Yuri on ice RPG

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 [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor

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Yuri Katsuki
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Dim 25 Déc - 20:19

Merry Christmas...


D'aussi loin qu'il se souvenait, le réveillon de Noël -ainsi que celui de l'an- était chose sérieuse dans la famille Katsuki. C'était certes l'occasion de se réunir en famille, mais pas uniquement. Les amis de la famille, les personnes qui étaient seules, tout le monde était le bienvenue lors d'une célébration chez les Katsuki. C'est ainsi que Yuri se retrouva entouré d'un côté de Minako-sensei et de l'autre par Takeshi, tous deux bien décidés à le faire boire pour oublier ses soucis. Il faut bien avouer qu'il n'était pas arrivé avec une mine très joyeuse à la soirée. Après sa crise de larmes dans sa chambre, il avait tenté tant bien que mal de se donner une meilleure contenance avant de descendre. Le résultat n'avait pas été très probant puisqu'à peine avait-il passé le pas de la porte que Minako-sensei l'embarquait pour boire un verre. Un verre qui se transforma en deux, puis trois,  et avant qu'il ne comprenne ce qu'il se passait, ils avaient terminé la bouteille. Puis Takeshi les avaient rejoint et les bouteilles s'étaient empilées à une vitesse vertigineuse.

Pour être honnête, Yuri n'avait pas vraiment conscience de ce qui se passait autour de lui, mais pendant ces quelques moments il avait réussi à oublier tout ce qui concernait Viktor ou le patinage. Il avait réussi à oublier toute la douleur et la tristesse qui le parcouraient depuis Barcelone. Pendant cette soirée il avait réussi à être heureux, et au final c'était tout ce qui importait à sa famille, et c'était probablement pourquoi personne ne l'avait empêché de continuer à boire alors que la table devant eux était déjà remplie de bouteilles vides. Si contrairement à un certain banquet il n'avait pas terminé la soirée à danser à moitié nu,-surement parce qu'un coin de sa tête devait se souvenir que sa mère était présente-  il avait tout de même pris ses aises et viré chaussures, chaussettes et cravate.

La soirée terminée, les cadeaux échangés, -les bouteilles terminées-  tous ceux qui le pouvaient avaient repris la route, tandis que les autres s'installaient dans les chambres prévues justement pour l'occasion. Yuri s'en retourna donc dans sa chambre, aidé de Mari qui le laissa s'affaler dans son lit sans aucune délicatesse avant de lui dire qu'il ferait mieux de se déshabiller avant de s'endormir. Yuri lui fit un vague signe de la main en remerciement avant qu'elle ne referme la porte derrière elle, puis entrepris de suivre son conseil. Il enleva son pantalon avec quelques difficultés puis s'attaqua à son T-shirt, se retrouvant en caleçon.

Ainsi déshabillé il ne pouvait que voir la chaine et l'anneau qui pendaient à son cou. Et soudainement toute la bonne humeur qu'il ressentait se transforma en colère. Contre lui même, mais principalement contre Viktor. Comment  pouvait-il l'abandonner ainsi ? De quel droit osait-il ? Le russe devait très certainement s'amuser comme un fou avec ses amis. Avait-il déjà annoncé son retour ou attendait-il les prochaines compétitions pour faire un retour triomphal ?  De savoir que bientôt Viktor reprendrait sa vie comme si de rien n'était alors que Yuri n'arrivait même pas à tourner la page le mettait hors de lui. Dans un élan de colère -et d'agilité peu commune vu son état d'ébriété- il s'empara de son téléphone resté sur sa table de nuit et composa le numéro du russe. Il n'avait aucune idée de l'heure qu'il était en Russie, et à vrai dire il s'en fichait éperdument. La sonnerie qui retentissait dans ses oreilles sembla durer une éternité, et pourtant cela ne l'arrêta pas. L'alcool lui donnait un courage qu'il n'aurait jamais affiché en temps normal. Et lorsque enfin la sonnerie cessa, annonçant que l'appel était en cours Yuri n'attendit pas une seconde de plus.


_J'te déteste ! C'est de ta faute tout ça ! J'espère que tu vas te casser une jambe ! Et que tu deviendra chauve ! Et et et que Makkachin te renie ! Voila ! J'te déteste !

Les mots s'échappaient de sa bouche sans grande cohérence. Il ne réfléchissait à rien, expulsant simplement ses pensées comme elles lui venaient. S'il avait pris la peine de réfléchir il aurait très certainement honte de son comportement, mais l'alcool n'était pas connu pour aider aux décisions logiques. Et Yuri était difficilement logique en temps normal, ce qui n'aidait pas non plus dans ce genre de situation.



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Viktor Nikiforov
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Lun 26 Déc - 14:06


Fragile comme de la glace…
○ feat. Yuri Katsuki ○


Ça avait beau être son anniversaire aujourd’hui, Viktor n’avait rien de prévu en particulier. Il aurait pu préférer passer ce moment avec ses amis mais aussi étonnant que cela puisse paraitre il n’en avait pas beaucoup pour ne pas dire aucun. Il avait sacrifié énormément au patinage artistique pour arriver à son niveau et le son cruel manque de vie sociale était un dommage collatéral à cette passion dévorante à laquelle il avait consacré tout son temps.

C’est donc auprès de ce qui lui restait de famille que Viktor passa cette journée. Il allait donc rejoindre sa mère dans la maison familiale qui l’avait vu grandir et dans laquelle il n’allait plus que trop rarement. Cette maison il l’aimait bien. Il s’y était toujours senti comme chez lui. Sa chambre d’enfance située à l’étage n’avait pas bougé d’un poil depuis qu’il avait pris son indépendance. Sa mère y faisait régulièrement le ménage et la poussière mais elle s’appliquait à remettre les objets à leur place précise.

Viktor s’était amusé à poser sur la tète de Makkachin un petit serre tête avec des bois de rennes. Il était trop mignon et son fidèle compagnon s’amusait à prendre la pose pour la plus grande joie de Viktor. Il aurait volontiers envoyé une photo à Yuri mais ne sachant pas quel était son état d’esprit il préféra s’abstenir.

Il passa une bonne partie de la journée à aider sa mère en cuisine. Cette dernière voulait que tout soit parfait ! Comme si Viktor était encore un enfant. Elle n’avait pas voulu faire de buche de noël ; préférant un gâteau au chocolat qui était autrefois le préféré de son fils. Son attitude le faisait sourire. Elle avait beau lui dire qu’il avait 28 ans et passé l’âge de souffler ses bougies, elle ne voulait rien entendre ! Et cette année c’était encore pire que les années précédentes. Voyant bien que son fils n’était pas au mieux de sa forme, elle souhaitait mettre tout en œuvre pour lui offrir malgré tout un anniversaire des plus agréables.

Vêtu d’un tablier noir pour protéger ses vêtements, Viktor finissait de préparer la table que sa mère avait voulu dresser non loin du sapin. Il était marrant ce sapin-là. Il était minuscule, posé sur un guéridon en bois qu’elle avait recouvert d’un napperon de dentelle. Ce n’était pas du grand art décoratif mais aussi loin que remontait ses souvenirs, Viktor avait l’impression que ce sapin artificiel avait toujours été le même

Une petite sonnerie retentit et Viktor la reconnu comme étant celle de son téléphone Il se précipita pour attraper l’appareil qu’il avait négligemment posé sur le buffet du salon. Un nom et une photo s’afficha sur l’écran, glaçant son sang. Yuri Katsuki….. Le cœur de Viktor fit un bon dans sa poitrine. Yuri lui téléphonait pour son anniversaire ? Il y avait pensé ? Cette idée réchauffa tout son cœur qui se mit à battre plus fort dans sa poitrine. Il n’attendit pas plus longtemps pour décrocher, un large sourire rempli de joie sur son visage

« Yuri ! Ca me fait tellement plaisir t’entendre ta vo….

_J'te déteste ! C'est de ta faute tout ça ! J'espère que tu vas te casser une jambe ! Et que tu deviendras chauve ! Et et et que Makkachin te renie ! Voila ! J'te déteste !

Le visage de Viktor se décomposa. Des larmes remontèrent jusqu’à ses yeux alors qu’il venait de comprendre que ses espoirs de voir enfin les choses s’arranger entre eux volaient en éclat. Toute la joie qu’il avait ressentie se brisait soudainement. Il avait mal….

Au bout de l’appareil, la voix de Yuri était trainante. Il avait du mal à articuler. Pour l’avoir déjà entendu dans pareil situation, Viktor savait très bien de quoi il en retournait. Il renifla un peu, il contrôla sa voix pour ne pas qu’elle soit trop tremblante

« Tu as bu…. Tu n’aurais pas dû m’appeler… Tu devrais même plus jamais m’appeler… oublies moi »


Sans lui laisser le temps de répondre, Viktor appuya sur la petite touche rouge pour raccrocher. Des larmes ravageaient ses joues alors que son doigt cherchait quelque chose dans les paramètres de son téléphone. Voila… Il venait de trouver…. «  Voulez vous enregistrer «  Yuri Katsuki » comme numéro indésirable ?  Il n’hésita qu’une fraction de seconde avant de valider…

Pourquoi Yuri l’avait appelé si c’était pour se montrer aussi odieux ? Aussi méchant ? Aussi cruel ? N’était-il pas conscient de tous les efforts que Viktor faisait pour se reconstruire loin de lui ? Ne comprenait-il pas à quel point il souffrait de ne pas être à ses cotés ?

Viktor se cacha se visage de ses mains alors que sa voix se brisa dans un sanglot de douleur. Il en avait marre… il n’en pouvait plus…

Sa mère parut entendre ses pleurs. Il se précipita à ses côtés et dans un geste de réconfort maternel, elle le prit contre elle pour le serrer dans ses bras. Il se laisser aller, sa tête reposant contre son épaule et ses mains s’accrochant avant désespoir à son pull. Il était à bout, incapable de supporter davantage la situation. Il ne voulait plus qu’une seule chose : oublier Yuri pour de bon.



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Yuri Katsuki
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Lun 26 Déc - 23:18

Merry Christmas...

Yuri détacha le téléphone de son oreille pour le regarder avec effarement. Viktor lui avait raccroché au nez ?! Il l'avait renvoyé comme un malpropre, comme si Yuri ne méritait même pas de lui adresser la parole. Il se moquait de lui en beauté et ça n'allait pas se passer comme ça ! Après quelques secondes de stupeur, il composa de nouveau le numéro du russe. Il n'allait pas le laisser avoir le dernier mot ainsi ! Il n'en était pas question ! Mais alors que la sonnerie s'éternisait encore et encore la japonais comprit que Viktor n'avait aucune intention de répondre de nouveau à ses appels. Il lui avait intimé de ne plus l'appeler, de l'oublier, comme si cela lui était possible. Était-ce ce que le russe avait fait à son sujet ? L'avait-il tout simplement rayé de sa mémoire, comme si les derniers mois passés ensemble n'avaient pas d'importance ? Yuri d'habitude si calme et réservé sentait la colère le submerger. Viktor avait débarqué dans sa vie sans qu'il lui ait rien demandé. Il avait bouleversé son quotidien, s'était immiscé au plus profond de son être, y avait laissé une trace indélébile et maintenant il lui demandait de l'oublier. De ne plus le contacter. Viktor faisait preuve de la pire cruauté envers Yuri et celui-ci ne pouvait y remédier. Il mourrait d'envie de voir Viktor pour lui envoyer son poing dans la figure. Il voulait lui faire mal, autant que le russe lui faisait mal. Mais une mer entière les séparait et le russe ne craignait donc rien.  

Yuri aurait tant aimé pouvoir obéir à ce dernier ordre, mais cela lui était impossible. Il ne pouvait ainsi effacer une partie si importante de son existence. En dehors de ces derniers mois passés ensemble, Yuri avait admiré Viktor pendant près de la moitié de sa vie, il avait tant rêvé pouvoir un jour se trouver sur la même patinoire que le russe, d'égal à égal. Alors avoir son idole comme coach, profiter de ses conseils, dormir sous le même toit, partager chaque moment de leur quotidien... Comment pourrait-il effacer tout cela de sa mémoire si facilement ? C'était impossible. Il l'aurait tant voulu pourtant. Car sans les souvenirs, la souffrance disparaîtrait, le laissant alors enfin en paix. Il n'avait rien demandé de tout ça, pourquoi le russe s'était-il invité ainsi dans sa vie ?!

Sa main se sera brièvement sur le téléphone qu'il lança contre le mur de sa chambre. Il était tellement furieux qu'il ne se préoccupa pas de l'état de l'appareil qui avait éclaté sous la force de l'impact. Si Viktor ne voulait plus rien à faire avec lui et bien soit ! Yuri le ferait disparaître de sa vie lui aussi ! Sans se préoccuper de l'heure qu'il était ou du bruit qu'il pouvait faire, Yuri commença à retourner sa chambre, détruisant chaque objet qui pouvait lui rappeler l'existence même du patineur russe. Il renversa son tiroir de bureau pour atteindre les posters qu'il y avait caché, les arrachant un à un tout en maudissant le nom de Viktor. Yuri était tellement énervé qu'il n'avait que vaguement conscience des dégâts qu'il provoquait dans sa chambre. Le tiroir renversé, le bureau mis à sac, il s'évertuait maintenant à déloger les objets qu'il avait caché au fond de son placard. A quoi bon garder un cadeau qu'il n'offrirait jamais ? A quoi bon conserver des patins qui ne lui serviraient plus ? Toute logique l'avait déserté et ne restait que la rage, la tristesse, l'abandon.

La tempête qui se déchainait en lui n'épargnait rien, et lorsqu'enfin après ce qui lui sembla être des heures mais n'étaient que des minutes, elle l'abandonna, le laissant pantelant et larmoyant sur le sol d'une chambre dévastée, il se senti vide. Il ne pouvait que pleurer, répétant en boucle les mêmes paroles.
« Je te déteste. Mais je t'aime. Je suis désolé. Pardon  »

Il serrait dans sa main l'anneau dont il ne pouvait se débarrasser, répétant inlassablement les paroles qu'il n'avait pu dire à Viktor. Les paroles qu'il aurait voulu pouvoir prononcer à Barcelone. Les mots qui ne seraient jamais entendu du russe, plus maintenant, plus après ce qui venait de se produire. Pas étonnant que Viktor ne voulait plus de lui. Yuri en avait assez de lui-même, alors comment pourrait-il en être autrement pour les autres.



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Viktor Nikiforov
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Mer 28 Déc - 10:09


Fragile comme de la glace…
○ feat. Yuri Katsuki ○


Une semaine s’était écoulée depuis le coup de téléphone affreux que Viktor avait reçu le jour de noël et de son anniversaire. Comment avait-il pu être assez naïf pour croire que Yuri allait l’appeler, lui souhaiter un joyeux anniversaire et lui demander de revenir à ses côtés. Ça avait beau être la période du père noël et des cadeaux par milliers cela ne changeait rien à la dispute que les deux patineurs avaient eut. Des cadeaux, Viktor n’en voulait pas. En réalité il n’avait souhaité qu’une seule et unique chose : pouvoir retourner auprès de Yuri. Mais même ça lui fut refusé…

Durant cette longue et éprouvante semaine, Viktor avait dû endurcir son caractère pour ne pas sombrer un peu plus dans la dépression. Les mots de Yuri ne cessaient de revenir à son esprit, un peu comme les vagues de la mer qui arrivaient et disparaissaient pour finalement revenir de plus belle.

Yuri le détestait.

Ce n’était même plus du dégout à ce niveau. C’était de la haine pure et simple. Yuri avait même été jusqu’à souhaiter qu’il se casse une jambe. Alors oui, Yuri était ivre. Cela s’entendait à la voix trainante du patineur japonais. Mais l’alcool ne pouvait pas être une excuse à tout. Et puis, il n’y avait pas de fumée sans feu. Si Yuri lui avait sorti ça, c’est qu’il y avait un fond de vérité. Yuri le haïssait parce qu’il n’avait pas été capable de l’aider à devenir le meilleur des patineurs malgré toutes les belles paroles et les belles promesses que Viktor lui avait fait. Yuri le haïssait pour les mots cruels que le russe avait prononcé à Barcelone. Il le haïssait peut être aussi pour le baiser qu’il lui avait volé.

Aujourd’hui c’était le 31 décembre…. Le rideau allait se baisser sur cette année qu’il avait en grande partie passé auprès de Yuri. Une nouvelle allait commencer, sans lui. Yuri ne vivrait plus que dans ses souvenirs et dans son cœur.

Une nouvelle fois Viktor regarda l’écran de son téléphone. Ce dernier restait désespérément fermé. Pas de message. Pas d’appel. Il avait bloqué le numéro de Yuri pour que ce dernier ne puisse plus jamais entrer en contact avec lui. Mais malgré ça, Viktor ne cessait d’espérer malgré tout. Yuri aurait peut être trouvé un moyen contourné de pouvoir le contacter. Sauf que depuis une semaine il n’y avait rien…. Yuri n’avait peut être tout simplement pas envie….

Un brouhaha assourdissant tira Viktor de ses pensées. Un soupire lui échappa alors qu’il rangea le téléphone dans son sac de sport. Il se pencha et termina de lacet ses patins avant de se relever.

Tous les ans, c’était une tradition, la patinoire de St Pétersbourg organisait un gala de fin d’année pour fêter la Saint Sylvestre. Toutes les catégories étaient représentées. Les plus jeunes patineurs du club travaillaient pendant des semaines entières sur une chorégraphie qu’ils dansaient fièrement devant les yeux émerveillés de leurs parents. Les patineurs plus aguerris, eux, présentaient un programme d’exhibition de leur choix. Après ça, un verre de l’amitié était servi dans le grand hall de la patinoire. L’occasion de serrer la main à des tas de personnes que Viktor ne connaissait pas mais qui souhaitaient absolument le rencontrer au moins une fois.

Cette année, Viktor avait refusé l’invitation à participer à cet évènement. Les excellents patineurs russes n’étaient pas ce qui manquaient. Le directeur de la patinoire avait sans doute, comme tous les ans, contacté Yurio et Mila. Ils devraient se contenter d’eux parce que lui, il ne patinerait pas.

Yurio…. Leur dernière rencontre avait laissé un gout particulièrement amer à Viktor. Il avait déjà une image de lui singulièrement noire, Yurio avait achevé le tableau faisant remonter à la surface un évènement majeur qui s’était passé entre eux et pour lequel Viktor ne gardait aucun souvenir. Dire qu’il avait honte aurait été un euphémisme. Viktor ne trouvait aucun mot pour qualifier le comportement abject qu’il avait eu envers celui qu’il avait toujours considéré comme son petit frère. Si Yuri Katsuki avait plongé Viktor dans les ténèbres, Yuri Plisetsky l’y avait enfermé à tout jamais.

Finalement devant l’insistance grandissante et oppressante de l’organisateur du gala, Viktor avait fini par caller. Ca ne serait peut être pas une si mauvaise idée. Il avait commencé à patiner ici, à st Pétersbourg, et c’est ici aussi qu’il ferait ses adieux officiels au monde de la glace…. La boucle serait bouclée… A jamais…. Et tant pis si Yurio s’opposait à cet arrêt. Tant pis s’il choquait la terre entière à quelques heures de la nouvelle année. Sa décision était prise. C’est là, tout de suite, ici, que prendrait définitivement fin sa carrière.

Viktor arriva sur la glace sous les vrombissements d’un public qui n’attendait plus que lui. Il était le dernier patineur à se représenter. Mila et Yurio, passant juste devant lui, avaient été époustouflants. La relève était assurée, il n’y avait aucun souci à se faire là-dessus.

Le gala de patinage artistique de St Pétersbourg était une sorte d’institution. Retransmis à la télévision grâce à différents moyens numériques, il pouvait être regardé à travers le monde entier. Est-ce que Yuri allait le voir ? Est-ce que Yuri le regarderait ?

Toute leur histoire avait commencé le jour où Yuri Katsuki avait repris son programme sur la patinoire d’Hasetsu. Ça avait été le déclencheur de leur histoire. Viktor s’apprêtait à refermer le livre de leur vie commune en lui rendant un tout dernier hommage…

Les notes de musiques résonnèrent. Viktor n’avait plus entendu cette mélodie depuis des jours…. Il commença à sa chorégraphie le cœur rempli d’une émotion palpable. « Yuri on ice » résonnait dans ses oreilles alors qu’il reprenait pas à pas le programme conçu spécialement pour son protégé japonais.

Alors qu’il dansait sur la glace, son cœur était de plus en plus rempli d’émotion. Il revoyait le visage de Yuri. Il revoyait ses succès comme ses échecs. Il revoyait chacun de ses sauts qu’il avait réussi à passer. Il revoyait son sourire quand la musique s’achevait. Il le revoyait l’élancer dans sa direction pour venir s’effondrer dans ses bras….

Viktor passa la première partie du programme sans rencontrer de difficultés. Il avait réussi chacun des sauts composant la chorégraphie de Yuri. Mais son visage était empreint d’une tristesse saisissante. La gorge serrée, Viktor se retenait à grande peine de pleurer. Bercé par la musique de Yuri, il ne pouvait s’empêcher de penser à lui…

Viktor prit son élan. Le quadruple flip qu’il avait travaillé des heures avec Yuri arrivait inexorablement. Le russe s’élança mais et retomba lourdement sur sa jambe droite. Un déséquilibre l’obligeât à se pencher, mettant la main au sol pour éviter la chute. Exactement comme Yuri l’avait fait le jour de la finale du GP. Ce saut, Viktor le connaissait par cœur pour être l’un des rares à réussir à le passer. Mais depuis sa séparation avec le japonais, il n’y était plus arrivé une seule fois… Un peu comme une malédiction qui ‘abattait contre lui… Un peu comme une punition aussi…

Quand enfin le programme se termina, Viktor était essoufflé. Au centre de la patinoire il se laissa tomber à genoux se cachant le visage de ses mains. Voila…. C’était fini. Définitivement fini. Les larmes coulant sur son visage étaient dissimulées par ses mains. A l’annulaire de la main droite, l’anneau en or était toujours présent, intact, brillant, un peu narquois peut être…. Ce programme qu’il venait d’exécuter n’était pas qu’un simple adieu. C’était sa déclaration d’amour… C’était le cri de son cœur en lambeau. C’était la proclamation émouvante d’un cœur brisé qui ne cesserait pourtant jamais d’aimer…



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Yuri Katsuki
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Sam 31 Déc - 1:14

And a Happy New Year...


Les lendemains de fêtes n'étaient jamais connu pour être glorieux pour ceux qui avaient un peu trop profité de la bouteille. Mais si le jour de Noël et les suivant avaient été une horreur pour Yuri, l'alcool n'en était pour rien responsable. Enfin pas entièrement du moins. Car c'était bien l'alcool qui lui avait fait passer ce coup de téléphone qui avait ensuite déclenché cette horrible crise. Il ne pouvait en vouloir à personne d'autre que lui même. Pourquoi avait-il appelé Viktor ? Il ne le savait même plus. Tout ce dont il se souvenait c'était les conséquences de son acte irréfléchi. Viktor avait très certainement du être dégouté du comportement de Yuri, c'est pour cela qu'il l'avait évincé de sa vie.

Maintenant qu'il avait repris ses esprits Yuri hésitait sur la conduite à suivre. Il avait bien tenté d'envoyer un message à Viktor pour s'excuser. Il avait compris qu'il était le seul en faute pour cet appel catastrophique. Mais chaque message était ignoré, aucun accusé de réception ne lui parvenait. Alors il avait pris son courage à deux mains, il avait calculé le décalage horaire entre le Japon et la Russie pour appeler en pleine nuit. Il était certain de tomber sur le répondeur, il pourrait laisser son message, s'excuser et ne pas avoir Viktor en ligne. C'était le meilleur plan. Mais il avait échoué. Pas qu'il aie eu Viktor à l'autre bout du fil, loin de là. Son appel avait tout simplement été rejeté. Surpris, il avait recomposé le numéro, peut-être s'était-il trompé ? Le résultat avait été le même. Il n'y avait pas besoin d'avoir fait d'études supérieures pour comprendre que Viktor avait tout bonnement bloqué son numéro. Le russe n'était pas facile à vexer, mais Yuri avait vraisemblablement poussé le bouchon trop loin. Il avait dépassé les limites une fois de trop, et maintenant Viktor avait pris les mesures nécessaires.

Yuri avait hésité avant d'emprunter le téléphone de Mari. Viktor n'en connaissait pas le numéro, il ne pourrait donc pas l'avoir bloqué. Yuri lui enverrait juste ses excuses les plus sincères, lui dirait qu'il ne pensait pas à un mot de ce qu'il avait dit, et ils en resteraient là. Ce n'était pas une tentative du japonais pour reprendre contact avec son ancien entraineur. Leur échange s'arrêterait aussitôt que Yuri aurait présenté ses excuses, tout simplement. Il savait reconnaitre ses torts, et pour être honnête, après Barcelone, il ne voulait pas que ces paroles d'ivrogne soient le dernier souvenir que Viktor aurait de lui.

Il ouvrit le téléphone de sa sœur et alors qu'il allait composer le numéro du russe, un pop up apparu sur l'écran. Yuri n'était pas du genre à fouiller le téléphone des autres, mais les quelques mots qui étaient apparu attirèrent immédiatement son attention. Le nom de Viktor venait d'apparaître sur l'écran... Sa curiosité pris le dessus et il ne put s'empêcher d'appuyer sur le lien. Il s'agissait d'une retransmission d'un gala de patinage à St Pétersbourg. Apparemment c'était au tour de Viktor de patiner, c'était ce qui avait déclenché cette alerte sur le téléphone de sa sœur. Mari suivait donc encore l'actualité du patineur russe ? Elle ne lui en avait rien dit. Yuri était partagé entre l'envie de sourire et celle de pleurer. Viktor était donc retourné à la glace. Il avait choisit de chausser de nouveau ses patins. Le monde du patinage devait êtres aux anges.

La vidéo chargée, elle se lança et directement Yuri fut frappé par la mélancolie. Il lui semblait ne plus avoir vu patiner Viktor depuis si longtemps, alors que cela ne faisait que quelques semaines. En tant que coach Viktor avait toujours été sur la glace, effectuant parfois les enchainements avec lui afin de montrer à son protégé une meilleure posture, un meilleur angle d'approche pour un saut.  

Il observa le russe se mettre en place sous les applaudissements du public. Il ne comprenait pas la langue et ne savait donc pas ce que les commentateurs pouvaient dire, mais il pouvait reconnaitre la joie dans leurs intonations. Le pays devait être heureux du retour de leur champion. Malgré lui, Yuri l'était aussi. Une partie de lui savait que de garder Viktor auprès de lui était un crime, que le russe avait sa place sur la glace et non pas à côté. Mais il avait été égoïste, il avait cru pouvoir garder la personne qui comptait le plus pour lui. Oh comme il s'était trompé. Il avait payé le prix fort pour son crime, il le payait encore.

Dès les premières notes de musique Yuri se retrouva figé devant l'écran. Cette mélodie... Yuri on Ice. Viktor reprenait son programme. Le programme qu'il avait chorégraphié pour Yuri. Le programme qui retraçait la carrière du patineur japonais. Yuri avait vu des vidéos de ses propres performances, c'était nécessaire pour s'améliorer. Mais de voir Viktor exécuter son programme était totalement différent. Était-ce que Viktor avait ressenti lorsque Yuri avait repris son programme Stay close to me ? Non surement pas, parce que contrairement à Yuri Viktor reprenait les figures à la perfection. Pas le moindre balbutiement, le rythme était parfait, les sauts précis, il n'y avait absolument aucune critique à faire. Et pourtant Viktor avait l'air si triste... Était-ce sa façon de dire adieu à Yuri ? Tout avait commencé lorsque Yuri avait repris son programme, il était presque logique que les choses se terminent ainsi. La boucle était finalement bouclée.

Yuri éteignit le téléphone de Mari sans regarder la fin de la prestation. Il en avait vu assez pour comprendre ce dont il était question. Il n'avait pas besoin d'en voir plus. Il ne pouvait pas en voir plus. Distraitement, il essuya les larmes qui avaient commencer à couler le long de ses joues. C'était terminé. Viktor venait de lui montrer qu'il s'en sortirait parfaitement sans lui. Yuri respecterait son souhait, il n'essayerait plus jamais de le contacter.

Il posa le téléphone de Mari sur son bureau et se dirigea vers son placard. Il en sorti le sac contenant ses patins. Il avait une nouvelle résolution, cette fois-ci il s'y tiendrait. Viktor était mieux sans lui, il fallait juste que Yuri réapprenne à vivre sans lui. Ce n'était pas l'impossible, il lui faudrait juste un peu de temps... Il enfila son sac à dos et descendit, enfilant une paire de basket dans l'entrée. Alors qu'il s'apprêtait à sortir, sa mère fit son apparition. Ils se regardèrent un instant, la surprise se lisant dans les yeux de sa mère. Yuri n'avait pas sorti ses patins depuis son retour, son étonnement était assez logique. Mais Yuri ne lui laissa pas le temps de parler.


« Demain j'irai en ville. J'irai postuler dans les agences, voir s'ils recrutent des informaticiens. Et s'il n'y a rien j'irai peut-être tenter ma chance à Tokyo.   »

Il passe la porte et se mit à courir vers la plage. Il avait quelque chose d'important à faire. La vidéo de Viktor avait été comme une claque en pleine figure. Choquante, meurtrissante. Il fallait que ça s'arrête. Il était temps pour Yuri de se débarrasser des derniers vestiges de son ancienne vie. Demain il redeviendrait un japonais totalement typique, se fondant dans la masse. Demain il redeviendrait invisible aux yeux de tous.

Arrivé à destination, il retira le sac de son dos. À cette heure-ci le ponton était vide de pêcheurs ou de promeneurs. Il faut dire qu'il ne faisait pas très chaud non plus en bord de mer. Yuri était donc seul. Seul avec ses pensées. Il ferma les yeux quelques instants et inspira longuement. Lorsqu'enfin il rouvrit les yeux, il jeta le sac qu'il avait dans les mains de toutes ses forces. Le sac parcourut quelques mètres dans les airs avant de toucher la mer et de s'enfoncer rapidement dans ses profondeurs.

Yuri Katsuki, patineur professionnel était mort. Demain, Yuri Katsuki, simple employé à la recherche d'un emploi ferait face au monde. C'était mieux ainsi.





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Viktor Nikiforov
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Sam 31 Déc - 18:05


Fragile comme de la glace…
○ feat. Yuri Katsuki ○


Se reconstruire….

C’était devenu la priorité absolue de Viktor. Il ne pouvait plus rester ainsi à passer sa vie à déprimer de ne plus être auprès de Yuri. Un mois…. Voilà…. Ça faisait un mois que le Grand Prix était fini et ça faisait un mois précisément, jour pour jour, que Viktor et Yuri s’étaient séparés à Barcelone.

C’est fou ce que le temps peut être étrange. Il peut passer à la fois vite et aussi extrêmement lentement. Viktor n’arrivait pas à choisir entre les deux. Ses nuits blanches à revoir le visage de Yuri se graver sur ses paupières closent lui donnaient l’impression que le temps avait suspendu son envol. Un peu comme s’il souhaitait faire comprendre à Viktor que quoi qu’il fasse, peu importe les jours, les semaines ou les années, il ne pourrait jamais l’effacer de sa mémoire.

Et puis un mois…. C’était passé très vite aussi. Viktor revoyait la scène de la chambre d’hôtel se rejouer dans sa tête comme si c’était hier. Il y avait eu tant d’erreurs commises ce jour-là. Si on lui avait demandé à choisir un pouvoir magique, il aurait porté son choix sur les voyages temporels. Cela lui aurait permis de retourner ce matin-là et d’effacer tout ce qui n’avait pas été. A commencer par sa bague qu’il avait provisoirement retiré. Peut être qu’en la voyant sur la table de chevet Yuri avait songé que Viktor le reniait. Et puis… il aurait surtout effacé les mots affreux qu’il avait prononcé à l’encontre du beau japonais. Ça avait été cruel et hautement prétentieux. Viktor Nikiforov, tout aussi talentueux qu’il l’était, n’avait jamais été quelqu’un de vaniteux ou d’imbu de lui-même. Sauf cette fois…. Sur un coup de colère… Pare qu’il avait eu peur et qu’il avait été incapable de gérer ses sentiments autrement qu’en blessant Yuri…

Un mois…. Déjà. Un mois seulement…

La décision d’arrêter le patinage avait été sans appel. Il n’était pas revenu dessus et il n’y reviendrait jamais. Il n’allait pas se débarrasser de ses affaires pour autant. Il les avait rangés dans une partie de son armoire un peu comme des reliques d’un passé révolu pour l’éternité. Peut être que dans plusieurs années, il sourirait en revoyant ses vieux patins à la lame dorée et usée. Il s’amuserait peut-être de ses tenues de compétition ayant mal vieillies aussi… Mais pour l’heure, chaque chose ayant appartenu au monde du patinage le faisait souffrir atrocement. Parce que ça le rattachait à Lui… A Yuri…

Viktor s’allongea sur son sofa. Il remonta un petit plaid autour de ses épaules pour s’éviter de frissonner. Heureusement que Makkachin s’était allongé sur ses jambes comme une carpette pour venir lui apporter un peu de chaleur supplémentaire. C’était agréable et Viktor tendit sa main pour la passer dans le doux pelage de l’animal. Ce dernier releva la tête pour le regarder avant de fermer les yeux et de reprendre sa position remplie de flemmardise ! Qu’est-ce que ça devait être bien d’être un chien….

Une douce mélodie attira l’attention de Viktor. Il tendit sa main sur la table basse pour attraper son téléphone portable. Il venait de recevoir un message. Un message de Phichit Chulanont, patineur thaïlandais et accessoirement meilleur ami de Yuri. Depuis que Viktor lui avait fourni son numéro de téléphone, c’était la première fois que le thaï le contactait. Viktor alla directement sur sa messagerie consulter le texto.

Ha…. Evidement…. Ça concernait Yuri. En tant qu’excellent meilleur ami, Phichit venait prendre des nouvelles pour essayer de recoller les morceaux entre les deux patineurs. Mais c’était trop tard. Si seulement il savait…. Si seulement il savait le mal qu’ils s’étaient mutuellement fait

Un soupire s’échappa des lèvres de Viktor alors que des doigts pianotaient une réponse. Un détail le chiffonnait dans le message de Phichit. Il insinuait que c’était lui, Viktor, qui était parti loin de Yuri. Mais la vérité était tout autre. C’était bel et bien Yuri qui lui avait demandé de dégager de sa vie. Est-ce que Phichit avait bien compris ? Est-ce que Yuri lui avait menti en arrangeant la vérité à sa façon et en le faisant passer pour le « méchant » de l’histoire ? Non… ça ne correspondait vraiment pas au caractère du gentil japonais.

Pour le coup, Viktor était troublé… Est si…. et si tout cela n’était que le résultat d’une incompréhension ? D’un quiproquo ? Est-ce qu’ils étaient chacun de leur coté en train de fiche en l’air leur vie pour quelque chose qu’ils n’auraient pas compris ? Ça aurait pu expliquer bien des choses mais Viktor n’osait pas à cette version. Et puis… Yuri avait été clair… il le détestait. Il le lui avait dit clairement le soir de son anniversaire.

Les doigts de Viktor pianotèrent sur le petit écran de son téléphone. Phichit venait de lui avouer n’avoir jamais vu Yuri dans un tel état. Le cœur de Viktor se serra. Qu’avait-il, son précieux Yuri ? Le Ruse était angoissé à l’idée de savoir le malheur et le mal-être dans lequel pouvait se retrouver plonger le japonais. Il ne put s’empêcher de demander des nouvelles à Phiphit alors que son estomac noué ne cessait de le tourmentait dans l’attente d’une réponse qu’il espérait rassurante.

De nouveau, ses doigts s’activèrent sur le petit écran. Il alla dans le menu des numéros bloqués. Celui de Yuri était le seul à y figurer. Il se mordilla la lèvre avant de lever le verrou. Il appuya sur le nom de son ancien protégé. Sa photo et son numéro prirent immédiatement toute la taille de l’écran. Il lui suffisait juste à presser la petite touche verte pour émettre l’appel… Rien qu’une pression… une toute petite….

Finalement, ne trouvant pas le courage, Viktor préféra quitter. Il se contenta juste d’envoyer un dernier message à Phichit. Sa résolution était prise et c’était la bonne Yuri le haïssait alors à quoi bon continuer à se battre contre du vent ? A quoi bon vouloir aimer un fantôme du passé ? Il n’avait plus qu’une seule chose à faire : se reconstruire… l’oublier….



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Yuri Katsuki
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Jeu 5 Jan - 0:03

And a Happy New Year...


Yuri n'avait jamais pris conscience que l'expression 'Avoir le coeur brisé', n'était pas qu'une simple expression. Il avait littéralement le cœur en morceaux, et ce depuis près d'un mois. Depuis Barcelone. Depuis la finale. Depuis ce matin là dans cette chambre d'hôtel. Encore, si cela n'avait été que ça. Mais depuis cette horrible journée, son cœur s'effritait un peu plus à chaque nouvelle de son ancien entraineur. Il l'avait d'abord revu, devant lui, à Yu-topia. Ensuite, il l'avait appelé le jour de noël, dans un élan de folie crée par l'alcool, et finalement il avait vu sa prestation à St Pétersbourg. A chaque fois qu'il pensé être brisé pour de bon, Viktor réapparaissait pour le faire craquer encore un peu plus. Comme une malédiction dont il ne semblait pas pouvoir se débarrasser...

Mais il avait décidé de se reprendre en main, et en quelque sorte il y arrivait. Oh non, les cauchemars n'avaient pas cessés, ce serait bien trop facile. Mais il avait définitivement raccroché les patins, les envoyant au fond de la mer pour de bon. Littéralement. Il avait supprimé toute application de son téléphone qui pourrait lui apporter des nouvelles du monde du patinage artistique ou des personnes qui en faisaient partie. Il n'avait pas fait de déclaration officielle, sachant très bien que cela attirerait encore plus l'attention. Une attention dont il ne voulait pas, surtout pas en ce moment. Non, il se contenterait de ne pas se présenter aux Nationales, ni à aucune autre compétition. Les journalistes et le reste du monde tireraient leurs propres conclusions bien assez vite. Ce n'était plus son problème.

Katsuki Yuri serait désormais un membre productif de la société japonaise. Enfin, dès qu'il trouverait du travail. Il avait déjà commencé à effectuer quelques petits travaux, mais pour l'instant aucun poste n'était disponible à temps plein. Alors en attendant il aidait à Yu-topia lorsqu'il y avait besoin d'aide et passer le reste du temps à courir, à faire du sport. Hors de question de se laisser aller et de prendre des kilos encore une fois. De toute manière, il n'avait pas réellement faim ces derniers temps. Il mangeait parce qu'il le fallait, mais il voyait bien que sa mère mourrait d'envie de lui faire avaler quelques bols de katsudon. Il n'en avait pas mangé depuis ce qui lui semblait être une éternité.

La vie de Yuri avait repris l'ordinaire quotidien d'un japonais typique. Manger, dormir, travailler. Rien de bien passionnant, certes, mais le simple fait de ne pas se lamenter sur son sort était une sorte d'exploit lorsque l'on connaissait le caractère du patineur. mais il ne pouvait pas se le permettre, il se l'était promis à lui même. Il fallait aussi avouer que la présence d'une certaine personne à Yu-topia était une excellente motivation. Phichit était une bénédiction aussi bien qu'une horreur à vivre. Le jeune Thai avait débarqué un beau jour sans que Yuri comprenne le pourquoi du comment. Il était arrivé avec sa valise, déclarant qu'il allait vivre quelques temps à Yu-topia avec Yuri. Le japonais n'était pas idiot, il savait bien que Phichit était là pour le soutenir. C'était la plus belle chose qu'un ami pouvait faire. C'était aussi la pire. Parce que contrairement aux autres Phichit voyait clair dans le jeu de son ami. Il n'avait pas besoin de le dire, Yuri le voyait dans son regard. S'il réussissait à faire croire aux autres que tout allait bien, son ancien colocataire n'était pas dupe. Il avait cherché à avoir des explications, il avait eu droit à la même que sa famille. Viktor et lui faisaient maintenant routes séparées, point final.

La première fois que Phichit avait tenté d'entrainer Yuri à la patinoire il avait pu prétexter un entretien. La deuxième fois aussi. Mais bien vite il avait compris que Yuri ne mettrai plus les pieds dans une patinoire de sitôt. Yuri aurait voulu l'accompagner, sincèrement, mais c'était encore au dessus de ses forces. Peut-être qu'un jour il pourrait remettre les pieds dans ce lieu qui avait été comme une seconde maison pour lui, mais pas encore. Les blessures étaient trop fraiches.





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Viktor Nikiforov
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Jeu 5 Jan - 11:23


Fragile comme de la glace…
○ feat. Yuri Katsuki ○


Viktor avait tout essayé pour oublier Yuri. Mais avait lutté pour ne pas s’enfoncer dans la dépression mais rien à faire. Sa longue et inexorable chute vers les ténèbres n’avait pas pu être empêchée. Tout ce qui le rattachait au patinage ne faisait que lui rappeler l’absence de Yuri à ses côtés. Une absence qu’il lui était impossible de combler. Une absence qu’il ne voulait pas combler. La place laissée vacante par son ancien protégé ne pouvait être rétribuer à un autre. Viktor se le refusait. Il n’y avait que Yuri pour être capable de se tenir à ses cotés.. Yuri… Rien que lui… Pour toujours.

La révélation qu’avait fait Yurio sur leur relation dans une sordide chambre d’hôtel à Barcelone n’avait fait que plonger Viktor encore davantage dans le désespoir et le chagrin. En plus d’avoir fait de la peine à Yuri, il avait sali Yurio suite à une trop forte consommation d’alcool. Et il n’en gardait aucun souvenir. Il n’aurait pas su dire si c’était mieux ou pire…. Toujours est-il que Yurio, lui, s’en souvenait parfaitement et lui reprochait son comportement honteux ! Et il avait bien raison. Viktor se le reprochait lui-même. Il se trouvait absolument abjecte d’avoir pu faire une telle chose au tout jeune patineur russe. Ce n’était qu’un gosse…. Il n’avait absolument pas le droit d’avoir une quelconque relation intime avec lui. Surtout si c’était pour se tirer après comme si de rien était… Fallait-il être réellement un connard pour agir comme ça…

Il parait que c’est dans les ténèbres les plus sombres qu’apparaissent les lumières les plus brillantes. Viktor avait attendu une lumière pendant des semaines. Il avait songé, le jour de son anniversaire, que cette étoile arrivait enfin. Le nom de Yuri s’affichant sur l’écran de son téléphone avait fait bondir son cœur de joie dans sa poitrine… Mais finalement ce dernier avait volé en éclats dès les premières paroles prononcées. Ce jour-là, Viktor compris qu’avec Yuri Katsuki, plus rien n’était possible. Ni l’amour, ni l’amitié…. Le néant.

Et finalement, l’aide tant désirée arriva un jour où Viktor ne s’y attendait pas. L’annonce officielle de son arrêt du patinage avait été comme un coup de tonnerre dans le milieu des sports sur glace. Cela avait alimenté bien des journaux et des conversations. En ouvrant la porte de son appartement un matin, Viktor avait trouvé un visage familier. Un visage qui avait changé avec les années. Mais un visage qu’il était heureux de retrouver.

Lukas Lindemann était un ancien patineur que Viktor avait rencontré il y a plusieurs années lorsqu’il portait encore ses cheveux longs et que sa carrière n’était qu’à ses balbutiements. Le garçon allemand était gentil, jovial et extrêmement intéressant. A force de se retrouver aux différentes compétitions, ils avaient fini par sympathiser et devenir de véritables amis. Pour Viktor, qui avait passé toute son enfance sur la glace comme un gamin reclus dans sa passion, Lukas était son premier et véritable ami. Ils avaient réussi à tisser des liens forts qui perduraient au delà des compétitions. Ils s’envoyaient régulièrement des messages sur leurs téléphones pour s’encourager, se féliciter, prendre des nouvelles ou tout simplement discuter. Et puis, lors des Jeux Olympiques de Vancouver au Canada il y a 6 ans de cela, Lukas expliqua à Viktor qu’il arrêtait le patinage. Il allait s’engager dans l’armée allemande et il ne lui serait plus possible de continuer à patiner…. Pour Viktor cette nouvelle avait été un raz de marée. Ils s’étaient promis de ne pas perdre contact mais le temps faisant son office, les deux garçons avaient fini par ne plus pouvoir se parler…. Désormais leur amitié se conjuguait au passé.

Et pourtant c’était bien Lukas qui était là… Choqué d’apprendre la nouvelle de la retraite de Viktor, l’allemand avait tout de suite remarqué au visage attristé de son ami que quelque chose n’allait pas. Il n’avait pas hésité une seconde à débarquer à St Petersbourg pour comprendre le fin mot de l’histoire et pour le soutenir dans cette épreuve qu’il semblait avoir bien du mal à traverser.

Viktor se confia. Pour la première fois il réussit à poser des mots sur ses sentiments et sur la douleur qu’il ressentait. Il expliqua tout… Son amour pour Yuri, leur promesse de mariage échouée, la dispute à Barcelone, les mots horribles qu’il lui avait dit, le baiser, le départ, la séparation, les cauchemars nocturnes et les nuits blanches…..

Ce fut comme si Viktor se délestait soudainement d’un fardeau, d’un boulet qu’il trainait à son pied et qui l’entrainait chaque jour un peu plus vers le fond. Il pleura dans les bras de Lukas. Beaucoup… Longtemps… Jusqu’à s’endormir contre lui d’épuisement.

Mais le lendemain, étrangement, Viktor se sentait un peu mieux. Le ciel lui paraissait moins obscurci par les nuages épais. Sa peine, bien que toujours présente, semblait s’être légèrement atténuée. La présence de Lukas y était pour beaucoup. Il ne faisait pas de Yuri un sujet tabou dont il fallait éviter de parler. Au contraire. Il forçait Viktor à être confronté à la réalité. Le patinage et Yuri…. Deux choses dont il avait besoin dans la vie.

Lukas avait squatté chez lui pendant un peu plus d’une semaine. C’était agréable d’avoir une personne sur qui s’épauler. D’avoir quelqu’un avec qui parler. D’avoir une présence, un soutien, un réconfort…

Et puis un soir, Lukas était arrivé avec son sourire et son regard pétillant. Il avait claqué quelque chose sur la table du salon faisant sursauter Viktor. Sous la large main de son ami allemand se trouvait un billet d’avion pour le Japon…. Il n’y avait pas eu besoin d’explication. Viktor s’était jeté dans les bras de Lukas auxquels il s’agrippa de toutes ses forces. Il n’avait pu lui prononcer qu’un mot.

«  Merci…… »


XXXXXXXXXXXXXX

Avec l’aide de Lukas Viktor avait fini par comprendre plusieurs choses :

1~> Il était vain et stupide d’essayer de supprimer Yuri de sa vie. Il l’aimait du plus profond de son cœur et de son âme, c’était un fait que rien ni personne ne pourraient effacer.
2~> Leur dispute était stupide ! Selon Lukas, elle tenait davantage d’un quiproquo qui avait pris des proportions démesurées en raison de leurs émotions trop vives et de leur déception trop grande.
3~> S’il ne faisait pas le premier pas, Yuri ne le ferait pas non plus. Parce que ce n’était pas dans le caractère timide et extrêmement réservé et introverti du Japonais. Il devait déjà se mordre les doigts pour l’incident de l’anniversaire, il n’allait pas oser le recontacter ou se présenter devant lui de nouveau
4~> La fierté c’est bien mais en avoir trop c’est nul ! Il fallait parfois réussir à faire preuve d’abnégation pour préserver les choses et les personnes auxquelles on tient vraiment.

C’est donc fort de toutes ces certitudes que Viktor avait rejoint le Japon. Il lui fallait impérativement revoir Yuri. Ils devaient crever l’abcès une bonne fois pour toute. Et si Yuri le rejetait encore et bien… Viktor n’aurait pas de remord à avoir. Il aurait fait tout ce qui était humainement possible et imaginable pour sauver leur amour.

Alors voilà, après plusieurs heures de voyage, Viktor était de retour à Hasetsu et à Yutopia. Il avait été accueilli par la mère de Yuri. Il s’était poliment excusé avant de lui expliquer la raison de sa visite : mettre un terme à la dispute entre son fils et lui. Elle avait paru enchantée et soulagée d’entendre de telles paroles. Comme si elle les avait secrètement attendu et espéré. Malheureusement, elle fut dans l’obligation de lui apprendre que Yuri n’était plus à Hasetsu. Il avait trouvé un emploi d’informaticien à Fukuoka où il passait ses journées à bidouiller et réparer des ordinateurs. Viktor ne put s’empêcher de sourire. Il ignorait que Yuri s’y connaissait en informatique et il prit conscience qu’il devait encore exister un tas de choses qu’il ne savait pas sur Yuri. Toutes ces choses, Viktor avait hâte de les découvrir.

Aidé et accompagné par Mari, la sœur de Yuri, Viktor se rendit à la gare ferroviaire et il réserva un billet pour le prochain train en direction de Fukuoka. Mari avait écrit l’adresse du travail de Yuri sur un bout de papier et elle lui expliqua qu’il finissait de travailler à 17h30.

Le trajet séparant Fukuoka d’Hasetsu était relativement court – même pas deux heures – en plus d’être agréable. Le train longeait la côte ouest du Japon et la vue de la mer calme et scintillante apaisait les appréhensions de Viktor à l’idée de leurs retrouvailles. Et si ça se passait mal ?

Fukuoka était une ville bien plus grande que Hasetsu. Viktor avait appris par cœur l’adresse écrite sur le morceau de papier dans l’éventualité où il viendrait à le perdre. La nuit commençait doucement à envelopper la ville. La boutique où travaillait Yuri n’était pas très loin de la gare, parait-il. Viktor jeta un coup d’œil à sa montre. Il était 17h…

Il lui fallut demander son chemin à plusieurs personnes. Certains l’envoyèrent dans une direction complétement paumée où il eut l’impression de s’éloigner de la gare plus qu’autre chose. C’est en courant qu’il revient sur ses pas. Il ne cessait de se répéter l’adresse dans sa tête comme une sorte de psalmodie à laquelle il se raccrochait. Finalement il tomba sur une jeune étudiante en uniforme scolaire. Munie d’un stylo, elle dessina le plan exact sur le morceau de papier contenant l’adresse. Elle connaissait parfaitement la boutique pour y avoir fait réparer son pc à de nombreuses reprises. Viktor la remercia chaleureusement avant de se mettre à courir. Les aiguilles de sa montre lui indiquèrent qu’il était 17h27…

Jamais Viktor n’avait couru aussi vite. Il bousculait les gens et leur criait à la cantonade des excuses sous leurs regards courroucés et outrés. Ha ces étrangers…. Finalement, Viktor arriva devant la fameuse boutique. L’enseigne lumineuse était éteinte et il son premier réflexe fut de consulter sa montre. 17h 38

Il resta figé. Son regard était braqué sur la devanture fermée. Il l’avait loupé ? Yuri était déjà parti ? Mais où ? Il l’avait peut-être croisé en venant ici et dans sa course effrénée il ne l’avait pas vu…. Est-ce que Yuri était rentré chez lui ?

Les épaules de Viktor s’affaissèrent. Il baissa la tête, ses cheveux souples venant caresser sa joue alors que son regard se perdait dans une contemplation fixe du bitume sous ses pieds. Finalement il avait échoué… C’était peut-être un signe du destin… Le signe qu’ils n’étaient pas fait pour être ensemble…

Un bruit et un mouvement le firent sortir de la torpeur dans laquelle il se glissait. Viktor releva doucement la tête qu’il tourna en direction de la boutique. Là, sur le pas de la porte, se tenait Yuri. Son visage surpris l’informa qu’il ne s’attendait pas à le voir ici. Les deux garçons étaient l’un en face de l’autre. Chacun plus surpris que son vis-à-vis. Viktor sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine. Les battements étaient tellement puissants qu’ils en étaient presque douloureux. Baigné dans la pénombre, ses lunettes larges encadrant ses yeux noisettes, Yuri le regardait sans rien dire, attendant certainement une explication à la présence du Russe ici.

Les mains de Viktor se serrèrent. S’il était parti ce matin de son pays natal ce n’était pas pour se dégonfler si près du but qu’il s’était fixé. Il fit quelques pas pour réduire la distance le séparant du Japonais mais resta toutefois pas trop proche de lui pour ne pas l’étouffer

« Yuri…. »

Sa voix tremblait. Il dut déglutir et se reprendre pour ne pas craquer.

« Laisse-moi parler s’il te plait…. Je sais… Je sais que je t’ai déçu plus que personne auparavant. Je sais que tu me déteste, que tu ne veux plus me voir…. Tu as parfaitement le droit de me haïr pour tous les mots que je t’ai balancé et pour toutes les promesses que je t’ai faite sans être capable de les respecter.. »

Il marqua un petit temps d’arrêt avant de plonger son regard dans celui de Yuri

« Tout ce qu’on a fait…. Tout ce qu’on a vécu ensemble…. Ces longs mois côte à côte… Ce n’est pas plus important que cette défaite au Grand Prix ? Il n’y avait que la victoire qui comptait pour toi ? Ce qu’on a vécu, toutes ses étreintes et ses belles paroles… Ce n’était que du vent ? »

Viktor avait envie de faire un pas vers lui mais il n’y arriva pas. Ses pieds semblaient soudainement être coulés sur place.

« Une victoire…. Ce n’est jamais qu’une médaille qui pend bêtement autour du cou et qui finit par prendre la poussière au fin fond d’un appartement ou dans un coin de la mémoire des gens…. »

Il tourna la tête sur le côté, incapable de soutenir davantage son regard

« J’avais cru… qu’entre nous c’était différent. Plus fort que la défaite…. Plus important que la victoire… Parce qu’on était ensemble, tout simplement… »



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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Mer 11 Jan - 0:17

Nouveaux départs...

Yuri n'était pas connu pour être la personne la plus équilibrée de sa famille. Son anxiété prenait régulièrement le dessus sur ses intentions, que se soit dans le patinage ou dans sa vie quotidienne. Mais depuis qu'il avait décidé de réellement reprendre sa vie en main, il y était parvenu. À sa façon. Il avait renoncé au monde du patinage, il avait renoncé à Viktor, il avait renoncé à tout ce qui ne constituait pas la vie typique d'un japonais moyen. On ne pouvait pas dire que c'était la meilleure chose à faire d'un point de vue purement psychologique, mais pour le moment c'était la seule chose qui lui permettait de tenir debout. Il savait que s'il gardait contact avec le milieu du patinage il n'avancerait jamais. Et à 24 ans, il ne pouvait plus se permettre de vivre aux crochets de ses parents. Il fallait qu'il trace sa propre voie.

Il avait été surpris par l'apparition de Phichit, il avait faillit repartir en arrière, replonger dans les tourments qui l'avaient accablé. Mais il avait décidé de fermer une partie de son cœur et toute la gentillesse de son meilleur ami ne l'avait pas fait s'ouvrir de nouveau. La présence du Thai avait tout de même fait du bien à Yuri, il savait ainsi qu'il n'était pas seul. Et lorsque le jeune patineur avait compris que son ami ne parlerait ni de la finale, ni de Viktor, ils avaient tout de même passés de bons moments ensemble. Mais Phichit était en pleine saison, il devait s'entrainer pour les Quatre Continents. Yuri quant à lui, était en pleine recherche d'emploi, ce qui lui prenait aussi énormément de temps. Finalement il avait trouvé un mi-temps, mais à plus d'une heure et demi de train de chez lui. Le voyage lui prenait une bonne partie de son temps, mais au moins à Fukuoka, il ne connaissait personne -et personne ne le reconnaissait-, ce qui lui permettait d'avoir l'esprit tranquille. Il effectuait son travail, simplement, calmement. Son employeur tenait une boutique de réparation informatique, mais se faisait trop vieux pour ce travail. Il avait donc engagé Yuri pour s'occuper de la partie informatique, pendant que le vieil homme gérait les clients. Ainsi Yuri n'avait de contact qu'avec son patron, ce qui était un autre bon point pour l'ancien patineur. La paye n'était pas exceptionnelle, mais suffisante pour le moment. Et cela lui permettait d'ajouter de l'expérience à un cv complètement vierge. Les boites informatiques se fichaient bien de savoir que Yuri avait été en finale du Grand Prix de patinage artistique.

L'absence de Yuri de Yutopia, et le besoin des conseils de son entraineur forcèrent Phichit à repartir rejoindre Celestino. Yuri ne pouvait que l'encourager. Il ne voulait pas que le Thai prenne du retard par sa faute, il en était hors de question. Il avait déjà gâché sa propre carrière, il n'allait pas infligé le même sort à son meilleur ami. Même s'il ne voulait plus rien à voir avec le monde du patinage, Yuri souhaitait sincèrement que son ami réussisse sa carrière. Il le méritait largement. Ainsi avec le départ de Phichit, Yuri entra dans une routine quotidienne totalement banale. Il se levait, allait travailler, faisait du sport lorsqu'il en avait l'occasion. Rien de bien passionnant en somme. Il s'enfonçait dans une routine dont il n'avait aucune intention de sortir. Enfin, ça c'était avant de trouver Viktor qui l'attendait à la sortie de son travail...

La surprise de voir Viktor le fit se figer sur place. Comment l'avait-il trouvé ? Pourquoi était-il la ? Il n'avait surement pas fait des milliers de kilomètres juste pour enfoncer Yuri un peu plus, tout de même ? La stupeur le rendait muet. Enfin, même sans cela, qu'aurait-il pu bien dire ? La dernière fois que Yuri avait contacté Viktor il avait été ivre, ses paroles avaient dépassé sa pensée et les conséquences s'étaient faite immédiate. Viktor l'avait banni de sa vie, et Yuri ne pouvait lui en vouloir. Il avait fait la même chose, d'une certaine manière en se coupant du patinage. Alors Yuri se contenta de regarder Viktor en silence, cherchant une explication à ce qui se passait.

Instinctivement, lorsque Viktor fit un pas vers lui, le japonais recula. Ils ne s'étaient pas retrouvés si proche l'un de l'autre depuis Yutopia, mais leur dernier contact réel avait été à Barcelone. Leur étreinte, leur baiser...


« Yuri…. »

La voix de Viktor le sortit de ses pensées, faisant réagir le japonais.

« Viktor. Que- Qu'est-ce que-... ?  »

Il ne savait même pas faire une phrase complète. Mais Viktor pris la parole, dévoilant tout ce qu'il n'avait certainement pas pu exprimer avant.

« Laisse-moi parler s’il te plait…. Je sais… Je sais que je t’ai déçu plus que personne auparavant. Je sais que tu me détestes, que tu ne veux plus me voir…. Tu as parfaitement le droit de me haïr pour tous les mots que je t’ai balancé et pour toutes les promesses que je t’ai faite sans être capable de les respecter.. »

Yuri se taisait, incapable de dire quoi que se soit. Viktor pensait vraiment qu'il le détestait ? C'était ce qu'il lui avait dit à noël, mais pourtant c'était tellement loin de la vérité. Comment expliquer que ce n'était pas Viktor qu'il détestait, mais lui même. Il se détestait pour avoir cru à des chimères. Pour avoir cru qu'ils avaient une chance ensemble, sur la glace et dans la vie. Yuri avait passé sa vie à douter de lui, et au moment où il trouvait la confiance en lui, il n'aboutissait à rien. Il se détestait pour avoir cru être meilleur qu'il ne le serait jamais. La présence de Viktor lui avait donné ce sentiment d'être spécial, d'être important. Mais au final, il n'était rien. Et il se détestait pour ça. Il avait reporté son ressentiment sur Viktor, mais il n'était en rien responsable des échecs de Yuri.

Yuri aurait voulu pouvoir s'éloigner, pouvoir ne pas écouter Viktor parler. Il avait renié ce monde, cette relation, il ne pouvait pas y replonger, il ne le voulait pas. Il ne pourrait pas ramasser les morceaux de son cœur une nouvelle fois. Mais Viktor continuait, s'exposant devant Yuri comme jamais. Yuri ne pouvait détourner son regard du russe.

La victoire ? Viktor pensait vraiment que Yuri n'en avait qu'après la médaille ? Oui gagner l'or aurait été magnifique, mais pas juste pour le fait d'avoir gagner ! C'était un symbole ! La preuve que leur entrainement, que leurs efforts, que leur relation, que tout ça n'avait pas été en vain. Que Yuri n'avait pas fait qu'enlever Viktor à la gloire qui était sienne. Qu'ils étaient quelque chose, ensemble.

Et pourquoi Viktor lui faisait-il tous ces reproches ? C'était lui qui avait choisi de partir le premier ! Yuri n'avait fait que suivre le mouvement ! Pourquoi le russe venait-il ressasser tout ça maintenant ? Yuri était partager entre l'envie de pleurer et de mettre une baffe à Viktor. Il voulait fuir cette rue aussi, il voulait retourner chez lui. Les passants commençaient à porter leur regard sur eux, rendant le japonais encore plus mal à l'aise. Il avait commencé une nouvelle vie, qui était donc Viktor pour se permettre de venir rompre la monotonie qu'il avait choisi ?!


« J’avais cru… qu’entre nous c’était différent. Plus fort que la défaite…. Plus important que la victoire… Parce qu’on était ensemble, tout simplement… »

C'en était trop. Yuri ne pouvait en supporter d'avantage. Viktor n'avait pas le droit de se faire l'écho de ses propres pensées. Certes Yuri avait peut-être été trop loin dans ses paroles, mais ce n'était pas lui qui avait renié leur relation le premier !

« Tu n'as pas le droit de dire ça ! Tu n'as pas le droit de débarquer de nouveau dans ma vie comme ça ! »

Yuri entendit un bruit dans le magasin derrière lui. Il ne fallait pas que son patron le trouve en pleine dispute ainsi, ça ne ferait vraiment pas bon genre. Et le jeune homme avait besoin de garder ce travail. Il attrapa la manche de Viktor et l'attira dans une ruelle quelques mètres plus loin. Une fois à l'abri des regards indiscrets Yuri lâcha Viktor et lui fit face. Il s'était contenu depuis si longtemps. il avait tellement enfoui en lui, sans jamais ne parler de rien à personne, que d'un coup les vannes se brisèrent. Lui qui s'était promis de ne jamais plus pleurer pour Viktor ne put que rompre se serment. Les larmes coulaient librement sur ses joues, en même temps que se déversaient ses paroles.

« Tu crois vraiment que c'est une stupide médaille que je voulais ?! Tu crois vraiment que j'aurais tout quitté à cause d'une médaille ?! C'est de ta faute ! C'est toi que je voulais rendre fier ! Toujours, depuis le début ! À chaque fois que je patinais c'était pour toi ! Pour montrer au monde ce que tu représentes pour moi ! »

Maintenant qu'il avait commencé, Yuri ne pouvait plus s'arrêter. Tout ce qu'il n'avait jamais osé dire, tout ce qu'il n'avait jamais su exprimer auparavant prenait forme.

« Toi ! Avec tes sourires, tes câlins, tes rires ! Tu es rentré dans ma vie sans rien me demander, comment j'aurais pu m'y préparer ? Le grand Viktor Nikiforov qui porte un intérêt soudain pour le pauvre patineur que j'étais. On dirait presque une des ces comédies romantiques que Mari adore. C'est tellement stupide...  »

Il aurait du se stopper. Il aurait du ne rien dire de plus. Mais c'était trop tard. Les mots ne voulaient plus s'arrêter. Ils sortaient librement de sa bouche sans son consentement.

« Je devrais tellement te détester. Je voudrais tellement le pouvoir. Mais je ne peux pas. J'étais tellement stupide de croire que ça pourrait fonctionner. Je l'ai compris trop tard, que ce que je ressentais pour toi ce n'était pas juste de l'affection. Mais... Viktor je ne peux pas. Je suis désolé pour Noël, je ne pensais vraiment pas ce que je t'ai dit. C'était complètement idiot de ma part. »

Il aimerait tellement pouvoir effacer cette dernière année de sa mémoire, mais ce n'est pas possible. Il n'oublierait certainement jamais Viktor, mais il pouvait faire semblant. Il était assez doué à ce jeu la. Il était temps que la partie reprenne. Les conséquences de cette rencontre seraient déjà bien assez lourdes, il fallait que tout ça s'arrête pour de bon. Une bonne fois pour toute.  

« Il faut qu'on arrête de se faire du mal. Toi et moi, c'est du passé. J'ai une vie loin du patinage maintenant, alors que toi... J'ai vu ta représentation de l'an... Ce programme te convenait bien mieux qu'à moi. La Russie doit être heureuse d'avoir retrouvé son champion. »

Yuri enleva ses lunettes et tenta vainement d'essuyer ses larmes. Le monde était devenu flou autour de lui, cela correspondait si bien à son état actuel que s'en était presque comique. Yuri passa les mains autour de son coup, saisissant la chaine qui ne l'avait jamais quitté jusqu'alors. Il l'enleva et s'approcha de Viktor, la lui tendant.

« Reprend le, si tu veux. Plus de promesses, plus de symbole, plus rien. Je n'ai pas réussi à le jeter avec mes patins. Mais il faut que ça cesse. Je ne peux pas te laisser me briser le cœur encore une fois Viktor. Je ne pourrais plus le supporter. Ça fait trop mal. »




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Viktor Nikiforov
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MessageSujet: Re: [ Terminé ] Fragile comme la glace // Viktor   Dim 15 Jan - 23:36


Fragile comme de la glace…
○ feat. Yuri Katsuki ○


Comment allait se passer les retrouvailles entre Viktor et Yuri. Depuis son départ le matin même de Russie, l’ancien patineur vedette avait largement eut le temps de se poser la question. Il avait échafaudé sans sa tête tout un tas de scénarios possibles allant du plus romantique au plus dramatique. Il se plaisait à croire et à espérer du plus profond de son cœur que Yuri saurait répondre à cet acte mêlant amour et déraison l’ayant poussé à venir le retrouver subitement pour lui déclarer ses sentiments.

Mais Viktor était rempli de doute. Yuri n’était pas un garçon prévisible contrairement à ce que beaucoup se plairont à dire. Lorsque Yuri est submergé par les émotions, personne n’est capable de prévoir quels seront ses actions ou ses paroles. Peut-être serait-il encore trop en colère contre son ancien entraineur pour réussir à l’écouter et à être touché par les mots qu’il brulait de lui avouer.

Peut être aussi que l’amour de Viktor n’avait rien de réciproque. Il y avait cru… Il avait bêtement cru que Yuri avait pu être amoureux de lui. Après tout, pourquoi aurait-il répondu à ses câlins ? Pourquoi venait-il lui-même chercher le contact physique s’il n’éprouvait à son égard rien de plus qu’une pseudo admiration professionnelle. Et puis…. Il ne fallait pas oublier ce coup de téléphone le jour de son anniversaire. Yuri l’avait dit… Il le détestait. Il lui avait bien dit tel quel. Aucune ambiguïté n’était possible là-dessus. Yuri Katsuki ne l’aimait pas…. Il le haïssait plutôt…

C’est donc avec beaucoup d’appréhensions et de stress que Viktor avait rejoint Fukuoka. Et c’est avec autant de déception et de crainte qu’il avait vu la porte de la boutique close lorsqu’il était arrivé devant. Malgré toutes les précautions qu’il avait pris et malgré toute la bonne volonté dont il avait fait preuve depuis qu’il était levé, il avait loupé Yuri… Le destin était contre lui. Peut être était-ce mieux ainsi…

Et puis la porte de la boutique s’était ouverte pour laisser sortir Yuri et le cœur de Viktor avait bondit dans sa poitrine en le revoyant. Ses cheveux d’ébènes, son visage pale assombri par la pénombre, ses yeux noisettes brillants et surpris de le voir juste là, devant lui

Tout ce que Viktor s’était répété dans sa tête durant de longues heures s’échappait de ses lèvres. Il s’était entrainé silencieusement. Il avait cherché quels seraient les mots les plus justes pour lui faire passer ses sentiments. Il devait s’excuser. Il devait lui prouver à quel point il l’aimait, à quel point il était sincère avec lui depuis la première fois qu’il l’avait vu…

« Tu n'as pas le droit de dire ça ! Tu n'as pas le droit de débarquer de nouveau dans ma vie comme ça ! »


Viktor fut un peu surpris quand Yuri l’attrapa par la main et l’entraina un peu plus loin dans une ruelle encore plus sombre mais bien moins passante. Ici, personne n’était là pour les déranger mais l’atmosphère lugubre n’était pas propice aux retrouvailles romantiques que Viktor avait espérées. Une boule affreuse se forma au creux de son estomac, alourdissant ses craintes.

Yuri n’avait pas encore repris la parole que des larmes ravageaient déjà son visage. Et en croire par la mine affreusement triste et bouleversée qu’il arborait, ce n’était pas des larmes de joie. Ses paroles étaient difficiles à affronter, tout autant que les pleurs de Yuri qui n’en finissaient plus de faire trembler sa voix et d’humidifier ses joues. Le cœur de Viktor se serra encore davantage dans sa poitrine. Il vit se briser devant ses yeux les derniers espoirs qu’il avait de voir leurs retrouvailles se passer sous les meilleurs auspices.

« Tu crois vraiment que c'est une stupide médaille que je voulais ?! Tu crois vraiment que j'aurais tout quitté à cause d'une médaille ?! C'est de ta faute ! C'est toi que je voulais rendre fier ! Toujours, depuis le début ! À chaque fois que je patinais c'était pour toi ! Pour montrer au monde ce que tu représentes pour moi ! »


Viktor ne comprenait pas. Ce que disait Yuri était la même chose que ce qu’il venait de lui dire non ? Que la médaille n’était pas le plus important. Alors s’ils étaient d’accord sur ce point-là, pourquoi est-ce que le monologue de Yuri prenait une telle tournure. Etait-il réellement en cause ? Qu’avait-il fait pour que Yuri croit qu’il n’avait pas été fier de lui ? Depuis le début, Viktor n’avait cessé de s’émerveiller des performances de son petit japonais. Et pas seulement sur la glace ! Il avait évolué dans la vie. Il s’ouvrait davantage aux autres et il n’y avait sans doute pas de plus belle victoire que de que cella là. Celle de pouvoir entrapercevoir les sourires plus nombreux de Yuri. De pouvoir le serrer dans ses bras, de pouvoir effleurer sa joue du bout de ses doigts… Le fait même que Yuri était désireux de montrer tout l’étendu des sentiments qu’il ressentait à son égard au monde entier rendait Viktor fou de joie….

Mais il y avait ces larmes…. Cette douleur… cette tristesse… Viktor était incapable de prendre la parole ou de couper celle de Yuri. Il savait qu’il avait besoin de vider son sac et c’est ce qu’il était en train de faire actuellement, renvoyant au russe toute la haine, la colère, la déception et la souffrance qu’il avait emmagasiné pendant des semaines.

« Je devrais tellement te détester. Je voudrais tellement le pouvoir. Mais je ne peux pas. J'étais tellement stupide de croire que ça pourrait fonctionner. Je l'ai compris trop tard, que ce que je ressentais pour toi ce n'était pas juste de l'affection. Mais... Viktor je ne peux pas. Je suis désolé pour Noël, je ne pensais vraiment pas ce que je t'ai dit. C'était complètement idiot de ma part. »

Idiot oui…. Ça avait été idiot… Et inutile. Ça n’avait fait qu’envenimer les choses en plus de briser Viktor encore plus que ce qu’il n’était déjà. Ca faisait trop mal…

Viktor avait ouvert la bouche prêt à protester quand Yuri lui coupa l’herbe sous le pied

« Il faut qu'on arrête de se faire du mal. Toi et moi, c'est du passé. J'ai une vie loin du patinage maintenant, alors que toi... J'ai vu ta représentation de l'an... Ce programme te convenait bien mieux qu'à moi. La Russie doit être heureuse d'avoir retrouvé son champion. »


Dans la tête du russe tout s’entrechoquait. C’est le chaos le plus obscure. Il n’y avait plus de place pour la romance et l’espoir. Il n’avait plus que le désire de Yuri de voir s’arrêter là leur histoire. « the end » comme dans les films….

Et puis c’était quoi cette histoire de Russie qui a  « retrouver son champion » ? Si Yuri avait effectivement vu le programme, il aurait du être à même de comprendre que Viktor ne le lui avait pas volé ! Il le lui avait emprunté pour lui rendre hommage. Tout comme Yuri avait d’ailleurs patiné son propre programme pour les mêmes raisons en quelques sortes. Viktor n’avait jamais fait son come back dans le monde du patinage ! Il avait même fait l’inverse. Ses adieux définitifs. Yuri ne l’avait pas compris ? Pas étonnant qu’il lui en veuille s’il pensait que Viktor lui avait tourné le dos pour reprendre sa vie d’avant…

C’est un petit éclat brillant qui tira Viktor de ses pensées. Il releva la tête pour voir Yuri tendre dans sa direction une chaine portant l’anneau qu’ils s’étaient offert à Barcelone. Ça faisait mal. Affreusement mal. Mais les mots de Yuri étaient encore plus poignants que la vue de cet anneau pendant dans le vide  autour de sa chaine

« Reprend le, si tu veux. Plus de promesses, plus de symbole, plus rien. Je n'ai pas réussi à le jeter avec mes patins. Mais il faut que ça cesse. Je ne peux pas te laisser me briser le cœur encore une fois Viktor. Je ne pourrais plus le supporter. Ça fait trop mal. »

Un silence s’installa entre eux. Un silence lourd, pesant. Le genre de silence qui précède généralement une tempête. Mais Viktor n’avait pas envie d’une nouvelle dispute. Il ne voulait plus de mots lancés à la volée et que l’on ne tarde pas à regretter. Ils en avaient déjà dit assez tous les deux, des mots comme ça.

Les yeux turquoises du russes se posèrent sur l’anneau doré avant de se relever pour plonger dans ceux de Yuri, toujours inondés par une marée de larmes qui ne semblait pas vouloir se tarir malgré les vaines tentatives d’être essuyé

Viktor tendit la main et attrapa doucement la petite chaine fragile qui retenait l’anneau si précieux. Il regarda le bijou qui reposait dans la paume de sa main ouverte. Yuri ne l’avait pas jeté finalement. Il ne le portait plus à sa main mais l’alliance était toujours là, présente autour de son cou, peut être même encore plus proche de son cœur qu’il ne l’était avant.

Le russe avait reçu tellement d’informations en si peu de temps qu’il lui était impossible de réussir à faire la part de choses. Trop de choses… trop de confusion… il ne savait plus dans quel ordre il devait répondre. Il ne savait plus ce qu’il devait lui dire… Et toutes les belles phrases qu’il avait préparé pendant ses heures de transports ne pouvait plus servir a rien vu l’enlisement dans lequel ils s’étaient engouffrés.

« Je ne comprends pas…. »

Les doigts de Viktor se refermèrent sur le petit bijou et sa main retomba dans le vide avant qu’il le lève la tête pour regarder le japonais.

« Qu’ai-je fait de si horrible pour te causer autant de souffrance, Yuri ? »

Parce qu’il fallait reprendre les choses depuis le début. Quel avait été l’élément déclencheur de toute leur dispute. L’élément déclencheur avait été Barcelone, cette matinée qui avait suivi le banquet. Viktor comprenait que trop bien quel devait être la déception de Yuri. Il comprenait qu’il n’avait nullement eut envie de s’amuser et qu’il avait préféré rentrer dans sa chambre relativement tôt. A quoi avait-il songé, seul dans sa chambre d’hôtel ? Qu’avait-il ruminé durant cette nuit si particulière pour débarquer dès le lendemain en lui demandant de récupérer ses affaires à Yutopia. Voila ! C’était ça ! L’élément déclencheur ! C’était lui le fautif ! C’était Yuri ! C’était bel et bien lui qui avait demandé à Viktor de partir.

« Ce matin-là, je pensais que l’on reprendrait ensemble le chemin des compétitions. J’étais déçu que tu n’aies pas gagné mais tant que nous étions ensemble, rien ne pouvait nous bouleverser. Et puis tu as eut ces mots horribles. Tu m’as demandé d’aller chercher mes affaires au Japon…. »

Viktor fronça un peu les sourcils en y repensant. Deux mois s’étaient écoulés mais la douleur était belle est bien toujours présente, cuisante….

« Pourquoi tu m’as évincé ? Tu me dis que tu voulais montrer à tous ce que je représentais pour toi ? Que je sois fier de toi ? Mais c’est du flan ça… de la poudre aux yeux tout au plus. J’ai toujours été fier de toi ! Premier, quatrième ou dernier ! Je m’en fiche ! Parce qu’au delà du classement il y a tellement plus ! C’est toi qui m’a demandé de partir…. C’est toi qui m’a rejeté depuis le début… »

Les épaules de Viktor se voutèrent un peu. Finalement, lui aussi abattait chacune des barrières pouvant encore contenir le ressentiment amer que Yuri venait de lui faire ressentir…

« Tu ne comprends rien… Tu n’as rien compris du tout…. Où est ce que tu as vu que j’avais repris le patinage ? C’était un gala ! J’ai patiné ton programme en espérant que tu me vois ! En espérant que tu ressentes ce que j’éprouvais pour toi ! Et le cas échéant, je voulais que tu saches que cette prestation était mon adieu à la glace ! Parce que jamais, tu entends Yuri, jamais je ne pourrai plus chausser des patins si tu n’es plus à mes côtés ! »

Il se passa une main nerveuse et fébrile sur le visage avant de reprendre la parole

« Tu me parles de sentiment…. Si ce n’est pas juste de l’affection que tu ressens pour moi, c’est quoi ? Dis-le-moi Yuri. C’est de l’amour ? »

Le regard de Viktor se fit fuyant. Il plongea sa main gauche de sa poche pour en sortir un paquer de mouchoir en papier. Il en extirpa un et approcha de Yuri. Il releva son regard afin de croiser le sien et puis avec délicatesse, il passa son mouchoir sur les joues du brun afin d’en sécher les larmes qui continuaient de couler

« Si toute cette dispute me fait si mal c’est parce que je t’aime… Parce que je suis amoureux de toi… Ta façon de patiner me fascine. Mais c’est toi que j’aime, toi… tout entier et pas uniquement quand tu as une paire de patins aux pieds… J’aime tes sourires, ta fragilité, ton exubérance parfois, sa sensibilité…. Ta douceur… Ta timidité… ton rire… ta combativité… Ton entêtement… Et toutes ces choses que je ne connais pas encore mais que je suis déjà sure d’aimer…. »

Viktor ferma les yeux un instant avant de le prendre dans les bras et de le serrer avec force comme s’il avait soudainement peur de le voir s’échapper ou s’évaporer

«  Si tu ne m’aimes pas, je m’effacerai à jamais de ta vie. Mais si tu as, ne serait-ce qu’un atome de sentiment à mon égard…. Ne peux tu pas nous laisser notre chance ? »


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