dimension, où les autres ne bougeaient pas à la même vitesse qu’elle. L’aéroport… Il y a toujours une ambiance un peu particulière dans ces endroits.

Elle s’avança, trainant une valise bien lourde derrière elle. Ce n’était pas la première fois que Mila se rendait en Amérique. Mais elle avait toujours été accompagnée par le passé. Aujourd’hui, elle n’était pas seule dans l’aéroport, mais elle ne reconnaissait aucun visage. Personne pour l’accueillir, personne pour la guider non plus. Lentement, comme à la recherche d'un quelconque repère, elle traversa le hall surchargé jusqu’aux portes automatiques. Ses sens étaient sollicités de toutes parts. Les bruits des valises, des langues qu’elles ne connaissait pas, le hall noircit de monde, l’odeur de la sueur, des poussières et de la ville, la moiteur de l’air et ce gout amer qu’elle avait en bouche depuis l’atterrissage.
Quitter sa famille avait toujours été une épreuve, mais elle se savait accompagnée à chaque adieu. Ce n’était pas le cas aujourd’hui. Elle était venue seule, pour travailler seule. Yakov et elle en avaient longuement parlé à Saint-Pétersbourg. Pourquoi elle ? Elle n'avait pas besoin de partir. Ce n'était nullement nécessaire, mais il avait été plus têtu qu'elle. Question de responsabilisation apparemment. Plus tard, elle avait appris que Yuri était parti lui aussi pour l’Amérique. Cette nouvelle l’avait rassurée et elle comprit finalement pourquoi Yakov l’envoyait ici. Mila aussi était inquiète pour le blondinet. Depuis sa défaite au Grand Prix, il y avait quelque chose de déchiré dans ses yeux, quelque chose qui s'était brisé en lui sans qu'elle ne sache pourquoi. Et Mila ne voyait plus en lui qu'un gamin ayant atteint ses limites et qu’on frappe encore. Elle n’avait pas osé lui parler, peut-être aurait-elle dû.

Lorsque les portes vitrées s’ouvrirent, le vent chaud lui gifla le visage. Bienvenue à Chicago Mila.

Le temps était clair, agréable. Après autant d’heures passées assise dans un avion, elle profita de la bourrasque qui avait balayé ses cheveux couleur vermeil quelques instants plus tôt. Elle ferma les yeux, savourant les bienfaits de la brise sur sa peau. Un sourire fleurit sur ses lèvres. Cette expérience nouvelle allait merveilleusement bien se passer ! Elle en était certaine.
Elle descendit du trottoir, cherchant des yeux un taxi vide. Ce n’était pas ce qui manquait, il y en avait partout. Ils partaient et arrivaient comme les fourmis d’une grande colonie. Elle se dirigea vers l’un d’eux, s’adressant au chauffeur dans un anglais plus que correct. Le chauffeur tiqua en remarquant son accent. Russe, typique. Mais il la fit monter dans le véhicule et réclama une adresse.
Mila lui donna celle du centre sportif, son principal lieu de vie pour le mois à venir. Elle pourrait regagner son véritable logement à pied à partir de là. En cherchant sur Internet, elle avait trouvé un site d’échange de maison pour des vacances. Une jeune femme proposait son « petit » appartement à Chicago, à peine à un quart d’heure de marche du centre sportif ! Autant dire que l’offre était tentante. Mila l’avait contactée grâce à ce site. Durant un mois, elle allait loger dans l’appartement américain, utiliser la voiture et les biens de l'américaine, avoir des voisins américains, manger fast-food tous les soirs comme une américaine pendant que la proprio’ serait dans sa maison à Saint-Pétersbourg que lui avait légué sa grand-mère. Un séjour avec le logement et les déplacements à tarif réduit, que demander de plus ?
Le trajet fut moins pénible qu’elle ne l’avait cru. Son chauffeur se montra aimable, ils discutèrent même un bon moment. Mila comprit mieux pourquoi quand il lui annonça le prix de la course. Définitivement, elle prendrait la voiture de l’américaine à partir de maintenant ! Elle paya en retenant ses larmes, récupéra sa valise et put alors admirer le fameux centre.

Il était énorme, elle ne s’attendait pas à un colosse pareil…
Au top de la modernité, un design typiquement américain ou la folie des grandeurs, il lui aurait presque fait peur.

Elle resta un long moment à admirer la bâtisse, elle imaginait déjà la patinoire à l’intérieure. Elle devait être immense, assez pour accueillir des championnats. N’y tenant plus, elle entreprit de faire tout le tour du centre, comme elle aurait observé une statue de grand maitre. Une soudaine envie de lasser ses patins lui sauta à la gorge. Pas tout de suite… Elle trainait encore sa lourde valise derrière elle. Mais elle avait vraiment hâte ! Il fallait qu’elle revienne se présenter à l’accueil dès que possible. Mais avant, elle devait s’installer. Ce serait rapide, à peine à un quart d’heure de marche après tout.

Elle serra les doigts sur la poignée de plastique et s’élança dans la rue à la découverte de son appartement. Son appartement ! Un vrai appartement à l’américaine ! Lui aussi elle était pressée de le découvrir ! Il devait être aussi grand que chez elle ! A quoi ressemblaient les prises en Amérique ? La propriétaire lui avait-elle préparé une surprise pour son arrivée ? Le concierge était-il au courant de ce changement ? Elle devait absolument se réserver une journée de shopping ! Il devait y avoir tellement de magasins dans le coin… Et elle mangerait plein de choses aussi ! Il y avait beaucoup trop à faire, elle retournerait peut-être même à New-York ! Elle en rêvait déjà.

En chassant ces pensées enivrantes, elle s’arrêta sur le trottoir. La proprio’ de l’appart’ lui avait dit qu’elle habitait dans un bon quartier. Mais plus elle avançait, moins les bâtiments avaient l’air d’un bon quartier. Elle regarda autour d’elle. Des voitures, des voitures, mais pas un passant. Elle sortit son téléphone et activa le GPS. Son forfait ne s’était pas encore mit à jour, elle allait payer plein pot. Tant pis, elle fit demi-tour. Elle allait bien finir par croiser quelqu’un qui pourrait la renseigner. Elle demanda à un homme qui promenait son chien. Il l’envoya près d'un cinéma. Là-bas, elle demanda à un couple de jeunes qui lui indiquèrent tout un itinéraire de « tournez à droite », « ensuite vous continuez tout droit », « vous tournez encore » et TADA, elle y était.
A mi-chemin, elle oublia la moitié des indications. Elle eut même le temps d’hésiter sur la façon de dire « droite » et « gauche ». C’était assez embêtant…
Mais à force de tourner en rond, elle allait bien trouver la rue. Elle allait faire comme ça !



Le bruit des roulettes claquant contre le pavé commença à l’agacer. Elle restait toujours à tourner dans le même secteur, mais impossible de trouver sa fichue rue. Et pas un taxi en vue. Elle allait vraiment finir par sacrifier son précieux Internet bloqué sur son portable. Pour éviter tout dépassement. Merci maman.
Une fois de plus, elle tira le téléphone de sa poche d'une main tremblante. Elle pianota quelques instants entre les applications et releva la tête. Des fois qu’un miracle se produise. Que sa rue apparaisse tout à coup, qu’elle se réveille dans son lit en Russie ou que Yakov soit venu la chercher.

Un miracle se produisit bien. Elle ne le connaissait pas, mais elle l’avait déjà vu avec Yuri. Elle s’arrêta. Est-ce que c’était bien lui ? Dans un endroit pareil ?
Oui ! Aucun doute. Son aura était plus… distante que lorsqu’elle l’avait vu avec le petit chat blond, mais c’était bien lui ! Elle paria ce qui lui restait d’honneur là-dessus. Otabek Altin, le champion du Grand Prix apparaissait devant elle, à Chicago, dans un endroit improbable. Elle ignorait ce qu’elle avait fait dans sa vie antérieure, mais elle était désormais persuadée qu’elle était une personne géniale.
Sans plus de formalité, elle s’élança vers lui. Après tout, les amis de Yuri Plisetsky sont ses amis à elle. Du moins dans sa tête…

Armée de son incroyable capacité pulmonaire, elle l’interpella :

- OTABEK !! OTABEK ALTIIIIIIIN !!

Connaissant le caractère du patineur, il lui mettrait probablement un vent. Mais il venait de devenir sa petite lumière dans un océan de ténèbres. Elle était sauvée !

 


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Dernière édition par Mila Babicheva le Sam 31 Déc - 11:31, édité 1 fois (Raison : Changement de codage)
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Otabek Altin
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Sam 31 Déc - 1:45

Welcome in America !
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 Prendre la moto et profiter de ce sentiment de liberté pour parcourir les rues, c'est une chose. Mais quand on débarque dans une ville complètement nouvelle, parfois, ce n'est pas plus mal de faire quelques trajets à pieds ou en bus, histoire de profiter du paysage et de se repérer un minimum.

Non, bon, d'accord. La vérité est tout autre. Au moment d'aller faire de l'essence, sa carte bancaire n'est tout simplement pas passée. Il aurait eu besoin de monnaie américaine, mais dans la précipitation, ce petit détail lui est sorti du crâne. Alors il a dû faire sans - il est rentré au studio, a garé sa bécane, et au vu du réservoir... c'est à pied qu'il doit aller chercher de quoi requinquer sa belle.

Et avec sa grande carte, le kazakh tente de se repérer - il a déjà entouré au feutre noir la patinoire, le restaurant où ils étaient allés avec Yuri, ainsi que le petit supermarché. Sauf qu'il a voulu prendre un raccourci pour se rendre à la station essence, mais vu le nombre de petites rues qui s'entrecroisent... et dont les noms ne sont pas notés sur son immense morceau de papier. Bah, s'il arrive à sortir de là et trouver une rue qui sera indiqué, tout rentrera dans l'ordre - Otabek n'est pas une personne qui panique très rapidement... du moins, dès lors que ça n'a pas lieu d'être. Il n'est pas insensible non plus.

Cela fait déjà quelques jours qu'il a atterri à Chicago, et étrangement, l'air du Kazakhstan ne lui manque pas plus que ça. Peut-être est-ce dû à toutes les opportunités qui se présentent ces temps-ci à lui : un entraînement de patinage dans un nouvel espace, des retrouvailles des plus agréables avec Yuri, et une rencontre amicale avec un chat... que de choses qui lui donnent envie d'être au lendemain pour repasser encore une belle journée. Bon, sûrement que la présence du russe en fait beaucoup et qu'il désire en profiter...

Tandis qu'il se perd dans ses pensées, il se fait surprendre par un appel... détonnant.

« OTABEK !! »

Suffisamment pour faire passer sa musique en arrière plan. Il ôte un écouteur, cherchant du regard la provenance de la voix-

«  OTABEK ALTIIIIIIIN !!  »

Forcément. Impossible d'être en paix à Chicago, là où se retrouvent réunis de nombreux patineurs. Mais celle-là... il la fixe quelques secondes, pendant qu'elle s'avance vers le jeune homme - son visage lui rappelle vaguement quelqu'un. Il lui en faudra quelques unes de plus pour relier l'accent russe au patinage artistique féminin. Quant à son prénom, ça ne sert à rien d'essayer de s'en rappeler.

Allons bon. Lorsque la jeune femme arrive à sa hauteur, il ne peut réprimer une grimace - sincèrement, entre Yuri Katsuki la dernière fois, et elle aujourd'hui... il les attire, ou alors il est tout simplement maudit ? Bon, tant que ce n'est pas JJ le relou... quoi que celle là, elle a pas l'air super maline non plus.

Mais après une rapide analyse, il constate ses traits fatigués, et la valise qu'elle traîne derrière elle. Alors elle vient d'arriver à Chicago ? Pourquoi est-ce qu'elle viendrait l'embêter ?

« ... un souci ? » il demande, s'efforçant d'un minimum de politesse. Otabek ne la connait pas, et ne se permettrait pas de la juger par le simple fait qu'il n'ait qu'une envie, c'est d'être peinard. De plus, il ne peut nier qu'elle a quelque chose dans son regard qui l'intrigue... un minimum.
 


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Mila Babicheva
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Sam 31 Déc - 12:19

Welcome in America !
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 Lorsque le patineur se retourna et ne lui tourna pas le dos, ce fut un immense soulagement. Quelque chose comme de la joie gonfla la poitrine de la jeune femme. Il ne l'ignorait pas ! Finalement, cette journée n'était pas si mal... Elle-même aurait fuit si une furie quelconque l'avait appelée ainsi.

Elle le rejoint en trottinant, les roulettes de la valise grinçant horriblement à chacun de ses pas. Quand elle fut à sa hauteur, elle s'autorisa un petit instant pour respirer à nouveau, plus euphorique qu'essoufflée.
Elle ne chercha pas non plus à dissimuler sa joie quand il daigna lui adresser la parole. Sincèrement, elle s'attendait à un demi-tour aussi sec dans la direction opposée, pas à une formule de politesse. Il ne lui demanda pas qui elle était. Tant mieux ! Il ne saurait pas quelle genre de cruche il avait face à lui tout de suite. Elle était bien tentée de le laisser mariner dans le flou et tenter d'expliquer ensuite au petit Yuri qu'une malade de son pays lui avait sauté à la gorge en pleine rue. C'était vraiment tentant, mais elle se souvint des paroles de Yakov. "Tu es irresponsable !" entre deux beuglantes. Très bien, elle ne pousserait pas le vice jusqu'à taquiner les amis de Yuri d'entrée de jeu. Quoique...
Un sourire radieux illuminait son visage quand elle releva les yeux vers le champion.

- Haha ! Excuse-moi, j'étais trop contente de reconnaitre un visage.

Sans lui laisser le temps d'émettre la moindre protestation, elle enchaina, essayant d'évacuer son accent pour qu'il la comprenne au mieux.

- En fait, tu ne me connais absolument pas ! Moi non plus je ne te connais pas d'ailleurs. Mais je t'ai déjà vu avec Yuri, tu connais bien Yuri ? D'ailleurs c'est incroyable comme il a l'air reposé avec toi, c'est adorable. Bref, ce n'est pas la question. Je le connais aussi ! Et donc j'ai pensé que tu réussirais à me comprendre comme lui du coup. Avec l'accent, ce n'est pas facile pour les vrais américains.

Elle lui dédia un sourire ravi et reprit aussitôt :

- Bref, je viens juste d'arriver en fait. Je voulais passer au centre d'entrainement avant de rentrer chez moi. Enfin, "chez moi", tu m'as comprise... Donc je suis allée au centre sportif avant ma maison et je crois que je me suis trompée de direction pour rentrer. J'ai demandé à plusieurs passants, mais ils m'ont tous envoyé dans des directions différentes, je n'ai rien compris !

Elle aurait pu continuer longuement sur cette voie, à raconter la totalité de son périple en ajoutant les dialogues avec les autres passants, mais Altin ne l'écouterait probablement plus avant qu'elle ait fini de lui parler. S'il l'écoutait encore en ce moment même. A tout moment, elle s'attendait à le voir tourner les talons pour l'abandonner lui aussi au milieu de nul part.
En y repensant, elle avait été vraiment idiote. Pourquoi n'avait-elle pas voulu découvrir son logement avant le centre sportif. Trainer une valise complète pendant un quart d'heure, c'était long, sa charge lourde et encombrante. Et le centre aurait été plus facile à repérer que la rue dont elle avait oublié le numéro. Cela avait été idiot de sa part. Et elle dérangeait maintenant d'autres inconnus qui avaient parfaitement réussi à se débrouiller seuls. Même Yuri, qui n'était pas au top de sa forme en ce moment, avait dû s'en sortir mieux qu'elle. La honte...

- En fait... je...

Les mots se coincèrent dans sa gorge. C'était difficile d'admettre que Yakov avait peut-être eu raison de l'envoyer seule ici. Mais elle ne le dirait jamais. Ja-mais.
Son sourire s'effaça lentement. Elle regardait Otabek sans réellement le voir. Elle venait d'arriver, mais elle se sentait déjà épuisée, lessivée. L'avion ne l'avait jamais réussie. Si Yakov avait été là, il l'aurait secouée un bon coup et la vie serait repartie. Mais elle était seule. Pour plus d'un mois. Comment allait-elle tenir un mois si elle mettait une journée à trouver où elle allait vivre ? Ses yeux se mirent à piquer, son regard se voila.

- Je suis perdue.

Cette simple réalisation l'acheva. Elle se sentait comme une enfant au milieu d'un supermarché. Les gens passent devant elle sans la voir, sa mère n'est dans aucun rayon et personne ne se retourne sur la petite chose qui court sur le carrelage salit par la foule.

Elle était juste toute seule.

 


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Otabek Altin
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Dim 1 Jan - 2:05

Welcome in America !
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 Quel sourire. Un sourire radieux, mais qui laisse le patineur de marbre - il n'est pas du genre à tomber pour une mimique. Il ne tombe pas pour grand chose, à vrai dire. Sauf si on le pousse assez fort... mais ce serait mal jugé son équilibre et son regard assassin.

« Haha ! Excuse-moi, j'étais trop contente de reconnaitre un visage. »

Fais donc. Et elle enchaîne, bien décidé à raconter sa vie - mais en l'entendant parler de Yuri, elle parvient à attirer chez lui une attention particulière. Alors ce serait une connaissance du russe ? Ce n'est pas une surprise non plus.

Mais le problème, ce n'est pas qu'elle ait besoin d'aide : c'est qu'elle ne s'arrête tout simplement pas de parler ! Elle débite des paroles que Otabek peine difficilement à suivre, sa mine agacée devenant assez rapidement une grimace - plus précisément, celle que l'on fait lorsqu'on se rend compte qu'on a aucun échappatoire. Il pourrait lever la main, maugréer des excuses et fuir comme si de rien n'était - mais pour le coup, si c'est une amie de Yuri, ça serait mal placé de lui faire un coup pareil. Puis bon, elle n'a rien fait de mal... alors dans tous les cas, essayer de la renseigner est un minimum.

«  J'ai demandé à plusieurs passants, mais ils m'ont tous envoyé dans des directions différentes, je n'ai rien compris ! »

... le grand discours aurait-il pris fin ? Ne sachant quoi dire, il se contente de la fixer.

« En fait... je... ... je suis perdue. »

Elle conclut sa phrase en faisant disparaître son beau sourire. Quant à Otabek, il reste simplement face à elle, à la regarder - comment est-ce qu'elle voudrait qu'il l'aide ? Il ne connaît pas spécialement Chicago, et la renseigner avec sa carte ne la sauverait peut-être pas. Il peut toujours essayer, mais...

Ouais. Mieux vaut tenter quelque chose plutôt que de la laisser sans rien.

Se mordant la lèvre, il lui tend la carte qu'il tenait quelques minutes auparavant dans les mains.

« Cherche ton chemin. »

Mais au vu de sa tête, ça ne semble pas être la réponse escomptée - quoi, elle est pas capable de lire une carte ? Certes, c'est pas des plus aisés lorsqu'on voyage pour la première fois, il le reconnaît. Pour avoir pas mal voyagé en étant accompagné, il se rappelle avoir eu quelques difficultés pour trouver son chemin lorsqu'on l'avait forcé à se servir d'une carte sans aide. Voyager en moto reste quand même bien plus simple que de se perdre dans des petites rues où rien n'est indiqué...

Et s'apprêtant à lui indiquer -un minimum ! - où ils se trouvent, il se rappelle qu'il ne connaît pas l'emplacement exact - juste la zone, du moins. Sans grande empathie, il la désigne.

« On est par là. Ca serait bien de sortir des petites rues pour voir exactement où nous sommes. Après, j'essaierai de t'expliquer le chemin... »

Ah, quelle joie. Définitivement, il ne devrait plus jamais sortir de son studio, et y rester enfermé jusqu'à la fin de son séjour. Sortir ne lui apporte que des ennuis ! Bon, la jeune femme n'est pas son pire ennui, mais quand bien même il désire la paix, il n'a droit qu'à des rencontres imprévues et pas forcément désirées.

On est solitaire ou on l'est pas. En tout cas, ça ne fait pas de lui quelqu'un de méchant, capable de laisser une demoiselle dans une détresse des plus totales.  Preuve en est.

Alors ils s'avancent - un petit demi-tour oblige pour la jeune femme qui l'accompagne, vu que le patineur sait un minimum où il va -, Otabek gardant en tête le nom des rues sur lesquelles ils pourraient tomber. Et il ne leur faut pas longtemps avant de trouver une correspondance entre le nom et la carte, au soulagement de ce dernier.

« Il suffit de savoir dans quelle rue est ton logement, » il lui indique simplement, inclinant la carte vers elle.
 


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Mila Babicheva
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Dim 1 Jan - 17:54

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  Une carte se retrouva entre ses mains avant qu'elle ne comprenne comment elle était arrivée là. Son regard passa de Otabek à la carte de Chicago. Puis de la carte à Otabek. Et de nouveau à la carte. Elle semblait aussi bien foutue que les cartes de Russie. Il y avait beaucoup de traits. Vraiment beaucoup en fait. Avec plein de couleurs. C'était joli. Et plein d'indication écrites en tout petit, d'autres déjà crayonnées. Elle réussi à repérer le centre sportif que le patineur avait d'ors et déjà relevé. En fait, elle s'était vraiment éloignée.

Elle se mit à étudier le bout de papier comme une énigme à déchiffrer. D'habitude, c'est aux coaches que revient la délicieuse tâche de la guider. Chienne de vie.
Mais on lui vint en aide une fois de plus. Altin avait un accent très étonnant, c'était même charmant. Mais elle le comprenait mieux que les passants précédents. Elle était ravie de l'avoir dérangé en fin de compte. La jeune femme le suivit en trottinant quand ils s'éloignèrent pour se repérer avec exactitude. Otabek expliquait bien. Peu de mots, clair, précis, que du bonheur. Mika retrouva vite le sourire qui l'avait quittée quelques instants auparavant. En fait, c'était un garçon gentil, du moins très poli.

Puis un détail la ramena sur la planète. Un tout petit détail, mais pas de moindre importance. Dans quelle rue était son logement... Elle lâcha temporairement sa valise et fouilla dans son sac à main. La proprio lui avait envoyé une enveloppe avec un double des clés, l'adresse, l'étage, le numéro de porte. D'ailleurs, son sac était dans un bordel apocalyptique, il fallait vraiment qu'elle songe à faire un brin de ménage dedans. Elle mit un peu de temps à retrouver l'enveloppe, à peine froissée. Elle lut à voix haute avant de replonger sur la carte.
Elle comprenait mieux maintenant. Sa première erreur avait été de réfléchir par rapport à l'entrée principale du centre. La rue était notée sur la carte, et pas si éloignée que cela. Mais elle aurait dû contourner le centre et passé par l'arrière pour longer une rue parallèle à la State Street. Elle avait eu tout faux dès le départ alors.

Mila tira sur la manche du vainqueur de la saison et effleura du bout du doigt les lignes colorées, traçant une diagonale imaginaire de leur position présumée jusqu'à la rue voulue. Un chemin, il lui fallait un chemin.

- Regarde c'est là. On est un peu loin, mais si on rejoint la ligne du métro et qu'on emprunte les petites rues, on peut y être rapidement, non ? Tu en penses quoi ?

Elle n'attendait pas vraiment de réponse.
Son regard s'éloigna du papier pour observer les alentours. Si elle était dans le bon sens, le métro était à quelques rues de là. Il ne faudrait pas longtemps pour l'atteindre. Elle allait enfin découvrir son cocon douillet. Heureuse au possible, elle frappa dans ses mains avec une détermination nouvelle.

- Parfait ! Allons-y alors.

Elle empoigna sa valise et reprit gaiement son chemin. Avant de stopper sa course.
Elle se retourna vers le kazakh, toujours avec ce même sourire gravé sur le visage.

- Tu viens avec moi, je t'invite, annonça-t-elle, ses iris couleur lagon pétillants de malice.

Elle voyait déjà arriver le refus net, cassant et exaspéré. Mais elle ne voulait pas laisser filer son guide autoproclamé comme cela. Lorsque l'entrainement aura commencé pour de bon, il y a peu de chance qu'elle puisse le croiser à nouveau. Ou du moins qu'elle ait l'occasion de discuter tranquillement avec lui. Sans le petit chat dans les pattes. Yuri avait l'air de lui faire confiance. Elle voulait peut-être s'assurer qu'il avait eu raison de le faire. Elle voulait être sûre que ce petit était en sécurité avec Otabek. Elle n'en doutait pas à l'heure actuelle. Mais les apparences sont trompeuses. On l'apprend tous à nos dépends. Quoiqu'il en soit, elle n'était pas décidée à lui lâcher la grappe aussi facilement. Alors elle enchaina en se retournant complètement face à lui, l'air déterminé.

- Tu m'as aidée. Tu aurais pu me laisser me débrouiller toute seule, mais tu ne l'as pas fait. Je t'en suis vraiment reconnaissante, alors laisse-moi te remercier. Je te raconterai plein de choses sur Yuri si tu veux, OK ?

Ça n'était pas un question. Elle termina sur un clin d'oeil ravi et empoigna fermement sa valise. Elle n'aurait bientôt plus à la trainer derrière elle. Elle aurait un lit, un canapé, une super télé et peut-être même quelques gateaux à offrir à Otabek ! Même si elle devait lui tenir la main pour qu'il la suive.
Vraiment, la journée n'était pas si mal.


 


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Otabek Altin
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Dim 1 Jan - 21:06

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  Le patineur est un peu surpris lorsqu'elle se permet de lui attraper la manche - disons que ce n'est pas un geste qu'on pourrait se permettre avec un inconnu... normalement. Mais il ne dit rien, la laissant repérer sur le plan l'endroit où elle désire se rendre.

« Regarde c'est là. On est un peu loin, mais si on rejoint la ligne du métro et qu'on emprunte les petites rues, on peut y être rapidement, non ? Tu en penses quoi ? »

Ce qu'il en pensait ? Bah... oui. Elle a compris toute seule le plan, alors il acquiesce avec une certaine gêne - notre ami a beau être déterminé au possible, il n'en reste pas moins timide !

« Parfait ! Allons-y alors. »

...

« Tous les deux ? » il marmonne, plus pour lui-même qu'autre chose. Bah, elle a encore sa carte en main... avec un soupir, il se voit obligé de céder - il aurait préféré qu'elle parte de son côté, et lui du sien. Quitte à se suivre à deux mètres d'intervalle. Pas d'obligation d'être côte à côte et devoir entretenir une conversation - quoi que, pour ça, elle a l'air d'y être doué.

D'ailleurs, les choses semblent s'empirer - notamment lorsqu'elle parle de l'inviter. L'envie de tourner les talons et finalement rentrer au studio lui brûle terriblement les jambes, mais il s'abstient. Il s'éclipsera poliment au moment voulu, pas besoin de la planter là.

« Tu m'as aidée. Tu aurais pu me laisser me débrouiller toute seule, mais tu ne l'as pas fait. Je t'en suis vraiment reconnaissante, alors laisse-moi te remercier. Je te raconterai plein de choses sur Yuri si tu veux, OK ? »

... il fronce les sourcils, rétorquant assez sèchement.

« Je n'ai pas besoin que tu me racontes des choses sur Yuri. S'il a des trucs à me dire, il le fera de lui-même. »

Passer par une inconnue pour s'introduire dans la vie privée de son ami, et puis quoi encore ? Certaines personnes en seraient sûrement capable, mais Otabek passe le respect bien avant la curiosité. Ou peut-être manque-t-il de curiosité - il n'a jamais ressenti la nécessité d'en savoir plus que ce qu'on lui dit.

« Quant à ta reconnaissance, je n'en ai pas besoin non plus. Mais j'apprécie le geste, » il conclut, détournant le regard - histoire de lui faire comprendre que la conversation est terminée, et que si elle est capable de se débrouiller seule, qu'elle le fasse.

Mais c'est mal connaître la jeune femme. Elle est visiblement bien décidée à ramener le patineur chez elle, quoi qu'il dise et quoi qu'il fasse - il a un sursaut en sentant une main se refermer autour de son poignet.

« ... »

L'emprise est forte, ce que ne laisse pas paraître son corps plutôt fin. Et c'est à ce moment là qu'il se rend compte de la différence de taille - le kazakh n'est pas complexé par sa petite taille, mais ce n'est pas non plus agréable de se sentir petit.

Mais outre ça, comment s'en sortir face à la belle inconnue qui le traine derrière elle ? Il la force à s'arrêter, levant le bras pour l'inciter à le lâcher.

« C'est bon, » il grogne, agacé - et un soupçon mal à l'aise. « Qu'est-ce que tu veux ? Je ne t'aiderai pas à défaire tes bagages ou quoi que ce soit. »

Il tente ce qui lui passe par la tête - après tout, pourquoi être aussi insistante ? Elle tient à ce point à parler de Yuri ? A moins que...

« T'es amoureuse de Yuri ? »

A considérer qu'il l'a déjà vue, ce n'est probablement pas une fan, mais une personne de l'entourage du russe. Et peut-être cherche-t-elle à l’accaparer à ce point pour avoir elle des renseignements sur le chaton. En tout cas, il faut lui trouver un moyen de se sortir de ce pétrin. A aider les autres, finalement, on se piège tout seul...

 


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Mila Babicheva
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Dim 1 Jan - 22:37

Welcome in America !
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  Elle s'arrête entendant sa voix grave claquer dans la rue déserte. Tiens, l'a-elle énervé ? Intéressant...

« Je n'ai pas besoin que tu me racontes des choses sur Yuri. S'il a des trucs à me dire, il le fera de lui-même. Quant à ta reconnaissance, je n'en ai pas besoin non plus. Mais j'apprécie le geste. »

Elle plisse les yeux... déçue. Il est beaucoup moins impressionnant que Yakov. Trop poli, pas assez de puissance dans la voix. Mais les arguments sont bons. Un sourire se dessine lentement au coin de ses lèvres. Étonnamment, elle se sent pousser des ailes à ces remarques glaciales. Elle avait beau ne pas s'attendre à un tel sermon, sa réaction la rassure. Elle ne put réprimer le sourire s'étirant sur ses lèvres.

Mais apparemment, elle mettait la patience du kazakh à rude épreuve. Il amorça un mouvement pour faire demi-tour. Elle prit un court instant pour étudier la morphologie du patineur et lâcha sa valise. Il avait beau être un peu plus grand que Yuri, il ne devait pas peser plus lourd...
Et elle n'était pas réellement d'humeur à jouer les gosses menaçantes, ni à faire chanter le monde. Mais elle savait qu'elle n'aurait pas d'autres occasions de savoir à qui elle avait à faire, ou à quel genre de type un Yuri déprimé accordait sa confiance. Elle savait parfaitement que sa vie n'était pas la sienne, mais elle avait appris à aimer Yuri comme un petit frère un peu maladroit. Elle voulait simplement s'assurer que tout irait bien avant de le laisser partir pour de bon.
Ce gamin grandit beaucoup trop vite, c'en est déprimant.

Sans ouvrir la bouche, elle attrape le poignet du patineur et le traine dans la direction opposée. De toute façon, refuser une invitation amicale est tout à fait impoli. Il a tord sur toute la ligne, point barre.
Elle faillit souffler d'agacement en sentant une maigre résistance dans sa main. Elle lâche son poignet pour lui faire face, l'air sérieux. Enfin ! Elle n'allait quand même pas avoir à l'assommer ?! En Russie pourquoi pas, mais en Amérique elle ne voulait pas risquer l'incident diplomatique. Ni se mettre les voisins à dos.

Elle n'eut pas à le faire, il capitula tout seul.
Ignorant royalement ces questions et remarques, elle ricana d'un air triomphal. Mila reprit alors simplement sa valise et poursuivit son chemin. Après un coup d'oeil à la carte, elle la tendit au propriétaire. S'il venait avec elle, elle n'en avait plus besoin.

Mais Altin semblait vexé dans sa façon d'agir. Il posa des questions qu'on ne pose pas normalement quand on veut se débarrasser d'une personne. La célèbre et classique question de l'amour.
Pour tout avouer, les yeux de Mila se vidèrent de toute activité cérébrale quand elle entendit ça. Elle était complètement débile sa question... Depuis le début qu'elle essaie de faire la conversation, la seule vraie question qu'il trouve à lui poser est « T'es amoureuse de Yuri ? ». La déception, mais quelle déception !! Autant dire que s'il voulait la jouer fine, il venait de foirer en toute beauté.

Elle le fixa d'un air dubitatif. Elle ne voulait même pas répondre tant elle était nulle sa question. Elle secoua néanmoins la tête d'un air exaspéré.
Quoi de plus évident ? Les mômes ne l'intéressent pas, elle les préfères plus... Mûrs. Ce n'est pas Yuri avec sa tête de bébé qui vont la rendre toute chose. Elle prend tout de même le temps de faire tourner la remarque dans sa tête. Après tout, Altin n'est pas aussi simplet d'ordinaire. Pas moyen, elle la trouve toujours aussi crétine, mais amusante cependant. Tout naturellement, elle finit par dire.

- Disons que je suis là quand il a besoin que je sois là. Quand il ne veut pas dire que tout va mal mais qu'il n'a pas envie d'être seul. De toute manière, "s'il a des trucs à dire, il le fera de lui-même", tu as tout à fait raison.

Elle souriait. Pas réellement d'un sourire joyeux, mais parce qu'elle souriait par habitude sans doute. Elle cessa de parler un moment. Ses pensées allèrent vers ses amis restés en Russie. Qu'est-ce qu'elle aimerait qu'ils soient tous ici... Peut-être croiserait-elle d'autres connaissances. Des connaissances qu'elle pourrait embêter pleinement. Comme Georgi ! Et si Sarah était là, elles auraient pu l'embêter à deux ! Elle l'aimait beaucoup cette italienne. Parce qu'Altin ne la rencontrait que maintenant, donc forcément elle devait forcer un peu avec quelqu'un de solitaire. Mais elle était plus que modérée aujourd'hui. Elle s'en félicita intérieurement.

En y repensant, cela la fit rire doucement.

- Dis-moi si je me trompe, mais tu es plus bavard quand tu te sens sous pression, non ?

Question tout à fait bienveillante.

 


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Otabek Altin
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Lun 2 Jan - 0:27

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  Ah. Il aurait mieux fait de se taire, et se barrer sans demander son reste - avec sa valise, s'il serait parti en courant, elle aurait eu du mal à la rattraper. Du moins, en espérant qu'elle n'en serait pas venu jusque là...

Mais vu sa réaction à sa question, peut-être reviendra-t-elle sur sa décision d'embarquer le kazakh jusqu'à chez elle. Ce qui ne serait pas plus mal. Malgré ce mince espoir, ça n'empêche pas le jeune homme de se sentir désagréablement rougir - il est vrai qu'il a posé la question de but en blanc, et que c'en est presque déplacé. Mais il a craqué ! Craqué de se faire envahir son espace personnel par une parfaite inconnue, craqué de se faire embarquer contre son gré.

M'enfin, il ne va pas s'excuser. Après tout, elle a un comportement qu'il ne saisit pas, et qui commence à lui taper sur le système.

« Disons que je suis là quand il a besoin que je sois là. »

Ca ne répond pas directement à la question - mais au moins, elle ne l'a pas envoyé bouler. Bien que reprendre ses paroles précédemment ressemble davantage à un reproche qu'autre chose - mais il s'en fiche. Il est pas là pour chercher la bagarre, surtout en sachant que c'est une amie de Yuri - et donc une amie proche, selon ses mots.

Puis elle s'interrompt, partant dans une certaine réflexion. Otabek croise les bras, sentant comme le poids de la conversation s'abattre lourdement sur ses épaules.

Ils n'ont jamais eu l'occasion de parler de l'entourage de Yuri - excepté son grand-père, duquel il lui a longuement parlé, et de ce stupide porcelet ainsi que son coach qui en vaut pas la peine. Mais de ses amis, ou de ses compagnons de route... Le patineur a beau essayer de se rappeler d'une certaine fille dont il aurait pu lui parler, mais... elle était pas jeune. Quoi que, à la différence d'âge, le blond pourrait très bien considérer la demoiselle comme une vieille.

... d'ailleurs, en parlant de cette dernière, elle se met à avoir un petit rire. Tiens, elle est décidée à revenir à la réalité ? Dire qu'il avait une occasion de partir librement, et d'oublier à jamais cette fille.

Bon, ok. Définitivement, son lien avec Yuri est ce qui le force à rester avec elle. Et son comportement reste intriguant - elle aurait pu lâcher l'affaire et éviter que la conversation ne se transforme en un espèce de poison, tant pour l'un que pour l'autre.

« Dis-moi si je me trompe, mais tu es plus bavard quand tu te sens sous pression, non ? »

Le motard a un claquement de langue. Il préfère éluder sa question - tout simplement parce qu'il n'y voit pas l'intérêt d'y répondre. Et il n'a qu'une envie, c'est de mettre fin à tout cela. Visiblement, elle ne cherche pas à se rapprocher de Otabek pour une histoire sordide autour du russe, et ça a le mérite de le rassurer. Ce type d'arrières pensées - ou les arrières-pensées tout court, d'ailleurs - est une chose qu'il a en horreur.

« Soit je te raccompagne jusqu'à ton logement, soit tu me laisses partir. Mais si c'est pour me saouler, autant s'arrêter ici. J'ai des choses à faire, » il finit par trancher - on peut dire que cette fille a un don, celui de le faire sortir de ses gonds... tout en parvenant à conserver l'intérêt à son égard.

Sûrement une sorcière. Une très jolie sorcière, en prime.

 


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Mila Babicheva
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Lun 2 Jan - 16:35

Welcome in America !
● feat. Otabek Altin●


  Elle pouffa en entendant sa réponse. Un rire pur et fluté, comme le son qui découle d’un verre de cristal que l’on frappe à la pointe d’un couteau. C’était bien ce qu’elle pensait, mais elle préféra se taire cette fois-ci. Elle l’avait assez agacé pour aujourd’hui. De toute manière, elle avait gagné un peu de compagnie alors autant lui laisser un peu de paix.

Bien sûr, une paix relative. Mila ne savait pas combien de temps elle tiendrait avant de recommencer à jouer. Elle regarda simplement Altin, la mine radieuse et finit par murmurer :

- D’accord, d’accord. Alors parlons de quelque chose que tu aimes.

Plus que pour la conversation, elle préférait avoir un fond sonore « vivant » tout en marchant. En vérité elle n’aimait pas les ambiances tendues, même si c’était souvent elle qui les créait. Les gens parlent quand ils sont à l’aise, ou sincèrement stressés. Et elle ne voulait pas se coucher le soir en se disant qu’elle avait ruiné la journée de quelqu’un.
Alors elle prit sur elle et lui laissa le choix du sujet. Ou le choix de se taire aussi, peu importe. Elle n’allait pas le forcer toute la journée non plus s’il avait décidé qu’elle ne valait pas l’effort. Elle avait juste envie de discuter un peu, rire aussi. Mais ça, c’était encore une autre étape.

Elle marchait d’un bon pas, droite, souple malgré la charge qu’elle trainait. Elle sentait malgré tout une bonne tension sur ses trapèzes. En levant la main, elle se massa distraitement l’arrière de la nuque. Ses muscles étaient durs comme du bois. Le voyage l’avait plus épuisée qu’elle ne l’aurait cru, physiquement parlant.

A plusieurs reprises, il fallut regarder la carte pour s’orienter. Elle gardait désormais une légère distance entre eux, laissant Otabek annoncer la route à suivre. Il fallut un peu de temps pour repérer le métro. Encore une dizaine de minutes pour se glisser à travers un réseau de rues parfois bien exiguës. Mila avait bien ralenti le pas, la tension s’accentuait dans ses épaules. Mais ils étaient bientôt arrivés et cette idée la réjouissait. C’était comme si elle allait découvrir un trésor. Un tout nouveau terrain de jeu où elle testerait tous les ustensiles et les machines qu’elle y trouverait. Plus ils se rapprochaient, plus son cœur battait fort.

Lorsque le kazakh lui dit qu’ils étaient arrivés, la russe se sentie comme en terre inconnue.
La rue était toute en longueur, les bâtiments hauts aux allures modernes, les trottoirs de pavés rouges étaient larges et bordés de grands arbres touffus. Et elle allait rentrer ici tous les jours. Presqu’avec hésitation, elle tira l’enveloppe de son sac et chercha le 221B. Tiens, comme la maison de Sherlock Holmes. La référence la fit sourire. Elle repéra le numéro de l’immeuble un peu plus loin. L’adrénaline déferla sur elle comme un raz-de-marée.

- C’est là, c’est là ! Regarde !

Elle trottina jusqu’à la porte, toute joyeuse. Elle ne tenait plus en place, incapable de rester les deux pieds par terre. Elle appuya sur l’interphone à l’entrée. Le concierge répondit après quelques secondes de patience. Mila se présenta comme la nouvelle habitante de l’appartement de Miss Rivera. Il tiqua en entendant l’accent russe, exactement comme avec le taxi. Puis il demanda à ce qu’elle passe dans son local et déverrouilla la porte.
Mila se rua dans le hall sans tardé, tenant la porte à son invité contraint et forcé.

- Entre, entre !

Eh oui, elle ne l’avait toujours pas oublié. S’il protesta, elle ne l’écouta pas. Elle avait déjà commencé à regarder les hauts murs tout en lambris vernis et impeccable. Elle ne voyait pas de boite aux lettres, mais repéra l’ascenseur à côté d’escaliers en marbre, les marches recouvertes d’une épaisse moquette.
Le concierge apparut dans l’embrasure d’une petite porte. Un petit bonhomme âgé, l’air grincheux, mais en bonne forme. Il lui donna le courrier de la propriétaire et les règles de vie de l’immeuble : pas de tapage indécent si elle ne voulait pas se faire éjecter, elle devait passer au local chercher le courrier ou il pouvait le lui monter, elle pouvait l’appeler au moindre problème et tant qu’elle était jeune, elle devait impérativement utiliser l’escalier. Aussi, elle ne devait pas oublier d’être polie et de se présenter aux voisins. Exceptionnellement, il l’autorisa à utiliser l’ascenseur pour monter ses bagages.

Mais Mila n’avait qu’une valise. Et elle n’allait pas attendre l’ascenseur alors qu’elle n’avait que trois étages à monter ! Aussi excitée d’une puce shootée à la caféine, elle porta son énorme valise comme elle put et se jeta presque dans les escaliers.

- Viens, viens ! Aller ! dit-elle à Otabek.

Ça y est, ils y étaient ! Le concierge sortit la tête de son local. « Vous ne voulez pas les clés ?? » cria-t-il. Mila chanta presque qu’elle les avait déjà. Elle courrait dans les escaliers, bien trop curieuse de découvrir son chez elle. Sa fatigue s’était comme évaporée. L’adrénaline affluait dans ses veines, elle se moquait de l’effort que pouvait réclamer sa course. Elle était au top ! Elle gravit les trois étages comme si de rien n’était, vérifiant à chaque volée d marches si le kazakh était toujours derrière elle. Il n’avait plus d’excuse pour s’enfuir de toute façon. Il avait dit qu’il la raccompagnerait et elle lui avait foutu la paix tout le long de l’aller.

Elle s’arrêta devant le numéro 32 et sortit le double. La serrure ne fit presque pas de bruit quand elle tourna le verrou.

Lorsque la porte s’ouvrit en grand, Mila bondit sur place et hurla de joie. L’entrée donnait directement sur un immense salon. Un coin cuisine toute équipée se trouvait dans le fond et un couloir partait sur le côté de l’entrée vers de nouvelles pièces à découvrir. Elle trottina jusqu’au canapé en cuir blanc, face à un écran plat bien trop grand. Sur une table basse en verre, un énorme pot à bonbons trônait fièrement à côté de petites bougies. Les murs d’un blanc immaculé étaient décorés de splendides tableaux venant sans doute d’Ikea, et une bibliothèque recouvrait presqu’entièrement l’un d’eux. Quelques plantes ici et là, Mila se rua dans un couloir et ouvrit la première porte. La salle de bain avec les toilettes.

- Mon dieu, Altin vient voir la baignoire !!

Une baignoire d’angle s’il vous plait. Le truc ressemblait plus à un jacuzzi qu’autre chose. Aaah, ces américains friqués, elle les adorait ! Elle abandonna la salle de bain et retourna vers la cuisine. C’était la partie la plus chaleureuse, le four était entouré de pierres comme dans les anciens chalets, les murs étaient couverts de lambris et un bar en ardoise servait de table et de délimitation avec le salon. Elle aperçut, cachées dans un coin, deux petites gamelles. Ah oui, la proprio’ l’avait prévenue...

- Paracétamol ? appela-t-elle.

Elle ne savait pas trop ce qu’il s’était passé dans la tête de l’américaine pour qu’un nom pareil figure sur la gamelle. Mais elle eut beau appeler plusieurs fois, pas un bout d’oreille à l’horizon.

- Préviens-moi si tu vois le chat, lança-t-elle à Otabek.

Elle allait aussi avoir un chat ! Un chat qui s’appelait Paracétamol, certes ce n’était pas glorieux, mais un chat quand même. Ses parents ne voulaient pas d’animaux, disant que c’était trop d’entretien. Mais pour un mois, elle allait s’occuper d’un charmant petit chat ! Le comble de la joie !
Tant pis s’il ne venait pas tout de suite, il lui restait encore une pièce à découvrir. Elle courra en sens inverse, traversa le couloir en trois foulées et ouvrit la porte en grand.

La chambre était comme le reste de la maison : grande. Mais elle comprenait très peu de meubles ou d’objets personnels. Si ce n’est un magnifique lit double en plein milieu.
Elle prit à peine le temps de retirer ses chaussures qu’elle se jeta sur le matelas en riant aux éclats. Le parfait tableau de la gamine cinglée. Mais elle s’en fichait. Qui y avait-il ici à part Otabek qui la prenait déjà pour une folle ? Les draps étaient tièdes et moelleux, le pied… Elle s’abandonna quelques instants, les bras en étoile. C’était un appartement splendide, vraiment. Elle enverrait plein de photos à Yakov.

Elle se redressa après un court instant passé sur la couette. C'est alors qu'elle remarqua une porte coulissante sur le côté. Sans doute une penderie. La curiosité revint au galop, elle se leva et partit ouvrir. Quand elle découvrit l’autre côté, elle crut être submergée d’une aveuglante lumière.

- Otabek, il y a un dressing !!!

 


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Otabek Altin
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MessageSujet: Re: Welcome in America //Otabek Altin   Lun 2 Jan - 20:13

Welcome in America !
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Parler de quelque chose qu'il aime ? C'est une chose qu'il pourrait faire, mais pas avec elle - bien qu'il est décidé de calmer l'ambiance, il ne veut pas non plus devenir son ami. Alors il reste silencieux, et elle n'insiste pas. Le voyage n'en est pas cependant inconfortable - il cherche le nom des rues pour se repérer, regarde vaguement les vitrines des magasins, ainsi que les gens qui marchent, pressés, ou des familles qui font une petite promenade. Le quartier est riche, libre, insouciant.

Ils finissent enfin par arriver - l'avenue est tout à fait charmante. Mais la jeune demoiselle n'a pas l'air de vouloir contempler les alentours pendant trois plombs, s'excitant à la vue du numéro qu'elle recherchait. Si elle se permet de courir malgré sa grosse valide, Otabek ne prend pas la peine de l'imiter, prenant son temps pour marcher.

Il a tout juste le temps d'entendre la fin de la conversation à l'interphone. Elle sait au moins ce qu'elle fait à ce niveau là - le kazakh n'aurait absolument pas pu l'aider. La sonnerie d'ouverture de la porte se fait entendre. Il se mord la lèvre, tandis qu'elle pousse la porte - est-ce qu'elle va enfin se décider à le congédier ?

« Entre, entre ! »

Raté. Il retient le soupir qui lui brûle les poumons, question de politesse envers... envers son hôte, maintenant ? Et il la suit, restant éloigné de quelques pas cependant lorsque l'échange avec le concierge se fait - ça ne le regarde pas, et ça ne l'intéresse pas. Et plutôt rapidement, elle l'embarque à nouveau - dans les escaliers, cette fois-ci. D'où tient-elle cette énergie ?

N'ayant pas envie de passer trois heures à gravir les marches, il y met le rythme. Ils s'arrêtent ensuite devant une porte, agrémentée du numéro 32. Ennuyé, Otabek glisse les mains dans ses poches pendant que la jeune femme la déverrouille - d'ailleurs, cette jeune femme, comment elle s'appelle ? Elle connaît le patineur, mais ne lui a même pas donné son prénom.

Mais il n'a pas le temps de l'interroger, qu'elle commence à s'exciter... comme une folle ! A une autre époque, on l'aurait considéré comme possédé par un démon et on l'aurait fait exécuter... quoi que, le terme de sorcière n'est pas vraiment éloigné. Il a un petit sourire à cette pensée.

« Mon dieu, Altin vient voir la baignoire !! »

... vraiment.

Faussement agacé, il finit par la rejoindre - sa folie est-elle contagieuse ? Bien qu'il soit un peu curieux d'un tel enthousiasme pour une baignoire. Qu'est-ce que ça peut avoir de si fascin-

... oh. Une baignoire d'angle. Pas mal.

Une fois l'euphorie passait, elle s'éclipse de la pièce pour continuer à visiter - et machinalement, le kazakh la suit, observant les lieux... très luxueux, à côté de son studio tout minable. Mais son studio lui plaît - il n'a pas besoin de vivre dans un grand espace, et le minimum lui convient. Bon, il ne dirait pas non à la baignoire d'angle, mais ça, c'est une autre histoire.

Accédant à la cuisine, elle semble se rappeler de quelque chose, avant de lui parler d'un fameux chat. ... le pauvre. Subir la fille pendant un mois... déjà que pour le peu de temps qu'il a dû passer avec elle, c'est difficile, mais qu'est-ce que ça doit être, un mois !  

Et elle continue à virevolter, et cette fois-ci, Otabek ne la suit pas. Il regarde un peu plus la cuisine, avant de jeter un coup d'oeil à son téléphone pour savoir l'heure qu'il est actuellement. Il pourrait envoyer un sms à Yuri pour lui raconter qu'il est avec une de ses connaissances. Mais il ne le fait pas - il lui racontera la prochaine fois qu'il le verra. Vivement, d'ailleurs.

« Otabek, il y a un dressing !!! »

Là, il le laisse échapper, son soupir !

Prenant sur lui, le concerné sort de la cuisine pour chercher d'où provient la voix - et une fois qu'il a trouvé la pièce, il fixe la jeune femme avec un regard quelque peu fatigué.

« Ton prénom, » il demande.  « Ca serait bien que je le sache. »

Il s'avance un peu pour pouvoir contempler ce fameux dressing qui la rend si folle - sans intérêt.

« Sincèrement... comment Yuri peut te supporter ? » il l'interroge, avec un petit sourire.  Pas moqueur. Juste une mimique amusée par cette situation complètement absurde.  

 


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