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 La fin du cauchemar [ PV Thomas ]

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Hans Ackerman
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Messages : 81
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MessageSujet: La fin du cauchemar [ PV Thomas ]    Ven 24 Aoû - 9:43


► La fin du cauchemar ◄
feat. Thomas Ackerman


Pour Hans Ackerman, la vie semblait s’être arrêtée. Figée. Stoppée dans le temps. Il avait l’impression d’être un condamné à mort prisonnier de sa propre vie et attendant sa funeste destinée. Lorsque le soleil allait se coucher, le laissant seul avec ses cauchemars, Hans revivait la scène comme si elle venait juste de se dérouler. Il entendait les hurlements de détresse de Thomas. Il revoyait son incompréhension dans ses yeux dissimulés sous ses lentilles émeraudes. Il revoyait la peur puis les larmes ravager son visage. Il l’entendait crier son prénom, l’appeler avec l’espoir d’être sauvé. Il le revoyait se pencher vers lui et se débattre pour essayer de le retrouver. Il revoyait surtout sa main, tendue dans sa direction. Cette même main que Hans avait saisi et serré si fort avant qu’on ne les sépare et que ses doigts ne se referment dans le vide. La voix de Thomas avait disparue…. Dans l’appartement qui avait appartenu jadis à leurs parents, il n’y avait plus qu’une chambre vide dont le silence dérangeant ne cessait de venir rappeler à Hans son effroyable échec. Il avait échoué…. Lamentablement échoué… Il n’avait pas réussi à protéger Thomas. Il n’avait pas réussi à lui faire accéder à son rêve : celui d’obtenir une vie heureuse….

Dans les premiers temps, ce fut la solitude et la dépression qui furent les compagnons de vie de Hans. Et puis une étoile timide était venue redonner gout à sa vie. L’espoir. Tout n’était pas encore terminé. Il lui avait fallut un peu de temps pour qu’il puisse accepter l’idée que ses chances de retrouver Thomas n’étaient pas perdus. Il lui avait fallut un peu de temps aussi pour remettre de l’ordre dans ses sombres pensées afin de choisir une solution adaptée pour son frère et lui. Il lui avait surtout fallut une rencontre… Un journaliste sportif…. Une photo… celle de son frère qu’il avait croisé par hasard lors d’une de ses recherches sur Internet. Tout s’était ensuite très vite déroulé. Hans avait pu prendre contact avec le journaliste en question et lui avait expliqué la situation au risque, il le savait, de se faire trahir par cet inconnu qu’il n’avait même jamais vu. Mais au lieu d’une trahison, il récolta plutôt une précieuse source d’information. Par le biais de cet homme, Hans avait quelques nouvelles, malheureusement fort peu encourageantes, de son jeune frère. C’est ainsi qu’il avait appris que Thomas résidait en Allemagne, à Berlin. Il avait appris que son père, avide d’argent et de récompense, forçait Thomas à des entrainements difficiles, l’obligeant à être des heures interminables sur la glace, à s’entrainer encore et toujours jusqu’à épuisement. Une photo prise discrètement dans les vestiaires quand Thomas se changeaient avait révélé de nombreux hématomes parsemant avec horreur le corps du jeune homme. Il était battu… Maltraité…. Et rien qu’à cette pensée Hans en avait eu la nausée. C’est cette image qui avait tout précipité. Hans avait vidé et vendu tous les biens qu’ils possédaient. Les meubles, les souvenirs de famille… l’appartement… La seule chose qu’il n’avait pas vendu était la paire de patins à glace de Thomas. Une fois la somme en poche, Hans avait mit son plan à exécution sans plus attendre. Il avait parfaitement conscience de se rendre criminel pour ce qu’il s’apprêtait à faire. Il savait qu’il risquait lourd, très très lourd…. S’il échouait, Thomas retournerait entre les griffes d’Olaf dont la colère serait aussi grande que la punition qu’il réserverait à son fils. C’était la seule peur qu’avait Hans… Finir ses jours à l’ombre d’une prison ne l’effrayait pas s’il avait la certitude que Thomas pouvait être en sécurité et en bonne santé.

Muni d’un sac à dos contenant les fameux patins et une tenue de change pour Thomas et lui, Hans quitta Paris. C’était un mardi matin brumeux. Le métro tout comme la Gare de l’est continuaient de vivre comme si c’était un matin ordinaire. Pour Hans, ça ne l’était pas. Plus décidé que jamais, il monta dans le TGV qui le conduisait vers l’Allemagne, vers Berlin, vers Thomas…  Durant le trajet, Hans ne cessa de se remémorer un plan. Il fallait atteindre son frère à un moment où Olaf ne serait pas là… Il fallait qu’il s’empresse de le mettre en sécurité et d’aller ensuite vers un aéroport international… Hans avait des billets d’avion sans date pour Chicago, une ville réputée pour leur centre spécialisé dans les sports d’hiver et notamment leur nouveau complexe prévu pour les patineurs de toutes disciplines. C’est là, à Chicago, qu’il trouverait une planque pour Thomas. Loin des médias, loin des regards. Rien que tous les deux…. Plus de compétition. Du moins jusqu’à ce qu’il trouve une solution d’obtenir officiellement la garde de son frère.

Le trajet, pourtant long de quatre bonnes heures, lui avait parut relativement court. Une fois arrivé à Berlin, il lui avait fallait se rendre à l’adresse de la patinoire où Thomas avait ses nouvelles habitudes. Elle lui avait été fournie par le journaliste qui était son complice.

Lorsqu’il entra pour la première fois dans la patinoire, il le vit immédiatement. Grand, le corps squelettique, les cheveux longs tombant sur ses épaules et l’air menaçant. A l’ombre d’un pilier, Hans avait pu remarquer qu’Olaf était là, surveillant depuis le bord de la patinoire et menaçant de toute la haine de son regard noir. Les yeux de Hans s’étaient ensuite dirigés vers la direction que son enfoiré d’oncle surveillait avant tant de rigueur. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Chétif, fatigué, amaigri… Thomas déambulait sur la surface givrée de cette patinoire maudite. La colère et la haine avait envahis Hans. Il n’avait qu’une seule et unique envie : se jeter à la gorge de son oncle et la serrer de toute la puissance de ses mains jusqu’à ce qu’il rende son dernier souffle en le suppliant de le pardonner pour tout le mal qu’il avait osé faire à Thomas. Un pardon que Hans ne lui aurait jamais accordé…

Il fallut attendre trois jours…. Trois longues et sordides journées…. Trois nuits durant lesquelles Hans avait dormi sous les ponts comme un clochard afin de ne surtout pas entamer les économies qu’il avait fait pour leur départ aux Etats Unis. Lui qui était si à cheval sur l’hygiène, sur l’ordre et la propreté… Mais qu’importe ! Il en avait rien à foutre de tout ca maintenant. Il prendrait dix douches une fois que Thomas serait de nouveau à ses côtés. Et justement, ce jour-là, Hans trouva enfin l’occasion qu’il guettait et attendait depuis tout ce temps. Habituellement, c’était Olaf qui reconduisait Thomas jusqu’à leur logement. Mais aujourd’hui le paternel paraissait avoir une obligation vu qu’il laissa son fils rentrer seul jusqu’à leur maison avec l’ordre impératif de ne pas faire de détour et de se «  magner le cul » de rentrer… Pour Hans, l’occasion était trop belle pour ne pas être saisie. Qui sait quand une telle opportunité allait se représenter ?

Alors que Thomas marchait tel un fantôme sur le trottoir, Hans le regarda. Il sortit de la ruelle qui lui permettait de se dissimuler aux yeux de la foule berlinoise. Vêtu de ses rangers noires, un jean de la même couleur et de sa veste vert-bouteille dont il avait rabattu la capuche sur ses cheveux d’ébène, il regardait son frère se diriger vers lui sans même le voir. Et puis…. Les yeux dorés de Thomas tombèrent sur lui. Il se figea un moment, semblant se demander si c’était un rêve ou la réalité. Le cœur de Hans se serra douloureusement dans sa poitrine. Il avait l’impression que l’on venait de le poignarder. Il avait mal… Mal de voir son précieux petit frère dans cet état. Si pale. Sans vie. Si triste…. Un fantôme. Il avait mal… Mal de savoir que tout cela était de sa faute. Parce qu’il n’avait pas été capable d’empêcher que cela se produise. Parce qu’il n’avait jamais pu obtenir les papiers officialisant l’obtention de la garde définitive de Thomas…

Hans combla la distance qui les séparait et il s’élança vers son frère pour faire ce dont il rêvait depuis de longues semaines : le serrer dans ses bras. Une étreinte puissante, désespérée, comme pour se prouver à lui aussi qu’il ne rêvait pas… Les yeux fermés, les mains accrochées avec fermeté à ses vêtements, Hans ne retenait pas son émotion et son soulagement de retrouver son frère adoré.

"Pardonne-moi…. Pardonne-moi, Thomas…. Pardonne-moi…. »

Parce que c’était lui le fautif… Lui qui n’avait jamais avoué à Thomas qu’en réalité le seul lien de sang qui les unissait n’avait rien de fraternel. Même si toute l’affection et l’amour que Hans lui portait surpassaient de très loin toute affiliation sanguine possible. Hans n’avait jamais parlé d’Olaf parce qu’il n’avait jamais songé un seul instant qu’il y avait un risque pour que cet homme revienne dans la vie de Thomas. Durant toute son existence, et encore plus depuis le décès de ses parents, Hans n’avait eut qu’un seul et unique objectif : celui de protéger son frère et de réussir à le rendre heureux et le faire sourire…. Un objectif foiré….

Hans se recula, il prit le visage de Thomas en coupe entre ses mains. Il paraissait toujours un peu perdu et perplexe, comme s’il sortait d’un long cauchemar. Hans riva ses iris grises orageuses dans celle dorées et si belles de son cadet.

« Ecoute moi… On va s’enfuir… je suis venu te chercher… On va s’en aller d’ici. Loin ! Très loin… Plus jamais tu ne reverras cet homme, Thomas, tu m’entends ? Je te le jure… je te le promet ! »

Hans lui déposa très rapidement un baiser sur le front, comme il le faisait autrefois lorsque Thomas faisait des cauchemars nocturnes… Ce genre de petit baiser avait toujours été quelque chose de spécial entre eux… Comme un geste magique qui réconforte instantanément et chasse tout le négatif… Autrefois, il n’était pas rare que ce soit Thomas qui embrasse son frère sur le front comme ça. Quand son frère rentrait éreinté de son travail, quand il s’endormait épuisé sur le canapé, quand Thomas venait squatter son lit après une nuit compliquée…. Par ce baiser sur le front si particulier, Hans prouvait à Thomas qu’il était bel et bien là, qu’il ne rêvait pas, que c’était la fin de l’horreur auprès d’Olaf. Plus qu’un réconfort. Ce baiser était une promesse. Celle d’une vie meilleure pour tous les deux…

« On ne doit pas rester là ! On va nous voir ! »

Hans se saisi de la main de son frère avant de se mettre à courir vers une ruelle étroite et sombre où ils seraient l’abri des regards. S’il voulait avoir une chance de fuir Berlin et l’Europe, il fallait impérativement qu’ils restent discrets afin qu’Olaf ne puisse pas les retrouver. Une fois qu’il fut assuré d’être assez bien caché, Hans s’arrêta de marcher. Il lâcha la main de Thomas et laissa tomber son sac à dos si lourd sur le sol. Il avait les épaules toutes endolories mais il s’en foutait pas mal… Il s’agenouilla devant le sac et commença à l’ouvrir. Il tendit à Thomas sa veste préférée d’autrefois ainsi que sa casquette et une boite contenant des lentilles vertes

« Tiens… met ça… Il faut que tu te changes pour ne pas qu’Olaf lance ton signalement et qu’on se fasse repérer  »



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Thomas Ackerman
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MessageSujet: Re: La fin du cauchemar [ PV Thomas ]    Dim 26 Aoû - 2:56


►La fin du cauchemar◄
feat. Hans



Dire que la vie de Thomas avait toujours été rose aurait été un horrible mensonge. Mais malgré le décès de ceux qu'il avait cru être ses parents, malgré les galères, les crises d'angoisses, les cauchemars, rien ne l'avait préparé à Olaf Ackerman, son géniteur. Même si la vie à Paris avait eu son lots de coups dur, ce n'était rien en comparaison de ce que Olaf lui faisait subir depuis qu'il l'avait ramené en Allemagne. La plupart du temps, Thomas avait l'impression d'avancer dans un cauchemar sans fin. Mais c'était pourtant bien sa nouvelle réalité. Terminé les encouragements, les instants passés blotti contre son frère devant un film, le sentiment d'être aimé et choyé. Maintenant, son quotidien se résumait à s'entraîner encore et toujours, pour être à la hauteur des attentes d'Olaf. Son géniteur ne s'était pas tant démené pour récupérer un perdant, il fallait que Thomas gagne des médailles, gagne de l'argent, tout ça pour le compte d'un homme qui n'avait que faire de son fils et ne voyait que les intérêts de son compte en banque. Et si Thomas, n'avait que faire des attentes de son géniteur, il avait rapidement compris qu'il valait mieux coopérer. Olaf n'était pas avare de châtiments corporel, et si cela ne suffisait pas, les menaces contre Hans étaient suffisante pour que l'adolescent cède. Fut un temps, où la glace était un refuge pour Thomas. Le seul endroit-hormis aux côtés de Hans- où il se sentait bien. Aujourd'hui, il aurait tout donné pour ne jamais avoir mis les pieds dans une patinoire.

L'entraînement du jour s'était relativement bien passé. À comprendre qu'il avait réussi à tenir jusqu'à la fin sans recevoir de remarques d'Olaf, ce qui était plutôt bon signe. Cela voulait dire qu'il pourrait passer une soirée tranquille sans recevoir de 'correction'. Une autre preuve de la bonne humeur d'Olaf se fit montrer dès la fin de l'entraînement, lorsque celui ci lui intima l'ordre de rentrer seul, chose qui n'arrivait jamais. L'allemand avait sûrement fort à faire, avec toutes les magouilles dans lesquelles il trempait. Enfin, même si Olaf n'était pas derrière ses basques pour une fois, Thomas ne se fit pas répéter deux fois de rentrer, de toute façon, ce n'était pas comme si il avait autre chose à faire. Il ne connaissait personne en Allemagne, et contacter qui que se soit en France lui était formellement interdit. Oh, il avait bien essayé lorsqu'il avait été ramené de force dans son pays natal, mais Olaf lui avait bien vite fait passer l'envie d'essayer. C'était l'une des premières leçon que lui avait inculqué son géniteur. Personne ne viendrait l'aider. Et plus le temps passait, plus son apathie grandissait. S'il ne pouvait rien faire contre cette nouvelle situation, il pouvait au moins s'assurer que rien n'arriverait à Hans. Alors il s'entraînait, il patinait, il supportait les coups, les critiques, la solitude, il laissait le vide s'infiltrer en lui un peu plus chaque jour. Peut-être qu'au bout d'un moment, il arriverait à ne plus rien ressentir du tout...

Il marchait dans les rues de Berlin, laissant ses pieds le porter pendant que son esprit vagabondait. Il avait beau être né en Allemagne d'après ce qu'Olaf lui avait expliqué, il n'arrivait pas à considérer le pays comme sa patrie. Il se sentait étranger à ce pays, à ces rues qui n'incitaient aucune émotion en lui. Non, ses souvenirs étaient en France, avec ses parents -peu importe ce que disait Olaf, il ne le considérerait jamais comme son père-, avec Hans. Les petites rues mal famées de Paris lui semblaient bien plus accueillantes que les avenues protégées de Berlin. Peut être était-ce à cause des circonstances, mais la capitale allemande n'avait aucun attrait pour l'adolescent. Il avait fait promettre à Hans de l'emmener dans leur pays d'origine il y a bien longtemps, mais maintenant qu'il s'y trouvait, il n'avait qu'une envie, c'était d'en partir. Si Hans avait été à ses côtés cela aurait certainement été différent, mais son frère était en France, et our le bien de tous c'était mieux ainsi.

Un soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'il faisait quelques pas sur le côté, évitant de rentrer dans l'un des piétons venant face à lui. Se faisant son regard se porta sur une autre personne, une personne qui ressemblait trop à Hans pour être réelle. Est-ce que de penser à son frère lui faisait imaginer sa présence ? Sans s'en rendre compte, il s'arrêta en plein milieu de la rue, se prêtant aucune attention aux autres piétons. Son regard était fixé sur cette illusion, sur ce mirage qui avançait à présent vers lui, qui le prenait dans ses bras. Thomas avait du mal à savoir si c'était un rêve ou la réalité, mais s'il était endormi, il voulait ne jamais se réveiller. Lentement, ne comprenant toujours pas ce qui se passait, ne comprenant pas pourquoi son frère s'excusait, mais refusant de laisser passer cette occasion, Thomas s'accrocha à son frère.


« Hans ? » Thomas doutait encore de la réalité de la présence de son frère devant lui, lorsque celui-ci lui attrapa le visage. Il ne pouvait regarder ailleurs que dans les yeux de son aîné, mais il n'aurait su déchiffrer ce qu'il y voyait. Il était encore trop perdu pour comprendre ce que son frère tentait de lui dire.

« S'enfuir ? » Il devait passer pour un idiot, à répéter ainsi ce que disait Hans, mais le temps que les mots atteignent son cerveau semblait si long. Hans était venu le chercher ? Ce qui avait commencé comme un rêve était peut-être un cauchemar au final. Olaf ne laisserait jamais Thomas partir, il le lui avait bien assez répéter. Il avait inscrit cette leçon de ses poings dans le corps de Thomas, si bien que l'adolescent n'en avait aucun doute à présent. Mais avant qu'il puisse dire quoique se soit, Hans l'embrassait sur le front, comme ils avait eu l'habitude de le faire avant. Certaines personnes se rassuraient par des mots, d'autres par des gestes. Pour Hans et Thomas, ce baiser sur le front signifiait que tout irait bien. Qu'ils étaient là l'un pour l'autre. Que rien ne pourrait leur arriver tant qu'ils étaient ensemble. Thomas ferma les yeux un instant, succombant aux souvenirs que ce simple baiser faisait remonter en lui.

Il rouvrit les yeux lorsque Hans se saisit de sa main pour le mener dans une ruelle adjacente, à l'abris des regards indiscrets. Mais les paroles de son aînés ne firent que rappeler à Thomas la dangerosité de leur situation. Si Olaf les trouvait, il le leur ferait payer très cher. Thomas n'avait que faire de la punition qu'il recevrait, il s'inquiétait pour son frère. Et c'est avec cette seule pensée en tête, qu'il laissa tomber au sol les vêtements que son frère venait de lui donner tout en faisant un pas en arrière.
« Je- je peux pas. » Il secoua la tête, refusant de regarder son frère dans les yeux, refusant de voir la colère sur son visage. « Il faut que je rentre. Si il revient avant moi à la maison... Je dois y aller. » Un autre pas en arrière, un regard vers l'entrée de la ruelle. « Il faut que tu partes Hans. Si Olaf apprend que tu es venu, il va être furieux. Il faut que tu rentres en France avant qu'il puisse te faire quoi que se soit ! »

La seule pensée que son frère puisse avoir des problèmes à cause de lui, lui était insupportable. Hans avait déjà tant sacrifié pour son frère, il fallait que ça s'arrête. « Je suis désolé. Je te rembourserai tout ce que tu as dépensé pour moi quand je serai majeur, promis. » Pour l'instant Olaf avait main mise sur ses gains, mais une fois qu'il aurait 18 ans, ce ne serait plus le cas. Si Olaf pensait pouvoir continuer ces magouilles éternellement, il se trompait. Une fois sa majorité atteinte, Thomas ferait en sorte de dédommager Hans pour tous ses sacrifices. « Il faut que j'y aille. »






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Hans Ackerman
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MessageSujet: Re: La fin du cauchemar [ PV Thomas ]    Dim 26 Aoû - 9:43


► La fin du cauchemar ◄
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Hans avait rêvé de ce moment durant des semaines. C’était devenu son obsession, sa raison de vivre, ce pour quoi il se levait chaque matin. Il puisait dans cet espoir la force de faire front et de ne pas retomber dans la dépression des premières semaines écoulées sans Thomas. Obnubilé par son frère… par ce qu’il devenait… Par la façon avec laquelle Olaf le traitait. Il n’avait jamais eu un seul doute sur la violence physique et psychique qu’Olaf faisait subir à Thomas. C’était la raison pour laquelle il avait fait tout son possible pour accourir à son secours et le sortir des griffes de cet homme infame qui était pourtant son père légitime. Jamais Hans n’avait levé la main sur Thomas. Jamais une seule fois il ne l’avait giflé…. Ha Hans n’allait pas nier lui avoir déjà mit un petit coup de pied au cul un jour où Thomas lui avait mal répondu mais ça n’avait pas été bien méchant. Toute sa vie, Hans l’avait passé à essayer de construire le meilleur pour eux, pour Thomas surtout. Il avait sacrifié sa vie pour ne pas qu’ils soient séparés après la mort de leurs parents. Un sacrifice que Hans ne regrettait pas. Il n’avait même jamais considéré ça comme un sacrifice d’ailleurs. Il avait fait ce qu’il pensait être juste. Pour lui, tout comme pour Thomas, l’important avait toujours été de rester ensemble…. Alors ouais il avait arrêté les études précipitamment, oui il avait un travail tout moisi, oui il se prostituait encore quand les fins de mois étaient difficiles… Et alors ? Le sourire de Thomas valait largement tout ça ! Son rire, ses blagues pas drôles, sa chaleur quand il se réfugiait dans son lit, les étincelles malicieuses de ses yeux dorés, son air boudeur quand son frère le taquinait… Oh oui, Hans ne regrettait rien. Jamais il ne regretterait…

Pas plus qu’il ne regrettait d’avoir vendu tout ce qu’ils avaient pour venir jusqu’ici le retrouver et le kidnapper. Car il fallait bien appeler un chat un chat : ce que Hans s’apprêtait à faire n’était ni plus ni moins qu’un rapt d’enfant. Il en était parfaitement conscient tout comme il était conscient de la sentence qu’il encourait s’il venait à se faire prendre. C’était la raison pou laquelle il avait méticuleusement songé à tous les détails du plan qu’il avait élaboré afin de quitter l’Allemagne et l’Europe le plus rapidement possible.

Il avait donc guetté le moment opportun de passer à l’action et celui-ci était enfin arrivé trois jours après son débarquement en train à Berlin. Hans aurait eu peine à décrire la sensation qu’il avait ressenti en voyant Thomas pour la première fois. Le soulagement mêlé à la tristesse et à la rage. Un amalgame de sentiments contradictoires s’étaient emparés de lui, renforçant encore davantage son envie de faire vite pour pouvoir l’extirper de cet enfer qu’il vivait. Alors quand il vit une brèche se présenter dans les journées bien rodées de son cadet, Hans s’y engouffra tête la première sans réfléchir davantage.

Il serrait fermement et tendrement son frère dans les bras. Une nouvelle fois, le temps sembla se figer l’espace de leurs retrouvailles. Thomas était enfin là, contre lui, dans ses bras. Il paraissait confus, ne sachant pas trop comment réagir ou se demandant s’il s’agissait d’un rêve ou de la réalité. Alors Hans appliqua avec douceur ce baiser sur son front afin de le rassurer. Mais rester en pleine rue était bien trop dangereux. C’est donc avec hâte que Hans attrapa la main de Thomas pour le conduire en sécurité dans une ruelle isolée. Loin des regards des passants, il pourrait lui expliquer les grandes lignes de leur plan d’évasion. Mais Thomas semblait plus perdu que jamais. Ses mains lâchèrent les vêtements que Hans lui avait tendu. Son regard fuyant, se posait partout sauf sur le visage de son frère comme s’il craignait sa colère. Il reculait, prêt à s’enfuir, comme s’il était menacé.

« Il faut que je rentre. Si il revient avant moi à la maison... Je dois y aller.  Il faut que tu partes Hans. Si Olaf apprend que tu es venu, il va être furieux. Il faut que tu rentres en France avant qu'il puisse te faire quoi que se soit ! »

Hans fronça les sourcils et haussa les épaules. Il ne s’était pas attendu à une telle réaction. Il ne comprit pas instantanément pourquoi Thomas réagissait ainsi. Ce n’est qu’après sa dernière phrase qu’il comprit que son frère était inquiet pour lui et pour ce que Olaf aurait pu lui faire s’ils venaient à se faire pincer

Hans posa ses mains sur les hanches avant de répondre avec la délicatesse qui le caractérisait tant.

« Et alors ? Tu veux qu’il me fasse quoi ? J’ai déjà un trou du cul, il va pas m’en faire un autre ! »

Mais Thomas restait prostré avec sa peur, parfaitement endoctriné et conditionné par cet enfoiré de paternel qui avait du lui rabâcher sans cesse quel serait le sort qu’il lui réservait à lui et Hans en cas de tentative pour s’en aller….

« Je suis désolé. Je te rembourserai tout ce que tu as dépensé pour moi quand je serai majeur, promis. Il faut que j'y aille »

Avant que Thomas ne puisse prendre les jambes à son cou et lui échappe une nouvelle fois, Hans se précipita pour lui attraper le poignet. Son geste n’avait pas pour but de l’effrayer ou de lui faire mal même si la prise était ferme, elle n’était pas douloureuse pour autant

« Je m’en fou pas mal de tes remboursements ! Je ne t’ai jamais rien demandé Thomas ! Tu me parles de thunes ? Depuis quand tu as des dettes envers moi ? Ton argent tu l’as gagné, il est à toi, tu me dois rien du tout ! »

Il ne lui lâcha pas le poignet mais il se plaça de manière a boucher l’unique entrée vers la ruelle afin de couper court à ses envies de fuite

« Thomas…. »

Il lui lâcha la main et releva ses yeux vers le visage de son cadet. Ses yeux dorés étaient ternes… Il paraissait tellement fatigué, tellement lassé… Et puis ses cernes sous ses yeux… et puis ses joues creusées… Hans en avait la nausées de le voir dans cet état…

« Je te demande de me faire confiance. Je sais que j’ai merdé sur toute la ligne… J’aurai du te dire que nous n’étions pas réellement frère mais « que » cousins… Mais pour moi, tu as toujours été mon petit frère… Et puis quand nos parents sont morts, la seule chose qui m’obsédait c’était qu’on reste ensemble… Alors ouais… j’ai chié dans la colle… J’ai oublié de faire ces putains de papiers d’affiliation légale… J’étais qu’un gosse, je savais même pas que ca existait… Et jamais de la vie j’ai pensé que ton père se pointerait…. »


Il s’approcha de Thomas et il posa sa main sur son visage émacié pour une caresse apaisante et encourageante

« Je te demande juste de me faire confiance…. Je sais ce que je fais… Je sais que c’est illégal et risqué… Mais putain de merde Thomas, si tu dois me faire confiance une seule et unique fois dans ta vie, c’est aujourd’hui… »




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Thomas Ackerman
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MessageSujet: Re: La fin du cauchemar [ PV Thomas ]    Lun 3 Sep - 20:08

Thomas Ackerman a écrit:

►La fin du cauchemar◄
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Il avait tant espérer que son frère vienne le chercher. Il en avait rêvé, il en avait pleuré, surtout les premiers jours. Puis la réalité l'avait rattrapé et il avait compris qu'Olaf ne laisserait pas partir son meilleur moyen de se faire de l'argent -beaucoup d'argent- sans rien dire. Et maintenant qu'Hans était enfin devant lui, alors qu'il pouvait de nouveau le toucher, lui parler, Thomas faisait tout le contraire de ce qu'il avait réellement envie de faire. Il n'avait pas le choix, si il suivait Hans, s'il se laissait aller à espérer un miracle, les conséquences seraient terrible pour eux deux, mais plus encore pour Hans. Il avait beau tenter de faire comprendre à son frère la situation, son aîné se montrait tout aussi borné qu'à son habitude. Il avait l'air de ne pas comprendre les répercussions de son acte, de ne pas s'inquiéter de sa propre sécurité.

Alors qu'il reculait toujours et encore, Hans se saisit de son poignet, l'arrêtant net. Il savait, objectivement, que son frère ne lui ferait pas de mal, mais ce simple acte le figea sur place, un frisson fut son seul mouvement. Son corps avait compris bien assez vite que le moindre mouvement engendrait une punition bien plus grande, qu'il valait mieux attendre que ça se passe sans broncher. D'instinct ses yeux s'étaient fermé, refusant de voir le coup arriver, et s'ouvrirent à nouveau lorsque ce ne fut que la voix de Hans qui l'atteignit. Il avait toujours su que Hans ne lui demanderait jamais de rembourser tout ce qu'il avait débourser pour lui, mais Thomas s'était toujours promis de le faire d'une façon ou d'une autre. Si son aîné refusait l'argent, alors il lui payerait une voiture, une maison, des vacances de rêve tous les étés, tout ce qu'il voudrait.


« Je sais mais... Ce n'est pas juste. » Ce n'était pas juste que se soit Hans qui se soit malmené pendant des années pour l'élever, pour lui permettre de faire de sa passion une réalité, tout ça pour que Olaf en retire les mérites. Hans avait bien plus de raison de profiter de l'argent de Thomas, même s'il ne demanderait jamais rien en retour de tout ce qu'il avait pu faire.

Enfin, il s'autorisa à regarder le visage de son frère, à plonger son regard dans le sien. On pouvait dire ce que l'on voulait des yeux de Thomas, mais il avait toujours trouvé que les yeux gris de son frère étaient bien plus beau que les siens. Ils n'était pas d'un gris terne et insipide, non, ils avaient la couleur d'un ciel après l'orage, et si beaucoup trouvaient que le gris était une couleur froide, dans les yeux de son frère, Thomas n'avait jamais vu que chaleur et tendresse. Et c'est le regard doré rivé dans le gris de son frère, qu'il l'écouta lui demander de lui faire confiance. Qu'il l'écouta s'excuser de ses erreurs. Thomas voulait lui dire qu'il n'avait rien à se reprocher, qu'il était bien conscient des efforts qu'il avait fourni. Qu'il aurait été bien plus facile de se débarrasser de lui, plutôt que de l'élever pendant toutes ses années. Mais aucun son ne sortait de sa bouche. Il était comme figé, partagé entre le besoin de retrouver son frère, de se blottir dans ses bras comme il avait pu le faire si souvent par le passé et le besoin de le protéger. Hans avait tellement fait pour lui, si la seule façon de lui rendre la pareille était de subir Olaf pendant encore 2 ans et empêcher son frère de finir en prison, il se devait de le faire.


« Hans. Hans arrête. Je... Stop. » Il ferma les yeux, incapable de regarder plus longtemps son frère. Mais Hans ne comptait pas s'arrêter là. Il était venu en Allemagne avec un but précis, et contrairement à Olaf, il connaissait Thomas sur le bout des doigts. Il savait quoi dire et faire pour se faire écouter, il savait comment le toucher pour le rassurer. Et inconsciemment, Thomas se laissa apaiser par cette caresse qui lui rappelait les nuits où il se faufilait dans le lit de son frère, à la recherche d'un peu de réconfort.

Finalement, il retrouva sa voix, fixant de nouveau son frère sans les yeux. Il ne pouvait pas laisser Hans croire qu'il lui en voulait, ce serait trop pour lui.
« Je t'ai toujours fait confiance Hans ! Toujours ! Et je sais bien que tu as fait tout ce que tu pouvais pour moi. Et même si c'est Olaf mon géniteur, il ne sera jamais mon père. Mon vrai père est mort avec maman, et toi tu resteras toujours mon frère, peu importe ce que la bureaucratie pourra dire. »

Il attrapa la main de son frère sur son visage, comme pour l'empêcher de rompre ce dernier contact avec son passé, qu'il ne voulait, ne pouvait oublier. « Si Olaf nous trouve avant qu'on fasse ce que tu as prévu, il va s'en prendre à toi Hans. J'aurai pu partir depuis longtemps, mais il a menacé de te faire jeter en prison... Et maintenant qu'il a des relations plutôt bien placées, ça serait faisable. L'Allemagne est ravie d'avoir enfin un gagnant de Grand Prix dans ses rangs. Ils ont déjà commencé à parler des prochains J.O... Tu risques beaucoup plus gros que moi Hans... » Il savait bien qu'il ne pourrait pas empêcher son frère de mener son plan à bien. Il ne cherchait pas vraiment à l'en dissuader, il avait beau être têtu comme une mule, Hans le battait à plate couture sur point là. Mais il se devait de faire part à son frère des menaces qui pesaient sur lui. Au pire, Thomas aurait droit à une correction, mais qui mettrait sa vie en danger, Olaf avait trop besoin de son fils et de l'argent qu'il lui rapporterait. Mais Hans c'était différent, rien ne rattachait Olaf à son neveu, si ce n'est l'utilité qu'il en avait pour faire pression sur Thomas. Et si Hans finissait en prison à cause de lui, Thomas ne s'en remettrait jamais, il en était certain.

Finalement Thomas relâcha son frère et se passa la main sur le visage, comme cherchant à chasser ses idées noires.
« Alors, qu'est-ce que tu as prévu ? Il faut qu'on se dépêche avant qu'Olaf rentre et se rende compte que je ne suis pas là... »






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Hans Ackerman
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MessageSujet: Re: La fin du cauchemar [ PV Thomas ]    Jeu 6 Sep - 17:32


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« Je sais mais... Ce n'est pas juste. »

Cela fait bien longtemps que Hans n’avait plus foi en la justice. S’il devait encore avoir foi en quelque chose, en quelqu’un, c’était en Thomas. Il était la personne en qui il croyait le plus. C’était en lui, pour lui, qu’il avait fait tout cela et qu’avait sué sang et eau pour le rendre heureux.

La justice…. Ha quelle belle blague ! Était-ce juste que Thomas ait du être confié à sa famille parce que son père le battait alors qu’il n’était qu’un petit bébé ? Était-ce juste d’avoir perdu leur parents si brutalement, les abandonnant tous les deux si jeunes, à une vie si cruelle ? Etait ce juste de devoir mendier et se prostituer pour pouvoir avoir un truc dans son assiette à bouffer ?

Non…. La vie n’était pas juste. Elle était cruelle. Et elle était belle aussi. Car il y avait dans cette espèce de vie imparfaite et pleine de défauts des choses qui valaient tout l’or du monde. Le sourire de Thomas était la chose la plus précieuse au cœur de Hans. Il aurait pu tuer si cela avait permis à Thomas d’accéder au bonheur ne serait-ce qu’un instant. Après tout, n’avait-il pas été jusqu’à saboter les patins de ses concurrents pour lui offrir plus de chance d’accéder à son rêve d’être patineur professionnel ?

Ha tiens, la justice parlons en justement ! Thomas n’avait jamais eu d’entraineur ! Ses chorégraphies, il les avait montées tout seul ! Ses progrès, il ne les devait qu’à lui-même ! Il n’avait pas eut de mentor pour l’épauler comme l’autre gamin blondinet de Russie que l’on voyait partout ! Vous trouvez ça juste vous ? Alors si vous êtes plein aux as vous pourrez vous payer un entraineur de renommée et avoir une chance d’être patineur professionnel. Mais si vous n’avez pas un sous vous devez vous demerder comme vous le pourrez et vous n’aurez que vos yeux pour pleurer en cas d’échec. Et bah non ! Hans avait rétabli sa façon de voir la justice. C’est sans peur et sans regret qu’il avait saboté les patins de plusieurs concurrents pour rétablir les chances sur un même pied d’égalité ! Et ça avait payé ! Thomas avait gagné ! Même si il ignorait tout des malversations de son grand frère....

Alors la justice… Ha… non vraiment Hans pissait à la raie de la justice ! Et il comptait bien le monter encore une fois en bravant l’impossible et l’interdit en kidnappant Thomas.

Alors qu’il lui caressait le visage doucement, Hans l’écouta parler et son cœur se réchauffait de part en part. Il avait eut peur, il devait l’avouer, que son petit frère ne lui en veuille de lui avoir menti et de ne pas lui avoir dit l’entière vérité sur ses origines. Mais ce n’était pas le cas. Thomas continuait à le considérer comme son véritable grand frére et il n’y avait rien qui pouvait davantage ravir le garçon que de se savoir aimé par son cadet. Toutefois, malgré tout ce qu’il avait pu faire et dire pour le rassurer, Thomas restait angoissé par la possibilité de se faire attraper et jeter en prison. Une éventualité que Hans avait bien évidemment prit en considération mais qu’il était prêt à braver si cela pouvait assurer la sécurité de son frère bien aimé. Qu’on le jette en prison ? Et bien allez y ! faites donc ! Ca ne serait pas sans pertes et fracas pour Olaf ! Car Hans était bien prêt à faire éclater au grand jour les mauvais traitements qu’il faisait subir quotidiennement à son propre fils ! Et ca serait étonnant que l’Allemagne et le monde du patinage artistique laisse un homme comme Olaf agir de la sorte avec la nouvelle petite étoiles montante. Alors au pire des cas oui, Hans finirait en taule mais il n’irait pas seul. Olaf serait là pour lui tenir compagnie et le savoir loin de Thomas suffisait amplement à courir le risque !

« Si Olaf nous trouve avant qu'on fasse ce que tu as prévu, il va s'en prendre à toi Hans. J'aurai pu partir depuis longtemps, mais il a menacé de te faire jeter en prison... Et maintenant qu'il a des relations plutôt bien placées, ça serait faisable. L'Allemagne est ravie d'avoir enfin un gagnant de Grand Prix dans ses rangs. Ils ont déjà commencé à parler des prochains J.O... Tu risques beaucoup plus gros que moi Hans... »

« Et alors ? Qu’est ce que j’en ai à foutre ? Tu ne comprends pas que c’est la seule solution pour te sortir de là. Il veut me foutre en taule ? Mais qu’il vienne ! Je l’attends ! Je vais pas me chier dans le froc et le laisser te taper dessus sans agir. C’est fini…. On est ensemble…. Jusqu’au bout. D’accord ? »

Les yeux de Hans étaient déterminés. Rien ni personne ne réussirait à le faire changer d’avis. Il avait tout préparé méticuleusement. Il y avait réfléchi durant des nuits entières. Il avait pensé à tous les détails, à toutes les éventualités…. Il ne restait plus qu’à récupérer Thomas pour que les rouages de leur évasion se mettent en action

« Alors, qu'est-ce que tu as prévu ? Il faut qu'on se dépêche avant qu'Olaf rentre et se rende compte que je ne suis pas là... »

Hans le regarda puis il s’accroupi pour ramasser les affaires que son frère avait laissé tomber. Il les lui tendit en le regardant

« Mets ça s’il te plait. Il faut changer tes vêtements pour rentre plus difficile ton signalement… »

Il se pencha ensuite et il ramassa le sac de sport dans lequel Thomas avait ses affaires. Il l’ouvrir et en déversa le contenu dans une poubelle qui était située dans l’impasse qui leur servait de camouflage.

« Tu n’auras pas besoin de ces merdes là… J’ai pris tes patins et le reste en verras sur place »

Il fouilla de nouveau dans son sac et en sortir un paquet de cookies aux pépites de chocolat. Il le lui tendit. Il ne fallait pas être devin pour voir que Thomas s’était clairement sous-alimenté depuis son retour en Allemagne. Hans connaissait les traits de son petit frère par cœur et ce qu’il voyait devant lui ne lui plaisait pas du tout. Il n’était déjà pas bien épais avant…

« Mange. On va ensuite prendre un bus pour se rendre à l’aéroport. J’ai des billets d’avion…. On partira ce soir pour Chicago. Il y a ton centre d’entrainement pour les sports de glace là-bas non ? Et bien on y va…. »

Il attrapa une caquette qu’il visa sur sa tête afin de dissimuler un peu plus son visage déjà partiellement caché par une écharpe qu’il avait enroulé autour de son cou

« Nous n’avons plus rien à Paris… J’ai tout revendu pour avoir du cash et pouvoir se payer un toit aux Etats Unis… Je suis désolé… »

Il finit par reprendre son sac qu’il ferma et visa sur son dos. Puis il sortir de la poche de son manteau un document qu’il tendit à Thomas. Il s’agissait de faux papiers d’identité que Hans avait réussi a se procurer à Paris. Pour peut qu’on y mette le prix – ou les formes…- on pouvait obtenir ce genre de choses sans trop de difficulté et avec une garantie de l’anonymat conservée

« Jusqu’à nouvel ordre, tu oublies ton nom et ton prénom…. Je t’ai donné des nouveaux papiers… apprends par cœur les informations de ta nouvelle carte d’identité. Si on t’interroge tu répondras ce qu’il y a d’écrit là-dessus…. Ok ? et je ne veux pas t’entendre chialer que tu as un prénom de merde…. »

C’est vrai quoi…. Eren Jaeger, ca pourrait être pire comme seconde identité non ?



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