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 On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]

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Hans Ackerman
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MessageSujet: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Ven 6 Jan - 11:03


►On est juste toi et moi… ◄
feat. Lukas Lindemann


Chicago est une ville pas aussi pourrie que je le craignais. Bon… et puis les choses tournent pas trop mal pour nous depuis qu’on est arrivé. Au départ on s’était installé dans un appartement bien glauque dans un quartier bien de merde. Mais comme on s’est tiré de France avec pour seul bagage le contenu de notre unique valise on a fait avec les moyens du bord.

J’aime assez nous nouvelle vie ici. J’ai toujours peur de voir surgir l’autre enfoiré à l’angle de chaque rue mais je compose avec cette anxiété qui est devenue ma nouvelle meilleure amie. Je ne regrette rien. Je ne regrette pas d’avoir tout plaqué pour m’enfuir avec Thomas. Le paris était risqué mais je préfère encore nous plonger dans l’inconnu que de le laisser se prendre des coups par l’autre con qui lui sert de père. Il est bien ici, Thomas. Il est heureux, je le vois. Il vit sa passion au quotidien ! Et il n’est pas seul. Y a plein d’autres gosses de son âge qui sont venu s’entrainer et qui concilient les études et le patinage. Voilà d’ailleurs un point dont il va falloir que je m’occupe assez rapidement. Il as encore l’âge de la scolarisation obligatoire et même si ce n’était pas le cas, je ne veux pas le laisser sans instruction. Le patinage ça va qu’un temps et après ? Il lui faudra bien un boulot, une vie… Je veux plus qu’il patauge dans la misère.

Ici, tout parait facile. Presque trop même… J’apprécie l’instant présent mais je ne peux m’empêcher de penser que ça ne durera qu’un temps. C’est simple, à chaque fois que j’ai cru pouvoir gouter au bonheur il m’est arrivé une emmerde pour le briser instantanément. Alors pourquoi ça changerait maintenant ? Je me contente juste d’apprécier ce moment d’accalmie paisible.

Mais c’est vrai, c’est facile…. Et je n’y suis pour rien du tout… Beaucoup de choses positives nous arrivant sont dues à Yuri Katsuki. Il est pleurnichard et collant mais c’est un véritable ami.. enfin je crois… Sinon pourquoi il ferait tout ça pour moi et Thomas ? Il m’a aidé à trouver un travail. Et j’avoue que c’est le meilleur staff que je pouvais souhaiter ! Je travaille pour le centre d’entrainement. On a même pu avoir un appart de fonction juste au-dessus d’une des patinoires ! Le pied complet ! Par le biais du mec de Yuri, Thomas a fait la connaissance d’un entraineur qui lui est dorénavant attitré. Je suis certain qu’avec lui il pourra progresser encore plus !

Et ce Lui…. C’est Lukas Lindemann, un ancien patineur allemand qui a la gueule de l’emploi. Je ne sais pas quoi penser de Lukas. Des fois il me casse les couilles comme jamais… Et des fois je ne trouve supportable. Il m’énerve autant qu’il me parait sympa. Il se montre protecteur envers moi et ça me gave ! J’ai l’impression qu’à cause de ma taille il se croit obligé de faire du baby sitting. J’ai pas besoin de son affection de merde, de sa compassion à vomir ou de ses élans de sympathie nauséeuses. Mais… Une autre parcelle de moi apprécie…. Parce que peut-être, pour la première fois, c’est moi qui suis protégé.

Je vois bien qu’il désapprouve l’autorité que j’ai sur Thomas. Je sens bien qu’il n’apprécie pas la relation fusionnelle que l’on a. Mais que ça lui plaise ou pas c’est pareil et je l’emmerde ! J’ai besoin de Thomas et Thomas a besoin de moi ! Et je n’ai aucune envie de lui raconter les détails sordides de notre vie ! Ca ne le regarde pas ! Qu’il s’occupe de faire patiner mon frère sans lui faire courir de danger. C’est tout ce que je lui demande. Le reste… non… il n’a pas à savoir.

Les prises de têtes entre Lukas et moi ne sont pas rares… Je refuse que Thomas participe au prochain Grand Prix parce que je ne veux pas qu’il soit médiatisé. Pour Lukas c’est une perte de temps et un gâchis de talent. Mais j’en ai rien à carrer de son avis, il peut se le ranger où je pense ! J’ai une raison suffisamment valable pour empêcher Thomas de participer à des compétitions cette année ! Je ne sais pas ce qui emmerde le plus Lukas en fait : que j’empêche Thomas de concourir ou que je refuse de lui en donner la raison.

Ce que je n’aime pas non plus chez le Bosch c’est qu’il ose me faire du chantage. Il accepte de ne pas inscrire Thomas à une seule et unique condition : Que je passe une journée avec lui sans mon frère. J’ai toujours pas pigé la raison de cette putain de journée mais je sens que ça va me gaver. Ca me gave déjà d’ailleurs alors qu’elle n’est pas encore commencée… Mais j’ai le choix ? Parce que ce tordu je le sais capable d’aller inscrire Thomas aux compet’ dès que j’aurai le dos tourné ! Et ça ferait vraiment tâche si le vainqueur du GP venait à déclarer forfait… ça attirerait encore plus l’attention alors que ce que je veux par-dessus tout c’est de rester incognito dans l’ombre.

Donc voilà, je l’ai accepté son putain de chantage de merde ! J’ai foutu un jeans bleu demin, un sweat manche trois quart, mes boots, un manteau et une écharpe. Prêt à affronter l’hiver nord-américain. Ca pèle quand même plus qu’à Paris… Je ne suis pas frileux mais là, ça pique un peu.

J’ai laissé Thomas seul à l’appartement. Il doit retrouver Viktor un peu plus tard dans l’après-midi pour un entrainement en commun. Il est donc entre de bonnes mains. Je devrais pouvoir m’en aller l’esprit tranquille mais ce n’est pas le cas. Et si jamais il arrivait quelque chose quand je ne suis pas là ? J’ai dû au moins répéter quinze fois à Yuri de veiller sur mon frère et de m’appeler au moindre incident qui se produisait. Il a rit… mais je suis sure qu’il était agacé ou blasé par ma surprotection et mon inquiétude perpétuelle…

Je me demande ce qu’il veut qu’on fasse, Lukas. Une journée ensemble ça va être long. Quand j’y pense je me dis qu’on n’aura encore jamais passé autant de temps seuls ensemble. J’aurai même jamais passé autant de temps sans Thomas depuis qu’on est à Chicago. Voilà… ça fait quinze minutes que je l’ai quitté et je pense déjà à lui. C’est pas ma faute, c’est pas fait exprès. Vous réagiriez pareil si vous retrouviez votre petit frère avec la gueule défoncée et le corps plein d’hématomes. Quand j’y repense j’ai des envies subites de meurtre…. Si je ne suis pas allé retrouver mon oncle pour lui foutre sur la gueule c’est uniquement parce que ça aurait pu porter préjudice à Thomas. Mais sinon, vraiment, je pense que j’aurai pu le buter sans difficulté et sans le moindre remord.

Ha… Bah voilà, le blond arrive vers moi. Son visage dégage toujours quelque chose d’apaisant. Quelque chose de serein. C’est peut-être du à ses sourcils…. Y a un truc, c’est certain

« T’es en retard ! Ca fait dix minutes que je t’attends là. Des excuses ? »

Ouais c’est ma façon de lui saluer. Original n’est-ce pas ?

J’enfonce mes mains dans mes poches. Déjà…. Je ne suis pas grand. Tout le monde s’en est aperçu je pense. Thomas fait une belle tête de plus que moi. Mais à côté de Lukas, je passe carrément pour un mioche ! Je dois lever la tête pour le regarder. Je vais avoir un torticolis avant la fin de la journée

« Bon, t’es content, j’suis là. Pas de compte’ cette année pour Thomas, t’as intérêt à tenir parole ! »

Je le regarde alors qu’on marche en s’éloignant du centre d’entrainement. Si lui semble parfaitement savoir où l’on va, moi ce n’est pas le cas. Je suis dans le flou complet et j’aime pas ça. Les surprises, c’est un truc que je déteste parce que la vie m’a appris qu’il y a 98% de chance pour qu’elles soient mauvaises !

« Tu m’emmènes où ? »




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Lukas Lindemann
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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Sam 7 Jan - 17:30



feat. Hans Ackerman

On est juste toi et moi...

D’après Viktor, j’ai un petit côté masochiste... Je pense qu’il n’a pas tout à fait tord...

Faut dire que forcer Hans Ackerman à passer la journée avec moi, c’est pas l’idée la plus saine qui soit... Mais bon, je suis certain qu’on va passer un bon moment tous les deux. Je le connais maintenant, je sais qu’il va bouder et se plaindre pendant la première heure, m’insulter les deux suivantes, et après ça ira mieux.

Bon, j’imagine aussi qu’il ne va faire que de parler de Thomas, sans doute l’appeler 36 fois, lui envoyer tout autant de sms et piquer une crise s’il ne répond pas dans les deux minutes... Va falloir que je l’occupe afin qu’il pense enfin à autre chose que son charmant frangin.

Je n’ai rien contre Thomas, au contraire c’est un bon garçon et je prend beaucoup de plaisir à l’entrainer, il est doué et je suis sûr qu’il peut devenir un grand patineur, mais la relation entre les deux frères me plait beaucoup moins je dois dire...

Qu’ils soient proches c’est un fait, c’est normal j’ai envie de dire et c’est même bien pour eux s’ils peuvent s’entendre aussi bien, mais il y a des limites... Je n’ai pas envie de m’immiscer dans leur vie ou entre eux mais je pense qu’il serait plus sain pour chacun d’eux de développer une vie en dehors de l’autre... Thomas ne sera pas éternellement un adolescent vivant au crochet de son frère, et si je ne m’inquiète pas pour lui concernant sa vie plus tard, c’est pour Hans qu’il y a le plus gros risque... Dans l’etat actuel des choses il ne pourrait pas vivre sans la présence de Thomas.

Je ne suis pas psychologue évidemment, et je ne suis pas au courant de ce qu’il a pu se passer dans leur vie avant que je les rencontre, mais si je peux avoir une incidence sur leur futur, leur apporter quelque chose de positif, et bien je veux bien subir la colère de Hans, j’ai vu pire de toute façon.

Pour le moment je dois déjà terminer de me préparer parce que je vais finir par être en retard, je n’aurais pas dû sortir hier soir, ou du moins, pas rentrer aussi tard, j’ai eu beaucoup trop de mal à me lever ce matin... Heureusement que mes parents m’ont bien fait et que, même avec peu d’heures de sommeil je suis toujours aussi resplendissant...

Je plaisante. Mes cheveux sont une horreur sans nom et je vais devoir passer une demi-heure pour essayer d’en faire quelque chose, mon budget de laque va encore exploser ce mois-ci. Triste vie que la mienne. Et je dois me raser, au cas où Hans déciderait de me caresser sensuellement la joue (oui, la joue...).

C’est donc après avoir passer une heure dans ma salle de bain, que je peux enfin aller m’habiller. Mais là aussi un autre problème se pose, celui de la tenue, j’dois avoir l’air de quelque chose sans pour autant faire voir que j’ai mis une demi-heure à choisir. Je jette mon dévolu sur une chemise finalement, comme c’est original en sachant que c’est déjà ce que je mets tous les jours dis donc. Je me fais couler un café avant d’enfiler mon pantalon, j’pense que je suis accro au café, c’est depuis que j’ai arrêté de fumer... Si j’en crois mon médecin la caféine c’est quand même meilleur que la nicotine alors c’est une bonne chose non ?

Oh mon dieu j’ose à peine regarder l’heure, je vois déjà d’ici Hans me reprocher mon retard, enfin, il parait que plus c’est long plus c’est bon alors espérons que ce soit le cas avec l’attente.

Je met mon manteau et une écharpe avant de sortir de chez moi et de partir en direction de notre lieu de rendez-vous. Je suis tout de même content qu’il ait accepté, même si c’était le fruit d’un chantage éhonté... Enfin, on n’a rien sans rien comme on dit. Je suis sûr qu’il n’aurait pas accepté sinon, vous imaginez, il aurait fallu qu’il se sépare de Thomas de son plein gré... Je n’ai pas envie d’une fissure terrestre ou d’une pluie d’astéroïdes...

Je le vois au bout de la rue et je ne peux pas m’empêcher de sourire légèrement, il a le bout du nez tout rouge à cause du froid c’est franchement adorable... Mais si je lui dis il est capable de me foutre un coup de pied dans les burnes alors je préfère me taire, j’y tiens à celles là...

-T’es en retard ! Ca fait dix minutes que je t’attends là. Des excuses ?

-Bonjour Hans, comment vas-tu en cette superbe journée d’hiver ? Il fait un peu frisquet, j’ai oublié de prendre des gants je suis bête par moments...


Je lui fait un grand sourire sans relever mon retard ou répondre à sa question, parce que ça ne sert à rien et c’est capable de le mettre encore plus de mauvaise humeur.

-Bon, t’es content, j’suis là. Pas de compet’ cette année pour Thomas, t’as intérêt à tenir parole !

-Je suis un homme de confiance ne t’en fais pas...


Et c’est là où le pauvre petit Hans est naïf... Il est bien sur hors de question que Thomas ne participe pas au Grand Prix, ce serait une honte, il a tellement à prouver, et puis même s’il n’a pas encore les capacités de gagner –on y travaille- cela pourrait toujours être une expérience extrêmement enrichissante pour lui.

Après je ne suis pas un menteur non plus, il a accepté alors je vais tenir ma parole et ne pas l’inscrire... Mais Thomas peut toujours le faire lui-même... Je suis certain qu’il en aura envie au moment venu, je ne m’en fais pas pour ça et je vais simplement profiter de cette journée en tête à tête.

-Tu m’emmènes où ?

-Que tu es curieux...


Je lui fais un petit sourire énigmatique, j’aime bien laisser planer le suspens... Et je sais qu’il va râler quand il saura où j’ai décidé de l’emmener... De toute façon il râle en permanence, c’est ce qui fait une partie de son charme... En plus de ses petits yeux, ses petites jambes, ses petits bras, son petit cul, toute sa petite personne.

On marche quelques minutes dans les rues de Chicago, j’aime beaucoup cette ville, tout est tellement immense... J’ai l’impression d’être un neurone perdu dans le cerveau de Paris Hilton...

-On va à la fête foraine.

Et j’observe sa réaction du coin de l’œil en tournant dans différentes rues jusqu’à ce qu’on aperçoive la fête en question au loin. Toutes ses lumières commençaient déjà à briller alors que le soleil n'était pas couché, certaines attractions en dépassaient d'autres... Lorsque j'étais enfant j'adorais vraiment aller à ce genre d'endroits que ce soit pour manger diverses sucreries ou simplement pour m'amuser avec mes parents. Ma mère avait toujours peur des manèges c'était vraiment amusant de la voir se forcer pour m'accompagner.

-J’avais très envie de barbe à papa ces derniers temps alors je me suis dit que ce serait une excellente idée, tu n’es pas d’accord ? En plus il parait que celle de Chicago est géniale.



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Hans Ackerman
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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Dim 8 Jan - 13:18


►On est juste toi et moi… ◄
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Y a des jours où je me dis que je dois être maudit. Il y a forcément une mauvaise étoile au dessus de ma tête. Ou bien j’ai un ange gardien fainéant, avec une queue de vache dans la main, qui s’en bat les steaks de me voir en chier au quotidien. Peut-être même que ça l’éclate cet enfoiré. Peut-être même qu’il prend son pied….

Parce que pour être honnête, je la sens pas du tout cette journée avec Lukas. Ce n’est pas quelqu’un que je n’apprécie pas. Au contraire…. Je… Je me sens plutôt bien en sa présence. Parce qu’il ne me juge pas. Parce qu’il ne cherche pas à tout prix à creuser mon passé pour savoir ce qui m’a rendu si aigrie, râleur et vulgaire. Il s’en fout de tout ça. J’ai la vague impression qu’il m’accepte comme je suis. Avec mes très nombreux défauts et mes quelques pauvres qualités.

En général avec les gens, j’y vais au feeling. Je sais direct en voyant leur gueule si le contact va passer ou pas entre eux et moi. Souvent, dans 90% des cas, ça ne passe pas. Mais Lukas fait partie des dix pourcents restants. J’espère qu’il s’en sent honoré. Je ne vais pas lui dire parce qu’il serait capable de ne plus se sentir pisser après… Et j’ai pas envie de passer la journée avec un mec ayant prit le melon.

Quand il se pointe je le regarde et je ne peux m’empêcher de croiser les bras avec mécontentement. Je n’aime pas qu’on me fasse attendre. Encore moins quand c’est la personne qui me convoque à un rendez-vous. La moindre des choses c’est d’être ponctuel…. Et ça se dit avoir fait l’armée. Et pas putain, l’Allemagne est pas dans la merde si ses soldats se pointent dix minutes après  le début de la bataille…

Et il arrive avec son sourire de béat, sa coupe de cheveux impeccable – raie sur le côté et gominage parfait – sa tenue trop classe et mètre quatre-vingt-huit trop grand ! Il n’a pas encore eu le temps d’ouvrir la bouche qu’il me fatigue déjà… Ca va être long…. Mais long….. Thomas pitié sauve moi….

-Bonjour Hans, comment vas-tu en cette superbe journée d’hiver ? Il fait un peu frisquet, j’ai oublié de prendre des gants je suis bête par moment...


Un petit sourire moqueur étire mes lèvres. Il me tend une perche aussi grande que lui. Ca serait impoli de ne pas répondre à l’invitation n’est ce pas ?

« Je te rassure, tu es bête tout le temps et pas que par moment »

Et bim ! histoire de donner le ton de cette belle après midi qui s’annonce. Et comme je suis parti sur ma lancée, je vais pas m’arrêter en si bon chemin

« Et pour ta gouverne je vais pas bien ! Tu m’obliges à laisser mon frère tout seul toute une journée sous le prétexte d’un chantage qui pue du cul. Et en plus tu me fais poireauter dans le froid. Si je suis malade, je m’en fou, tu auras intérêt à venir jouer les infirmiers pour moi ! »

J’enfonce mes mains dans mes poches profondément

« Et quand je suis malade je suis chiant…. Encore plus que maintenant. T’es prévenu »

Du moins c’est Thomas qui dit ça. Parce qu’il croit peut être ne pas être chiant lui quand il est souffrant ? On va faire simple, avec Thomas il n’y a pas d’intermédiaire. Soit il est en bonne santé et tout va bien dans le meilleur des mondes. Soit il est malade et là il est à l’agonie prêt à rendre l’âme. Limite faudrait que je commande un cercueil pour une simple rhino…. J’vous jure.

J’avance en même tant que Lukas. Je l’écoute me certifier qu’il est quelqu’un de confiance et qu’il ne fera rien pour inscrire Thomas au Grand Prix cet année. Parfait. Je ne lui dis pas mais je lui en suis reconnaissant. Je ne veux pas que l’on sache que Thomas se trouve à Chicago. Car ça serait ouvrir la porte en grand aux dérives et donner à son brutal de père l’occasion de venir le récupérer. Et ça…. Plutôt crever !

On marche dans les rues et j’en ai marre de pas savoir où je vais. Donc je lui demande en espérant qu’il me fournisse une réponse. Et pis d’abord j’suis pas curieux ! Je suis… intéressé ! Voilà ! Je me demande dans quel truc bien chiant il va m’emmener. Un musée ? Une expo d’art moderne ? A l’opéra ? Il a une tronche à aimer ce genre d’endroit. J’sais pas pourquoi…. Ca doit être les sourcils ou la coupe de cheveux… mais y a un truc, c’est sûr.


-On va à la fête foraine.


Je me fige. J’arrête de marcher un moment alors que Lukas, lui a continué comme si de rien n’était. Je le rejoins en trottinant et une fois à sa hauteur je suis obligé de lever la tête pour le regarder. Je cherche un indice sur son visage impassible. Quelque chose qui me ferait comprendre qu’il plaisantait. Mais rien…

« C’est une blague ? Une fête foraine ? Tu m’as pris pour un mioche ? C’est à cause de ma taille c’est ça ? Tu savais pas quoi foutre alors t’as pensé qu’une journée baby sitting ça serait sympa ? »

Une fête foraine quoi…. C’est pour les gamins ! Alors même si du haut de mon mètre soixante et de mes quarante-neuf kilos tout mouillé, on me prend souvent pour un lardon, faut peut être pas oublié que j’ai le quart de siècle passé et que les fêtes foraines c’est plus trop mon truc ! Ca n’a jamais été mon truc d’ailleurs…. Pas confiance ! J’ai emmené une seule fois Thomas à la foire du trône à Paris mais ça s’arrête là.

J’allais émettre une nouvelle protestation lorsque nous arrivons à la fameuse fête en question. Je me fige de nouveau. C’est grand ! Il y a des manèges partout. Ça virevolte dans les airs, ça tourne, ça fait du vent et du bruit. Il y a des choses à voir de tous les côtés. Il y a pleins d’échoppes bordées de cocardes aux couleurs des Etats Unis. Il y a des lumières qui clignotent de tous les côtés. J’ai d’un seul coup l’impression de perdre dix ans ! Je me revois gamin dans les fêtes foraines de Stuttgart où mes parents m’amenaient le jour de la fête patronale.

C’est étrange comme sentiment. Je me sens ému…. Ça me fait plaisir et mal à la fois. Vous avez déjà connu ça ? La douleur de se souvenir de quelque chose de lointain ? De quelque chose de révolu qui ne se réalisera plus jamais. Souffrir de se souvenir…. D’un passé, d’un paysage, d’une odeur, d’un visage….

Je suis tellement prit dans ce tourbillon émotionnel que je sursaute quand la voix de Lukas atteint mes oreilles.

-J’avais très envie de barbe à papa ces derniers temps alors je me suis dit que ce serait une excellente idée, tu n’es pas d’accord ? En plus il parait que celle de Chicago est géniale.

De la barbe à papa…. C’est comme un nuage rose et cotonneux qui fond dans la bouche dès qu’on la pose sur la langue. Ca laisse une sensation fugace. On a à peine le temps d’apprécier cette mousse sur sa langue qu’elle a déjà fondue et disparue. Ça doit bien faire quinze ans que j’en ai pas mangé…

Mon émotion soudaine m’empêche d’être désagréable avec Lukas. Sinon je lui aurais claqué qu’une barbe à papa ce n’est jamais que du sucre fouetté dégueulasse qui colle partout sur les doigts et la bouche et qui n’a absolument aucun intérêt gustatif. Mais au lieu de lui sortit ça, je me surprends moi-même à acquiescer d’un signe de tête

« Oui….. C’est plutôt une bonne idée…. »

On avance dans les allées de cette fête foraine mouvementée. Je ne crois pas en avoir déjà vu une aussi grande de ma vie. Je pensais que celle de Paris était déjà énorme mais là ça dépense l’entendement. Tout est énorme aux Etats Unis….. Les villes, les gratte-ciels, les burgers, les voitures, nichons des gonzesse et leu cul pour aller avec…. Ils ont la folie des grandeurs.

Mes yeux s’arrêtent sur différents stands. Des ficelles à tirer pour gagner des peluches. Des chamboules tout, des courses de cheveux, des casinos, des tirs à la carabine. Tout un tas d’attrapes nigaud. Pour une fois…. J’essayerai bien d’être un peu nigaud moi aussi…. Toute cette effervescence me donne envie….

Un vent soudain fouette mon visage d’une douce caresse et fait voler mes cheveux noirs. Je tourne la tête à droite et laisse échapper un petit «  oh » de stupéfaction. Des chaises volantes ! La dernière fois que j’en ai vu c’était en Allemagne ! Il n’y en avait pas à Paris quand j’avais emmené Thomas. Je me souviens soudainement de la sensation que ça m’avait prodigué. Une sensation de légèreté ! L’envie de toucher le ciel d’avoir l’impression de voler ! Les pieds dans le vide, je me rappelle avoir été obnubilé par la peur de perdre mes chaussures. Ça avait beaucoup fait rire Maman

J’hésite. Dans ma tête un combat mental vient d’être lancé. Je suis partagé entre l’envie d’aller faire un tour de ce manège au risque de passer pour un gosse… Et l’envie de sauver l’image en restant là à grogner de mécontentement pour le simple plaisir de faire chier Lukas. Bah..

Mes joues se colorent un peu de rouge et je donne un léger coup de coude dans la taille de Lukas. Je le regarde pas. Je lui désigne les chaises volantes d’un signe de tête

« Tu viens faire ça avec moi. Tu n’as pas le droit de protester. Tu as voulu aller à une fête alors voilà… »

Je me dirige spontanément vers la caisse afin de ne pas lui laisser le choix. Je regarde la guichetière qui a l’air aussi aimable qu’elle est moche. C’est pas peu dire…

« Deux places »


Le bonjour, le s’il vous plait et le merci tu peux te le garer où pense ! T’es pas aimable alors moi non plus.

Je donne son billet à Lukas et dès que c’est notre tout je vais m’installer sur une des chaises les plus à l’extérieur de l’attraction. Une fois assis et la barre de sécurité bien installée, je me rends compte que mes pieds touchent même pas le sol… La honte…. Ce me fait rougir encore plus. Je n’avais pas pensé ce matin en me levant que j’irai faire un manège…. Quand je vais raconter ça à Thomas ce soir il va être jaloux. Mais je viendrai l’emmener ! Promis !

Le manège se met en marche et mes mains tiennent les chaines de chaque côté. Le vent fouette me visage, mes cheveux virevoltent vers l’arrière. Je ferme les yeux et je me sens replonger dans mon souvenir d’enfance. Je revois le visage de Maman… Je ressens cette même sensation de légèreté, cette impression que rien ni personne ne peut m’atteindre…. La liberté….

Les yeux fermés je lâches les chaines et je tends mes bras sur le côté. Je me rends libre ! Presque en train de voler ! J’en ai rien à foutre de ce que les gens pensent ! Je les emmerde cordialement. Là, à cet instant précis, je me sens bien. Je me sens tellement bien que ma main droite va à la rencontre de celle tendue de Lukas. Je glisse ma main dans la sienne et rouvre les yeux en le regardant. Le manège continu de tourner sans que je ne le lâche pour autant.

Finalement…. Mon ange gardien n’est pas peut être pas si branleur que ça… Il lui arrive de me faire vivre des choses pas si mal… Cette journée pourrait potentiellement être moins pourrie que ce que je craignais. Du moins, c’est bien parti pour que je puisse un petit peu m’amuser.



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Lukas Lindemann
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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Ven 20 Jan - 0:37



feat. Hans Ackerman

On est juste toi et moi...

Hans il est pas facile comme mec.

C’est sûr, pas besoin de le connaître beaucoup pour le deviner, un simple regard, une parole de sa part et tu devines que c’est pas le moment de le faire chier, c’est jamais le moment avec lui. Il est rarement agréable, toujours en train de râler... Et même quand tu commences à le connaître ben, ça change pas, il râle encore et il est toujours de mauvais poil. Même son frère me l’a dit, et pourtant dieu sait qu’ils sont proches.

C’est donc pas qu’une façade pour faire fuir les gens, il est réellement blasé en tout temps, aigri aussi, comme un vieux papi, alors qu’il est plus jeune que moi. C’est presque triste d’en arrivé là, j’suis sûr qu’il a pas toujours été comme ça, et j’men rend compte parce que je le connais un peu mieux. Il a ses petits moments de douceur, il peut aussi être aimant et sympa. Je me demande vraiment ce qu’il a vécu, j’ai bien compris qu’il avait pas eu une vie toute rose, ça se voit sur son visage, dans ses yeux, il a du en baver.

Mais je devine aussi qu’il n’a pas envie d’en parler. C’est le genre de douleur encore virulente des années après, celle qui est sourde et finaude, qui s’immisce en vous et s’accroche pour ne plus vous lâcher, qui grignote du territoire petit à petit, empêchant le bonheur de prendre sa place.

Mais j’ai envie de lui arracher, cette douleur. Il a le genre de regard que je veux voir briller, Hans il a aussi ce sourire... Celui qu’on n’oublie pas, et qu’on a envie de voir et revoir sans cesse. Il mérite d’être heureux, plus que moi j’imagine, alors si je peux faire quelque chose, même si ça ne semble pas lui plaire, ben j’essaye. Et je ne suis pas du genre à baisser les bras.

-Je te rassure, tu es bête tout le temps et pas que par moment.


Oh... C’est méchant ça... Et totalement faux. Je lui fais une petite moue tristounette, même s’il doit se douter que c’est du cinéma, du mauvais cinéma, niveau Sharknado. J’suis pas du genre à m’insurger pour une petite pique que j’ai cherché, et puis j’aime bien quand il est taquin comme ça. Limite ça lui donne du charme, ça fait « rose avec des épines ».

-Et pour ta gouverne je vais pas bien ! Tu m’obliges à laisser mon frère tout seul toute une journée sous le prétexte d’un chantage qui pue du cul. Et en plus tu me fais poireauter dans le froid. Si je suis malade, je m’en fou, tu auras intérêt à venir jouer les infirmiers pour moi ! Et quand je suis malade je suis chiant…. Encore plus que maintenant. T’es prévenu.

-Jouer les infirmières carrément ? Tu veux donc me voir dans une petite robe moulante et sans culotte dessous~ ? C’est intéressant comme fantasme, j’en prends bonne note.


Je lui fais un petit sourire, à mon tour de retourner ses paroles contre lui, il n’a pas le monopole de la blague nulle quand même.

Et mine de rien j’espère tout de même que c’est pas un de ses fantasmes, pas que ça me dérange, on a tous nos petites idées qui font frétiller la knacki, mais bon ça risque d’être compliqué pour enfiler mon corps de dieu grec dans une robe de gonzesse... Et pas du tout sexy en plus... Mais bon si ça peut me valoir un ticket avec lui je ne vais pas dire non...

Même s’il mérite mieux que ça.

Mieux qu’un coup d’un soir, mieux qu’une robe d’infirmière bon marché, mieux qu’une pensée perverse au coin d’une rue. Et mieux qu’une sortie à la fête foraine ? Non ça c’était une idée fantastique, même si elle ne semble pas lui plaire au premier abord... Je m’en serais douté.

- C’est une blague ? Une fête foraine ? Tu m’as pris pour un mioche ? C’est à cause de ma taille c’est ça ? Tu savais pas quoi foutre alors t’as pensé qu’une journée baby sitting ça serait sympa ?

-Ce n’est pas une blague.


Je hausse les épaules avec l’air le plus naturel du monde. Si j’avais voulu faire une blague je n’aurais pas choisi une fête foraine... Plutôt une réunion des NADC...les Nains Anonymes De Chicago... Enfin j’suis pas sûr qu’une telle association existe, mais j’ai bon espoir.

-Et puis arrête de parler de ta taille comme si c’était la cause de tous tes problèmes, ce n’est pas une tare et... moi je l’aime bien... Tu es un parfait repose bras.

Et je pose mon coude sur le haut de sa tête en souriant bêtement. J’ai de la chance s’il ne me plante pas comme un con après cette bonne poilade... Bon en vrai j’dois bien avouer que j’aime bien sa taille, enfin, ça lui va bien... Moi j’suis tellement grand que j’ai l’impression que tout le monde est petit, il l’est pas plus que les autres du coup.

Ah nous voilà à la fête, j’suis rassuré qu’il n’ait pas encore rebroussé chemin, avec un peu de chance il va rester toute la journée avec moi... Et qu’on va s’amuser, vous imaginez ??

Je baisse les yeux en sa direction pour observer sa réaction et c’est plutôt étonnant, il a l’air... absorbé ? On dirait que ça le plonge dans ses pensées, peut-être des souvenirs. Hans serait nostalgique ? Son passé m’intéresse vraiment de plus en plus, je lui poserais bien des questions mais je préfère m’abstenir, s’il veut m’en parler il le fera bien de lui-même et je n’ai pas à lui forcer la main.

-Oui….. C’est plutôt une bonne idée….


Alors là, apportez-moi une chaise, je suis sur le cul. Alors bon, j’suis vraiment content –et fier- que Hans apprécie l’idée, mais de là à ce qu’il le dise à haute voix... J’pense qu’il doit être troublé ou drogué, un truc qui altère ses sens...

Je n’en attends pas plus pour commencer à avancer dans les allées, mon regard se perd un peu partout entre les différentes étales, mais il finit toujours par se baisser vers Hans, afin de vérifier s’il est toujours là, s’il boude, s’il sourit... Je n’ai pas envie d’en perdre une miette de ses sourires, ils sont si rares que je veux être là pour chacun d’eux, on ne sait jamais.

Il y a du monde, beaucoup de monde, des hommes, des femmes, des couples, des enfants, des amis, des parents... de tout, et de rien en même temps. Des gens sont grands, d’autres petits, beaux et moches, gros et minces... Il y a de tout. Et il y a nous. Etrangement, même si nous sommes plusieurs, j’ai l’impression de n’être qu’avec lui, comme s’il était réellement à mes côtés pour une fois, sans Thomas pour attirer toute son attention.

Ses cheveux volent un peu au vent, il fait frais, ça fait rougir son nez. Adorable. Adorable et attirant. Je ne saurait dire ce que je lui trouve vraiment, il n’a pas cette beauté que tout le monde s’accorde à aduler, il est plus spécial, il ne ressemble à personne d’autre. Il a cette beauté qui me plait.

Ouais c’est ça en fait... Hans me plait.

Ca fait bizarre de me rendre compte de ça, c’est comme si j’y pensais seulement maintenant alors que c’est devant mon nez depuis la première fois que je l’ai vu. Je suis con des fois.
Je suis extirpé de mes pensées par un coup de coude, je baisse la tête pour le voir rougir, ah non mais sérieux faut pas faire ça après je craque trop moi...

- Tu viens faire ça avec moi. Tu n’as pas le droit de protester. Tu as voulu aller à une fête alors voilà…

-Les chaises volantes ? Oh....avec plaisir alors~


Je le suis donc avec un petit sourire. Ce n’est pas mon attraction préférée mais dans mes souvenirs c’était plutôt pas mal, la sensation est étrange mais agréable. Et puis s’il veut faire quelque chose je ne vais pas m’y opposer, cette journée est pour lui à la base, alors si je peux lui faire plaisir un petit peu en l’accompagnant je ne vais pas m’en priver.

J’attend qu’il s’assoit pour prendre la chaise la plus proche de lui, cette attraction n’a visiblement pas été prévue pour moi vu que j’ai un peu de mal à m’enfiler dans le siège, pourtant je suis pas gros, c’est à vous faire complexer ces merdes... D’ailleurs les pieds de Hans flottent dans le vide, j’imagine que ça doit bien l’énerver ça, moi j’trouve ça mignon, mais ça l’énerverait encore plus que je lui dise alors je préfère la fermer pour une fois.

L’attraction démarre, nous faisant tourner et monter petit à petit. Ca va me décoiffer cette connerie.... Enfin, avec la dose que j’ai foutue dans mes cheveux je suis certain qu’il n’y en a aucune qui bouge malgré le vent, ce que j’espère d’ailleurs sinon je ne vous raconte pas ma tête en sortant...

La sensation est étrange, cette impression de voler, c’est quelque chose dont je n’ai pas l’habitude, je ne sais pas vraiment si j’aime ou pas, c’est comme un saut dont on n’atterri jamais. Je regarde Hans du coin de l’œil, il semble apprécier ce moment il a l’air serein... Il tend les bras, et je ne sais pourquoi je ne peux m’empêcher de tendre la main vers la sienne pour l’attraper.

Il ne se défait pas de mon emprise, alors je regarde devant moi, profitant un peu plus de ce moment. Ce n’est pas seulement un tour de manège, mais aussi quelque chose de particulier avec Hans qui se passe. J’aime beaucoup, et je suis presque déçu quand ça s’arrête, je n’avais pas envie de lui lâcher la main.

Nous descendons des chaises avant de revenir au centre de l’allée, afin de la continuer.

-Tu as les joues toutes rouges à cause du vent...

Je souris et je passe ma main sur une de ses joues afin de la réchauffer un instant, elles sont toutes froides. Je reste un petit instant comme ça avant de la retirer et je lui montre un stand d’un coup de tête.

-Tu veux un chocolat peut-être ? Ou un café... Ce que tu veux, c’est moi qui régale.

C’est d’ailleurs le moment ou mon cœur est partagé entre un café et un vin chaud. Je vais avoir l’air d’un pochtron si je prend du vin, mais dans un sens je ne vais pas m’en priver non plus à cause du qu’en dira t’on...

Je me permets de me décider pendant que Hans fait de même et je vais ensuite faire la queue quelques minutes pour passer ma commande. La serveuse est très charmante et me fait un sourire radieux que je lui rend. Ca fait du bien de voir des commerçants qui ont encore le sens du métier. Je reviens auprès de mon bulldog préféré avec sa boisson et la mienne.

-Et voilà pour monsieur.

Je lui donne et nous reprenons notre marche. Ca a au moins le mérite de me réchauffer les mains cette histoire, en plus de l’œsophage... Et la main de Hans, je me demande si elle aussi s’est réchauffée depuis le manège... Je dois en avoir le cœur net... Et, tout en marchant dans les allées de la fête, j’attrape sa main, beaucoup plus petite que la mienne, et je l’enveloppe.

Doucement.

Tendrement.



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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Dim 22 Jan - 22:26


►On est juste toi et moi… ◄
feat. Lukas Lindemann



Je ne sais pas trop ce que je pense de Lukas. Dans un accès de sympathie et d’affection de ma part, je dirai que Lukas est comme un furoncle qui pousse sur mon cul. Maintenant qu’il est là, impossible de nier sa présence. Et puis je le trouve chiant…. Mais parallèlement, je ne peux m’empêcher de le trouver assez agréable par moment. Il a le don pour me faire ressentir des émotions que je n’avais jamais ressenti auparavant…. Il est le seul à me faire sortir de mes gongs si rapidement et malgré ça j’ai parfois du mal à lui rentrer dedans et à lui faire comprendre qu’il ferait bien de la fermer s’il ne veut pas se prendre un coup de poing dans le nez !

Comme par exemple quand il me sort sa connerie que sa tenue d’infirmière sans culotte. Ce vieux fantasme de pervers ! En pourtant, j’en ai connu des mecs avec des fantasmes bien louches… Je remercie d’ailleurs ma bonne étoile – si elle existe – pour ne m’être jamais fais tomber dans les mains d’un détraqué fanatique du travestismes…. Et je tiens aussi à préciser que contrairement à ce que laisse insinuer Lukas, je n’ai jamais et ne serais jamais attiré par les tenues d’infirmières coquines ! C’est tout juste bon pour les films érotiques amateurs sur Youporn ce genre de merde !

Mon regard se fait plus foudroyant, presque accusateur, quand je le dirige vers Lukas. J’ai presque envie de lui foutre un coup de pied au cul. Mais j’ai la flemme de lever la jambe… qu’il s’estime heureux. Son royal derrière ne sera pas toujours épargné mes pics de flémingite. Un jour il se fera vraiment botter le derche et il comprendra qu’il ne faut pas trop pousser pépé dans les orties.

Je réponds même pas… ça lui ferait trop plaisir… je le laisse partir dans ses divagations débiles s’il n’a rien de mieux à faire pour occuper son esprit. Ce n’est que lorsqu’il me parle de la fête foraine que je retrouve brusquement l’usage de la parole et ma verve sarcastique habituelle. Une fête foraine quoi !!! J’ai constamment cette impression que les gens me prennent pour un morpion parce que j’en ai la taille. Ce n’est pas le fait d’être petit qui me gave – quoique… si un peu quand même… surtout quand je dois prendre une chaise pour aller chercher un truc en haut du placard de la cuisine…. – c’est surtout le fait qu’on ne me prenne pas au sérieux. Ça me trou le cul !


-Et puis arrête de parler de ta taille comme si c’était la cause de tous tes problèmes, ce n’est pas une tare et... moi je l’aime bien... Tu es un parfait repose bras.

…..

C’est son bras là que je sens se poser au sommet de ma tête ? Il est pris d’une soudaine envie de suicide lui ou quoi ? Je piaffe d’agacement et se me décale sur le coté tout en repoussant son bras. Putain il m‘a pas fait venir ici pour me casser les pieds toute la journée j’espère hein ! Sinon j’me tire et je vais rejoindre Thomas putain !

« Va t’en trouver un autre, de repose bras ! Tu vas me décoiffer en plus ! »

Non pas que je passe 3h devant ma glace pour me lisser les cheveux ou me les gominer avec un tube de gel entier – je ne vise personne en disant ça… non non… vraiment personne – mais quand même ! Et puis qu’il touche à son cul d’abord !

Bon la fête foraine ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée que ça en fin de compte. Je me suis sans doute enflammé trop vite. Thomas serait là il dirait «  comme d’habitude ». Mais j’ai cette particularité qui fait que je me braque toujours face à des situations que je ne connais pas ou que je ne peux pas intégralement contrôler… Je n’aime pas qu’on me sorte de ma petite zone de confort que je me suis moi-même tissé. Quand je vais dans un endroit inconnu, encore plus quand c’est avec des personnes que je ne connais pas plus que ça, je ne peux m’empêcher de me montrer sur la défensive.

Mais la…. Je suis bien forcé de constater que l’idée est plutôt…. Agréable. C’est même plutôt une bonne surprise. J’apprécie les odeurs qui envahissent mes narines. Le parfum vanillé et sucré des churros me rappelle quand j’ai amené Thomas la première fois sur un marché de Noel à Paris. Je trouve ça amusant de voir les jeunes monter dans des attractions flippantes et hurler tout ce qu’ils peuvent une fois prisonniers à l’intérieur. Les manèges qui tournent dans tous les sens ont quelque chose d’envoutant. Je dois lever la tête jusqu’à m’en faire mal à la nuque pour ne pas quitter des yeux les nacelles qui volent et tournoient dans le ciel.


Et puis il y a les chaises volantes sur lesquelles j’ai forcé Lukas à m’accompagner. Il n’a pas bronché, il a même parut plutôt motivé. Tant mieux. De toute façon ce n’est pas comme si je lui ai laissé le choix n’est-ce pas ?

Le tour de manège me replonge dans un passé que je pensais avoir oublié. Je sais que je suis un mec nostalgique. Mélancolique diront même certains…. J’ai peur de l’avenir et je ne vis que tourné vers mon passé. Tout aussi dégueulasse soit-il. Je chéri les moments que j’ai vécu avec mes parents. J’y repense souvent même si nous n’en parlons pas réellement avec Thomas… Et ce manège a eu le don de me faire ressentir des émotions incroyablement fortes. Ma main tendue vers celle de Lukas, j’ai frissonné quand ses doigts se sont refermés sur les miens. Je ne l’ai pas lâché jusqu’à ce que je descende de ma chaise une fois le tour terminé. C’était chouette. Rien que pour ça je n’ai pas regretté de venir. Mais bon… je ne vais surement pas lui dire !

-Tu as les joues toutes rouges à cause du vent...

J’allais lui répondre mais je suis coupé dans mon élan par sa main large qu’il pose sur ma joue. Je suis tellement surpris que j’en ai la parole et le souffle coupé. Qu’est ce qu’il me fait là lui ? D’où il me touche comme ça ? Ça se fait pas ! On touche pas les gens de cette façon ! J’aime pas qu’on me touche ! j’ai horreur de ça ! ca me dégoute et m’énerve ! Ca me fou super mal à l’aise ! Elle est chaude, la main de Lukas, elle réchauffe un peu mon visage mais j’ai qu’une seule et unique envie : qu’il la dégage de là !

Je suis incapable de dire quelle est l’expression de mon visage. Est e que mes yeux se sont écarquillés sous le coup de la surprise et de l’effarement ? Est-ce qu’ils se sont plissés sous le coup de la colère et de l’incompréhension ? est-ce que j’ai détourné le regard avec gène et malaise évident ?

Pourquoi il a fait ça ? C’est parce que je lui ai pris la main dans le manège ? Dans son cerveau de détraqué il s’est fait tout un scénario tordu dont lui seul à le secret ? Il a peut être cru que je cherchais à le draguer ? Han mais non ! Putain mais non quoi !!!! Je veux pas sortir avec Lukas ! Je veux sortir avec personne d’ailleurs…. Enfin si…c’est l’inverse… personne ne doit sortir avec moi… C’est mieux comme ca.

Voila…. Il n’a suffi que du contact d’une main sur ma joue pour que je me replie sur moi-même comme un escargot qui rentre dans sa coquille. D’un pas sur le côté j’ai mis une distance supplémentaire entre Lukas et moi. J’ai commencé à baissé ma garde, mit en confiance par l’ambiance bon enfant de la fête foraine, mais je viens instinctivement de reprendre une attitude défensive.

Pourquoi il m’a invité a passer la journée avec lui ? Pour me draguer ? C’était son but depuis le début ? Mais je veux pas moi…. non pas que Lukas me déplaise… physiquement il est plutôt bel homme et je sais depuis un moment que ma préférence sexuelle se porte que les mecs. Mais je n’accepte pas qu’on puisse être intéressé par moi. J’ai une image si dégueulasse de moi-même que je me refuse toute relation avec une autre personne. Ca serait les dégueulasser eux aussi… les salir… les souiller… C’est ce que Simon m’avait dit…. Tout comme il avait dit que personne ne voudrait d’une pute… Lukas ne fera pas exception. Dés qu’il saura, il se tirera…. Alors je vais nous faire gagner du temps à tous les deux et je vais lui faire comprendre qu’il n’a rien à espérer de ma part… c’est mieux…

-Tu veux un chocolat peut-être ? Ou un café... Ce que tu veux, c’est moi qui régale.

Je regarde l’espèce de comptoir qu’il me montre. Ils vendent toutes sortes de boissons chaudes ou fraiches. Mais vu que je me pèle déjà l’oignon, je vais porter mon choix sur un truc bien chaud. Là, tout de suite, maintenant, j’aurai bien envie d’une tasse de lait chaud avec du miel. C’est la boisson chaude que je préfère. Je trouve ça sucré et réconfortant…  Simon m’en faisait souvent… Il n’y avait que chez lui que j’en buvais d’ailleurs….

Simon… putain mais pourquoi je repense à lui maintenant ? C’est à cause de Lukas ça ! A cause de sa main sur mon visage. Je me suis repris d’un coup en pleine face les mots abjectes que Simon m’a balancé en plein visage…  

J’enfonce un peu les mains dans mes poches

« Un chocolat…. »

Je relève les yeux pour voir Lukas s’en aller chercher la commande et je m’autorise un long soupire. Une volute de buée s’échappe de mes lèvres. Mes épaules se voutent et j’ai l’impression que l’on vient de poser une enclume sur mon dos. Pourquoi je repense à Simon alors que je désire plus que tout l’oublier ? Pourquoi ses mots me hantent encore et toujours, chaque jour, chaque fois que quelqu’un m’approche ou me touche…. J’aurai tellement préféré ne jamais croiser le chemin ou le lit de Simon… mais je me suis perdu dans ses bras pendant des années, croyant qu’il était différent de mes autres clients avant de m’apercevoir douloureusement qu’il était le pire de tous…

-Et voilà pour monsieur.

Je le regarde. Je tends les mains pour prendre la boisson et je sens immédiatement la chaleur du gobelet en carton se diffuser dans la paume de mes deux mains. C’est agréable, je dois bien l’avouer. Une fois encore il a eu une bonne idée

« Merci beaucoup… »

Je tiens mon gobelet dans ma main gauche mais je ne commence pas tout de suite à boire parce que j’ai pas envie de me bruler la langue. Je préfère attendre un petit peu que ça tiédisse. Certains diront que c’est pourtant meilleur bien chaud. Et je leur répondrai que je les emmerde et que je fais ce que je veux

On recommence à avancer dans les allées. Je ne sais pas trop pour aller où. On passe devant différents manèges qui attirent plus ou moins mon attention. Des toboggans pour les gosses, un carrousel à l’ancienne, une espèce de boule métallique dans laquelle des gros cinglés prennent placent pour se faire catapulter…

Soudain, je sens quelque chose de chaud se glisser dans ma main. Je fronce les sourcils et baisse la tête pour voir que Lukas a glissé sa large main dans la mienne. Ça devient une habitude ou quoi !! Il a les mains baladeuses ce mecs !!

Je sursaute vivement et retire d’un coup ma main de la sienne, sans délicatesse, comme si je venais de me bruler. Mes yeux assassinent Lukas sur place alors qu’une nouvelle fois j’ai mis une certaine distance entre nous. J’essaie de me contrôler mais je n’y arrive pas, les mots franchissent mes lèvres sans que j’arrive à les en empêcher

« T’es malade ou quoi ? qu’est ce qui te prends ? Me touche pas !! J’ai horreur qu’on me touche ! J’aime pas ca ! »

Ma main gauche se crispe un peu plus sur le gobelet en carton. J’ai envie de partir…. Je veux m’enfuir et m’arracher au regard bleu et bienveillant de Lukas. Faut que je me calme. Il faut que je m’en aille… Je ne comprends pas pourquoi il tient tant que ça à se montrer si tactile avec moi mais il ne devrait pas ! Il y a une tonne de mecs sur cette planète de merde et il faut qu’il choisisse une pauvre tache comme moi ? Il mérite mieux ! Et puis non… je refuse…. Je me suis fait une raison. Je ne salirai plus personne…. Jamais

«  Qu’est ce que tu me veux à la fin ? Je ne sais pas ce que tu cherches mais tu vas arrêter ca tout de suite ! je t’ai pris la main dans le manège mais je n’aurai pas du !! Si c’est sortir avec moi qui t’intéresse, je vais être clair : Oublie ! Je sortirai pas avec toi ni avec personne d’autre ! Je veux pas ! »

Je me suis encore reculé d’un pas…. J’étouffe, je manque d’air alors que nous somme en extérieur. Je suffoque… Toutes les idées s’entrechoquent dans ma tête à tel point que j’ai l’impression de la sentir tourner.

Je comprends plus trop ce que je fais. Je colle mon gobelet de chocolat dans la main de Lukas avant de faire volte face et de courir. Je veux partir… je veux retrouver Thomas… notre appartement… mon lit… et m’effondrer dedans…

Je passe devant un banc libre et je me laisse tomber dessus, la respiration saccadée et les mains tremblantes. Mes yeux se fixent sur cette main droite dans laquelle Lukas avait glissé la sienne. Si grande… si douce et chaude en même temps…. J’ai bien aime ce contact, cette sensation… j’ai bien aimé sa main sur mon visage…

Ets ce que Simon a raison ? Est-ce que je suis condamné à rester seul toute ma vie parce que les gens vont me détester et me haïr dès qu’ils sauront ce que j’ai fait de mes nuits à Paris ? Mes mains tremblent. Je les glisse entre mes cuisses que je serre fort l’une contre l’autre pour stopper ces tremblements stupides et essayer de les réchauffer un peu par la même occasion.  Lukas est l’entraineur de Thomas…. Je ne veux pas que Thomas se retrouve sans personne encore une fois à cause de moi. Il a enfin trouvé un coach génial. Une personne qui le comprend… qui me comprends aussi… parfois…. Je ne peux vraiment pas prendre le risque de voir mon passé faire tout s’écrouler…. Je ne veux pas que Lukas nous abandonne… Qu’il m’abandonne… Alors je veux que notre relation reste comme ça. Au moins… il n’aura rien à me reprocher… et il restera à mes côtés.



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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Ven 17 Mar - 10:14



feat. Hans Ackerman

On est juste toi et moi...

Je ne pensais pas que ma mère aurait raison sur ce sujet un jour.

En fait, j’ai toujours été un garçon très tactile, depuis tout petit j’étais en recherche de câlins et de contact physique. Cela ne m’a jamais déranger de toucher ou d’être touché par qui que ce soit (sauf si la personne sent la transpiration, là c’est pas possible). Et ma mère m’avait prévenu qu’un jour je risquerais de me retrouver face à un mur, à quelqu’un qui n’accepte pas que je rentre impunément dans son espace vital de manière aussi familière.

Mais moi, je ne l’ai jamais cru, je lui aie toujours ris au nez. C’est vrai, jusqu’à maintenant ça ne m’avait jamais porté préjudice, bien au contraire. C’était même, sans doute, une des raisons pour lesquelles j’arrivais aussi bien à mettre qui je voulais dans mon lit. Le fait de toucher sans gène était une façon de prouver sa confiance en soi, et ça, c’était irrésistible –ce n’est pas moi qui le dit.

Et franchement, qui pouvait résister au contact doux et chaleureux d’une main qui caresse avec tendresse ou envie ? Moi je n’y résiste pas, pas plus qu’à un regard embrasé ou chargé d’affection. Une accolade, un câlin, une poignée de main, une embrassade... Un baiser... Un baiser chaste et doux, un autre plus passionné et brûlant... Un baiser dans le cou, un autre au coin des lèvres... Chaque baiser, chaque marque d’affection, chaque geste... J’aime tout ça, et je chérie chacun d’eux avec passion.

J’ai sans doute un côté tactile extrême, qui me pousse à vaquer de lits en lits, de toucher toujours différentes personnes et de profiter de leurs mains, de leur bouche, de tout ce qu’ils peuvent m’offrir.

Je me sens bien comme ça, je me sens beaucoup plus vivant, plus qu’avec de simples mots que j’ai parfois du mal à exprimer. Et je pensais que c’était le cas pour quasiment tout le monde... Mais j’ai enfin rencontré ce mur dont ma mère m’a tant parler.

-T’es malade ou quoi ? Qu’est ce qui te prends ? Me touche pas !! J’ai horreur qu’on me touche ! J’aime pas ca !

Je suis tellement étonné que j’en reste bouché bé, sans réagir. Je ne sais pas quelle réaction adopter de toute façon, c’est la première fois qu’on me repousse, notamment de manière aussi virulente. Quelques gourgandines ont déjà fait les timides pendant dix minutes avant de me tomber dans les bras, mais jamais elle n’avait exprimé leur dégout du contact.

Mais là, ce n’était même pas un contact dans un but de coït, juste...une prise de main affective, pour lui réchauffer, ou simplement pour en profiter. Et de me voir rejeté ainsi...je suis sur le cul.

-Qu’est ce que tu me veux à la fin ? Je ne sais pas ce que tu cherches mais tu vas arrêter ca tout de suite ! je t’ai pris la main dans le manège mais je n’aurai pas du !! Si c’est sortir avec moi qui t’intéresse, je vais être clair : Oublie ! Je sortirai pas avec toi ni avec personne d’autre ! Je veux pas !

Je n’ai pas le temps de lui répondre qu’il me colle son gobelet entre les pattes et qu’il se carapate en courant.

La surprise de ses paroles passée, je soupire doucement, maintenant j’ai l’impression de me retrouver en face d’un gosse qui fait une crise. Ca par contre c’est très désagréable, j’ai horreur des enfants de base, alors un gosse qui fait une crise c’est encore pire. Il m’est arrivé plusieurs fois d’intervenir dans les supermarchés pour pouvoir faire mes courses tranquillement sans supporter leurs colères... C’est vous dire.

Et là, monsieur n’est pas content alors il se barre en courant dans une fête foraine bondée de monde. Ca m’énerve. Mais bon, c’est un peu de ma faute alors j’essaye de me calmer en terminant mon café, je vais lui laisser un peu de temps comme ça. Je vais jeter son chocolat, de toute façon il va refroidir et sera imbuvable d’ici là que je le retrouve.

Je termine donc mon propre gobelet, heureusement que le café est là, en temps normal j’aurais grillé une petite clope, voir deux... Mais bon si je veux garder un souffle correct il était grand temps que j’arrête, j’ai l’air bien con après si je suis crevé au bout d’une dizaine de sauts alors que j’en faisais presque à l’infini avant. Enfin, j’en suis pas encore à là je vous rassure, c’est juste pour me préserver que j’ai arrêté. Et parce que ça pue, faut être franc.

Je passe devant un nouveau stand en déambulant dans les allées, l’odeur des churros tout chaud m’attire, derrière le goût de friture proéminent. Je m’avance vers la petite queue avant d’en commander un gros paquet, ça m’a creusé l’appétit ces conneries. D’ailleurs j’comprendrais jamais les gens qui prennent pas du nutella avec... Non mais la confiture c’est pour les tartines...faut arrêter de faire son éco-friendly contre l’huile de palme à un moment. Je suis pas super friand de trucs sucrés en général, mais bordel le nutella c’est si bon que je m’en tartine le corps.

J’attend donc quelques minutes que mon cornet soit prêt et je paye avant de reprendre ma route à la recherche de Charlie... Enfin, de Hans... Mais le but du jeu est le même.

Il a du courir vite et loin malgré ses petites guiboles, parce que j’ai beau faire toutes les allées du coin je vois pas le bout de sa tête... Si ça s’trouve il s’est vraiment barré... Nan, il n’oserait jamais me faire ça, c’est ce que j’essaye de me dire. Et d’un coup, tel une apparition divine, je vois sa frêle silhouette sur un banc avec son air accablé. Il me ferait presque de la peine comme ça, mais je suis pas là pour m’apitoyer sur son sort.

Je pose mon cul sur le banc à côté de lui en continuant de manger mon churros, mais j’attend quand même d’avoir avaler ce que j’ai dans la bouche pour lui parler en me penchant légèrement vers lui, avec un petit sourire amusé.

-T’as quand même une sacrée haute estime personnelle pour penser que je veux sorti avec toi... Qu’est-ce qui te fait penser que t’es mon style d’abord ?

Je tourne la tête vers lui en m’attendant quand même à ce qu’il s’énerve, ce qui risque d’arriver vu que Hans est susceptible comme pas deux. Trait qu’il partage avec son frère, quoi que ce dernier en dise.

Je tends mon sachet en sa direction, je sais de source sûre, son frère encore qui m’en a lâché deux mots sans faire exprès, qu’il est super gourmand. Et on est d’accords des churros ça ne se refuse sous aucun prétexte, même avec un certificat médical.

-Tu sais si tu voulais jouer à cache-cache fallait le dire, j’aurais mis des autres chaussures. Maintenant je vais avoir des ampoules à force de te courir après.... Mais j’suis sur que ça te ferait plaisir ça !

On ne m’y reprendra plus à deux fois, quelle idée de mettre des chaussures quasiment neuves pour venir ici. Déjà il y a de gros risques de les abimer, ce qui serait franchement dommage vu comme elles sont belles... J’en suis amoureux. Et elles me font souffrir... C’est bien la preuve que l’amour c’est nul.

-Mais t’as quand même l’air de crever de froid, tu veux qu’on t’achète des gants ? Une jolie paire rose avec des smileys au bout des doigts...

Je rigole doucement en imaginant ces gants de petites filles à ses mains. C’est sur que la taille irait vu qu’il a les doigts supers fins. Et puis ça irait super bien avec son style de mec ténébreux et bougonnant... Mais sans doute que ça me donnerait encore plus envie de lui faire des câlins, ça c’est mauvais... Même si je ne m’avoue pas vaincu aussi rapidement, je ne veux pas qu’il me déteste pour autant, ni le mettre mal à l’aise. Le but de la manœuvre quand tu partage avec quelqu’un, c’est que les deux soient d’accords, sinon c’est une agression....Manquerait plus que Hans porte plainte... Il aurait bon dos le juriste...




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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Sam 18 Mar - 17:24


►On est juste toi et moi… ◄
feat. Lukas Lindemann



Bah voilà…. Me voilà bien maintenant, tout seul comme un con sur mon banc en train de me les geler en tremblant comme une feuille sur le point de tomber. J’ai toujours réalisé après coup que mon impulsivité me poussait parfois à faire des choix déraisonnables. Voir même stupides. Et cette fois n’a pas fait exception. J’ai démarré au quart de tour comme à mon habitude. J’ai pas réfléchi et j’ai refilé mon chocolat à Lukas avait de me tirer en courant pour m’isoler dans mon coin. J’ai toujours agis et cette manière malgré mon âge qui aurait dû me permettre d’être un peu plus mature et réfléchi. Mais des fois… j’ai l’impression qu’en fait je ne vaux pas mieux qu’un mioche de quinze ans…

Putain… mon chocolat chaud quoi…. En plus c’est Lukas qui me l’a payé. En toute honnêteté ça se fait pas ce que j’ai fait. Si ça se trouve il va le foutre à la poubelle et ça sera du gâchis. J’ai une sainte horreur du gaspillage alimentaire. J’ai trop souvent crevé la dalle pour jeter de la bouffe par les fenêtres. Il est rare que je refuse de bouffer un truc qu’on me donne. S’il y a bien une catégorie d’aliment que je ne peux absolument pas manger c’est les abats. Genre la cervelle, les rognons, le foie ou les tripes…. Rien que d’y songer j’ai la nausée. Sinon tout le reste ça passe. Même les légumes verts les moins appétissants. Mais ce que je préfère c’est les sucreries…. Quand je vous dis que je ne vaux pas mieux qu’un lardon de quinze ans….

Mon chocolat chaud….. putain quel crétin…. Tout ça parce que Lukas a voulu me tenir la main. Je ne comprends pas ce besoin qu’il a d’être si tactile avec moi. Ça se fait pas de toucher les gens comme ça ! Et j’aime pas ça… enfin si… j’aime bien…. mais je veux pas. Je refuse qu’on me touche ou qu’on s’attache à moi. Parce que je sais qu’arrivera fatalement le moment où je devrai tout avouer. Je vais devoir lui dire tout ce que j’ai fait. Lui avouer le nombre incalculable de personne qui m’a touché, qui m’ont sali et avec qui je me suis donné contre quelques billets pour acheter à bouffer. J’ai honte. Tellement. J’ai peur aussi. Affreusement. Peur que le regard de Lukas change à tout jamais et qu’il ne me regarde plus de cette façon attendrie comme il le fait. J’ai peur de le dégouter et de voir dans ses yeux une nausée insidieuse à chaque fois qu’il pose son regard sur moi. J’ai peur de le décevoir. De l’écœurer. De me sentir jugé…

Recroquevillé sur mon banc, tremblant de froid et d’angoisse, je ne remarque pas trop Lukas jusqu’à ce qu’il pose son cul à côté de moi. Je sais que c’est lui mais je garde la nuque baissée et les yeux braqués sur mes genoux pour ne pas le voir et avoir à affronter sa réaction. Une nouvelle fois j’ai cette affreuse impression d’être un gamin prit en flagrant délit et qui s ‘apprête à subir la remontrance de son paternel. Ca me saoul.

-T’as quand même une sacrée haute estime personnelle pour penser que je veux sorti avec toi... Qu’est-ce qui te fait penser que t’es mon style d’abord ?

Mes yeux se plissent avec colère et vexation. Mes joues se colorent d’un carmin gênant alors que je le foudroie soudainement du regard. Connard !!!! Va te faire foutre toi et ta prétention de mes deux ! Putain j’ai tellement envie de lui en coller une là tout de suite maintenant. Si je l’intéresse pas alors pourquoi il fait tout ce cirque ? Me toucher là ! Me prendre la main comme un amoureux ! Mais touche toi toi d’abord !!! Et si je te plait pas va te faire foutre bien profond et laisse-moi retourner avec Thomas !

Haaa putain j’en ai plein le cul je ne sais plus quoi penser. D’un côté je suis vexé d’avoir pu me tromper sur les intentions de Lukas. Et d’un autre coté je suis blessé dans mon estime de ne pas pouvoir lui plaire. Parce que ouais ! Lukas il est peut être chiant ! C’est sans doute le mec le plus collant que j’ai jamais rencontré, mais à moi il me plait ! J’aime sa blonditude gominée ! Ses sourcils épais ! Son sourire digne d’une pub Oral B ! Son petit accent allemand. Son charisme impressionnant ! Et ça me chie quand même qu’il me claque que je sois pas son genre !

Mais je sais aussi que s’il m’avait avoué être intéressé par moi, je me serai immédiatement renfermé davantage. Je me serai replié derrière ma coquille comme une huitre sur le point de se faire bouffer ( tiens ça aussi, les huitres, je déteste en manger… Maman m’a fait gouter une fois quand j’étais gosse et c’est jamais passé…  bref ).

J’en ai un peu marre de ma personnalité complexe qui s’affronte à chaque instant. Je veux tout et son contraire. Je veux que Lukas s‘intéresse à moi et qu’il ne m’abandonne pas. Mais je ne veux pas qu’il s’attache, qu’il me touche ou qu’il essai d’entrer trop profondément dans ma vie. J’aimerai qu’il m’aime, un peu. Mais je ne veux pas qu’il soit amoureux. J’aimerai lui plaire aussi… légèrement… mais je ne veux pas l’attirer trop pour éviter qu’il ai des envies que je ne pourrai jamais assouvir.

Putain je devrais aller voir un psy…

Face à mon silence et mon regard courroucé, il ne trouve rien de mieux que de tendre dans ma direction un cornet de churros débordants de sucre et noyés dans une belle couche de Nutella. La couleur de mon visage vire d’une légère teinte carmin à un rouge soutenu tandis que mes yeux s’accrochent aux longs beignets tout chauds qui me paraissent appétissants.

Dans ma tête c’est une confrontation compliquée qui est en train de se jouer. D’un côté mon orgueil pourri m’ordonne de résister à la tentation du churros et de la pâte à tartiner. Il veut que je donne un coup de main là dedans pour renverser le cornet par terre et faire comprendre à Lukas qu’on ne m’achète pas avec trois pauvres beignets tout aussi délicieux soient-il !

Et de l’autre côté, ma gourmandise exacerbée me pousse à tendre la main vers l’un des churros, à m’en emparer pour le savourer comme jamais. Cela voudrait aussi dire que je pardonne Lukas pour ce qu’il a fait. Et cela lui monterait de façon flagrante ma plus grande faiblesse à savoir les choses sucrées. Les bonbons et le chocolat en pole position.

ARRGHHHHHH !!!!  Je ferme les yeux et je tourne la tête dans la direction opposée. J’essaie de résister à ses churros…. Mais je n’arrête pas d’y penser. Finalement je lâche un «  tch ! » agacé avant de prendre l’un des beignets et de croquer dedans. La gourmandise est plus forte que l’orgueil…. Et ça ne me plait pas du tout !!! mais bordel ce que c’est bon…. c’est tout chaud, tout sucré, ca colle aux doigts mais la sensation des beignets légèrement croquants qui fondent ensuite dans la bouche…. Ca me rappel ce noël où j’ai acheté pour la première fois des Croustillons à Thomas.

Je suis trop occupé à manger le churros pour répondre à sa provocation. Et j’ai la bouche pleine. On ne parle pas la bouche pleine. J’ai quand même quelques bases de bonne éducation quoiqu’en diront certains.

-Tu sais si tu voulais jouer à cache-cache fallait le dire, j’aurais mis des autres chaussures. Maintenant je vais avoir des ampoules à force de te courir après.... Mais j’suis sur que ça te ferait plaisir ça !


Je fini d’avaler ma dernière bouchée pour enfin lui répondre

« Ouais ! Ça serait bien fait pour toi les ampoules ! Y a pas idée à foutre ce genre de godasses pour venir à une fête aussi. T’es con ou quoi ? T’as pas des baskets comme tout le monde ? »

Dixit le mec qui ne porte pas de basket mais une espèce de paire de boots montantes mais trop confortable et assez stylées, je dois l’avouer. C’est comme des Dr Martens mais sans marque ce qui m’a permis de les payer bien moins cher ( rien à voir avec le fait que je les ai acheté dans le rayon enfant en taille 37 et que je les ai donc payé moins cher que dans le rayon adulte…. Non non … Et puis vous foutez pas de la gueule de ma pointure ! 37 ! C’est pas drole ! Je galère pour trouver des bonnes chaussures classes à ma taille ! Par contre j’ai l’embarras du choix en grolles Pokemon, Avengers ou Tortue Ninja….  ).

Mon regard interroge silencieusement Lukas en passant de son visage au cornet de churros. Est-ce que j’ai le droit d’en reprendre un ? Oh pis d’la merde ! S’il voulait pas que j’en penne il n’avait qu’à pas se radiner avec son cornet ! Fuck !

Je prends un deuxième beignet et je le savoure tout autant que le premier. Beni soit l’inventeur du Nutella ! Je lui érigerai une statue à côté de l’inventeur du miel et  des bonbons soucoupes qui piquent et des souris caramel enrobées de chocolat. Je n’ai jamais été croyant mais eux, ce sont mes dieux à moi.

-Mais t’as quand même l’air de crever de froid, tu veux qu’on t’achète des gants ? Une jolie paire rose avec des smileys au bout des doigts...


…..

Je lève ma main et je lui fait un fuck royal pour lui faire comprendre qu’il peut se les garer ses gants roses avec ses smileys ! Pour la peine je lui vole un autre churros et je fais exprès de prendre celui qui a le plus de Nutella dessus ! Et s’il continu à m’emmerder je suis capable de bouffer tout le cornet. Enfin je dis ça mais vu la taille du truc je serai incapable de finir sous peine de plus pouvoir me déplacer ensuite.

« J’en veux pas de tes gants roses de merde. J’en ai une paire… je les ai juste oubliés à l’appartement… »

Bah ouais nobody is perfect…

Je sais que s’il dit tout ça c’est pour me taquiner et surtout pour faire redescendre l’atmosphère pesante qui règne entre nous. C’est pas évident, j’imagine, d’avoir à me supporter quand je suis dans un état comme en ce moment. Thomas m’a déjà dit que j’étais comme une bombe prêt à exploser en permanence et qu’il ne fallait dés fois pas grand-chose pour retirer la goupille et me faire partir en cacahuète. Et je pense qu’il a raison…

Les churros c’est super mais je m’en suis foutu partout sur les doigts. Du sucre et du chocolat…. J’espère que j’en ai pas autour de la bouche sinon laisse tomber l’air con

« Tu aurais une serviette en papier ? » je me force a être aimable et je rajoute «  s’il te plait »

Je prends le petit carré blanc qu’il me tend et je me ressuis les doigts et la bouche avec. J’ai une sainte horreur d’avoir des mains sales.

« Merci. Pour les churros je veux dire…. »


Et pour être revenu me récupérer sur le blanc plutôt que d’en avoir rien à cirer et d’avoir continué la journée sans moi. Mais ça je préfère crever que de l’avouer à haute voix.

« Je… je ne suis pas très tactile. Je n’aime pas vraiment qu’on me touche. C’est pas contre toi personnellement. C’est avec tout le monde… J’ai pas l’habitude. Je pense qu’en fait je préfère dresser des remparts autour de moi pour que personne ne s’attache… »

Ça ne me ressemble pas de dire ce genre de connerie. J’ai même du mal à exprimer ce que je ressens et à trouver les mots corrects pour lui expliquer les raisons de ma colère et de ma réaction sans doute trop vive

« Mais comme tu n’es visiblement pas intéressé par moi je n’ai pas de soucis à me faire non ? Et c’est tant mieux parce que tu m’intéresse pas non plus ! Trop chiant ! Trop collant ! Trop grand ! Trop bavard et trop chiant ! »

Ouais je sais j’ai dit deux fois chiant… c’est pour souligner à quel point il l’est vraiment !

Je me remets debout et j’époussette mon pantalon qui est couvert de plusieurs grains de sucre laissés par les beignets. Je me frotte les mains l’une contre l’autre et une vive couleur d’un rouge carmin empourpre mon visage alors que je tends la main en direction de celle de Lukas pour l’inviter à la prendre. Vu la crise que je viens de lui taper il va certainement refuser. Mais s’il l’accepte c’est ma façon de lui signaler que je vais faire des efforts et que je suis vraiment désolé d’avoir réagi avec tant de véhémence. Putain… je me rend compte que je suis carrément perdu… je ne sais plus ce que je dois faire entre ce dont j’ai réellement envie et dont que ma raison et ma honte m’interdisent.

«  Tu viens… On va trouver une pharmacie pour acheter des pansements. T’as des ampoules. On ne peut pas te laisser ainsi. Tu vas pas arrêter de chouiner que tu as mal et tu vas être encore plus chiant à supporter. Et puis je te porterai pas ! »

Comme si j’en étais capable ! A peine serait-il monté sur mon dos que je me serai effondré écrasé comme une crêpe… Non pas qu’il soit lourd ou gros. Il est juste bien plus grand que moi et mon gabarit d’ablette ne me permet pas de le porter ! Il doit faire par loin du double de mon poids plume

« Promis on va t’en trouver des jolis. Des beaux pansements bleus avec des dessins dessus. Tu préfères quoi ? Des petits pirates ? Des pansements Mickey ? A moins que tu en vueilles des roses avec des princesses…. »




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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Dim 19 Mar - 19:25



feat. Hans Ackerman

On est juste toi et moi...

Ca ne fait pas spécialement longtemps que je connais les frères Ackerman, mais l’un comme l’autre, je commence à comprendre certaines de leurs expressions faciales sans qu’ils n’aient à dire quoi que ce soit, à force.

Bon, pour Thomas c’est facile, j’ai rarement vu quelqu’un d’aussi expressif alors c’est un peu comme lire dans un livre ouvert. Pour son charmant frère par contre, c’est un peu plus compliqué je dois bien l’admettre. Toujours avec son air blasé, il ne laisse pas passer grand-chose sur son faciès, alors que je suis certain qu’il ressent pourtant pleins de choses à tous les instants. Les personnes vraiment sans sentiments n’existent pas.

Mais faut dire que c’est surtout l’agacement qui transparait dans ses expressions, allant d’un sourcil qui se fronce à un coin de sa bouche qui se tord dans une petite grimace que je trouve absolument adorable... Ais-je un problème ? Sans doute, mais là n’est pas la question.

Et rarement, de temps en temps, j’ai le plaisir d’observer autre chose, parfois un léger sourire, parfois de l’admiration et de la fierté –lorsqu’il vient voir Thomas s’entrainer- ou alors de la gêne. Ca c’est ce que je préfère, parce que je peux voir ses joues et ses oreilles virer du blanc au rose, puis au rouge... J’ai vraiment du mal à y résister pour tout vous dire, j’ai à chaque fois une irrépressible envie de l’embrasser et de lui caresser ces mêmes joues, afin de les rendre d’autant plus colorées. Mais bon, je récolterais seulement un bon coup de pied dans les burnes comme il m’en menace assez souvent...

Et actuellement, Hans est terriblement attirant et adorable, malgré la colère visible qui accompagne ses rougissements. Aurais-je tout de même touché du doigt quelque chose pour qu’il réagisse de cette façon ? C’est super compliqué de comprendre le cheminement de ses idées et savoir à quoi il peut penser, j’avoue être parfois perdu lorsque j’essaye de le comprendre, mais c’est en partie ce qui le rend si intéressant.

Hans est un homme entouré de mystères que j’aimerais résoudre, que j’ai envie de connaître, et peut-être, de sauver. Je ressens facilement une grande détresse émaner de lui, d’autant plus lorsque nous sommes tous les deux, comme actuellement par exemple. J’ai envie de l’aider, de le soutenir et de le faire sortir de sa coquille, mais sa complexité fait que c’est justement cette aide que je cherche à lui apporter qui l’éloigne encore plus de moi.

Il est si différents de toutes les autres personnes que j’ai pu connaître, il a cette façon de me fasciner, de me passionner... C’est la première fois que j’ai ce sentiment quand je suis avec quelqu’un, vous savez, celui qui vous dit que vous pouvez servir à quelque chose, que la personne essaye de vous pousser à le faire tout en vous en empêchant. C’est tellement contradictoire, j’ai du mal à savoir comment réagir.

Enfin, je pense qu’il n’est pas bon pour me moi de me poser autant de questions, de toute façon j’aurais beau y réfléchir des heures qu’il me sortira toujours quelque chose d’étonnant que je n’avais pas prévu, du coup autant m’économiser et réfléchir sur le tas, agir comme je l’entends, être...simplement sincère avec lui, je pense que c’est une partie de ce qu’il recherche. Même si là encore je n’en suis pas sur.

Du coup, quand il est dans un tel état que je pense lui-même ne contrôle pas forcément, je lui tend les churros, c’est la seule chose que j’ai trouvé à faire, déjà par politesse parce que ça se fait pas trop de se goinfrer devant lui, j’ai reçu une éducation malgré ce qu’on pourrait parfois penser... Mais aussi parce que je sais qu’il aime les sucreries, Thomas m’en a parler pour se moquer un peu et ce n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Et j’avais remarqué aussi un peu en le voyant vider un paquet de dragibus sans aucune forme de pitié envers ces pauvres petites boules qui n’ont rien fait à personne... Sans compter que le chocolat, ou nutella ici présent, a cette faculté de réparer les petits cœurs blessés, ou de remonter un peu le moral des troupes. Si j’avais été un général de guerre dans une autre vie, j’aurais donné du chocolat à tous mes soldats.

Je vois Hans hésiter à prendre un churros, mais il finit par en attraper un en rougissant d’autant plus, un sourire satisfait étire discrètement mes lèvres, je pense avoir gagné cette petite bataille et l’idée me met en joie. Allons bon, je n’ai pas encore gagné la guerre mais c’est déjà pas mal pour aujourd’hui. Je vais tenter de réchauffer un peu cette atmosphère aussi froide que le bois de ce banc, à la base on devait passer une bonne journée et je ne compte pas la voir se transformer en fiasco.

-Ouais ! Ça serait bien fait pour toi les ampoules ! Y a pas idée à foutre ce genre de godasses pour venir à une fête aussi. T’es con ou quoi ? T’as pas des baskets comme tout le monde ?

-Ben je mets des baskets pour courir le matin... avec un jogging ou un short... Mais j’ai jamais vu qu’on en mettait avec une chemise...


Et j’aime trop les chemises pour ne pas en mettre une. Et puis... je n’aime pas les baskets tout simplement. Alors oui j’en ai deux paires qui sont quand même plutôt jolies, mais je les garde exclusivement pour le sport, hors de question que je sorte en ville avec ça... Je trouve que ça donne un côté négligé que je n’apprécie absolument pas, surtout sur moi pour tout dire. Je sais tout de même m’habiller de façon plus décontracter hein, je ne passe pas non plus ma vie à être habillé comme un peigne cul, mais j’aime les beaux vêtements, voilà tout.

Ceci dit, j’avoue apprécier le style un peu plus rock de Hans, ce n’est pas ce que je porterais personnellement, sinon je le ferais, mais cela lui va particulièrement bien.  Je ne vous raconte pas à quel point j’aime lorsqu’il met ses jeans noirs moulants.... Je l’ai peut-être maté une ou deux fois... pas de ma faute s’il a cul à tomber par terre la dedans –et en général. C’est pas pervers, c’est que...j’aime les belles choses.

Je lui fais un petit sourire en le voyant hésiter à reprendre un churros, pour finalement le faire sans mon consentement, un vrai gosse. Je crois avoir bien fait de ramener ça, il semble aimer, sans doute encore plus que moi d’ailleurs.

Mon sourire se transforme en rire franc quand il lève son majeur pour me faire un joli fuck des familles après ma petite boutade tout à fait hilarante. Et aller que monsieur prend le churros avec le plus de chocolat dessus, il croit que je l’ai pas vu ? Il croyait attirer mon attention ailleurs avec son doigt ? Je ne suis pas né de la dernière pluie mon cher et sache que ceci est un affront qui se payera au moment venu, tu es silencieusement prévenu.

-J’en veux pas de tes gants roses de merde. J’en ai une paire… je les ai juste oubliés à l’appartement…

-C’est qu’ils doivent être utiles là-bas... En fait tu étais si pressé de me rejoindre que tu en as oublié tes gants... Je suis désolé il fallait prendre ton temps je t’aurais attendu~


Alors que c’est moi qui suis arrivé avec une petite dizaine de minutes de retard –l’art de se faire désirer- enfin, justement il aurait pris son temps je ne l’aurais pas été tant que ça, donc c’est de sa faute voilà tout, pas la peine de me jeter la pierre –ou l’art de se faire dédouaner de toute erreur.

-Tu aurais une serviette en papier ?... s’il te plait


J’ai la sensation que le « sil-te-plait » lui arrache la bouche et qu’il se force un peu à le rajouter pour paraître poli et surtout que sa demande ne ressemble pas à un ordre. Du coup, je rigole un peu en lui tendant une serviette en papier qui était donnée avec le sachet de churros. J’aurais mon sac avec moi j’aurais même pu lui donner de la solution hydroalcoolique mais je n’ai pas jugé utile de l’apporter... Il s’en passera.

-Merci. Pour les churros je veux dire….

-De rien, c’était avec plaisir.


Je lui fais un sourire tout à fait sincère avant d’avaler le dernier beignet de me lever pour jeter ce qu’il reste du cornet tout gras et plein de sucre. Je m’essuie aussi les mains et la bouche avant de revenir à ses côtés.

-Je… je ne suis pas très tactile. Je n’aime pas vraiment qu’on me touche. C’est pas contre toi personnellement. C’est avec tout le monde… J’ai pas l’habitude. Je pense qu’en fait je préfère dresser des remparts autour de moi pour que personne ne s’attache…

J’avoue que là je suis étonné, et pas pour la même raison que plus tôt, mais parce qu’il me dit les choses, pour une fois. Cela me fait quand même un peu chaud au cœur de constater qu’il ose s’ouvrir rien qu’un peu à moi pour me dire ça, et je lui fait un petit sourire désolé, puisque je le suis quand même, dans le fond.

-J’ai un peu ma part de culpabilité là-dedans. Contrairement à toi j’ai toujours été très tactile et c’est une manière de m’exprimer... Je ne voulais pas te mettre mal à l’aise en te prenant la main, ou en te touchant tout simplement. C’est juste que je ne savais pas que...tu n’aimerais pas. Ma mère m’a toujours dit que cette proximité allait me porter préjudice... Mais je ne l’ai jamais écouté la pauvre...

Je plante mon regard dans le sien, quitte à ne pas le toucher, je peux au moins le regarder, ça devrait pas poser trop de problème. Et puis j’aime bien ses yeux, ils expriment plus de choses qu’il ne peut imaginer.

-Enfin du coup maintenant que je le sais... Je vais faire attention.

-Mais comme tu n’es visiblement pas intéressé par moi je n’ai pas de soucis à me faire non ? Et c’est tant mieux parce que tu m’intéresse pas non plus ! Trop chiant ! Trop collant ! Trop grand ! Trop bavard et trop chiant !

-Il ne me semble pas avoir dit que tu ne m’intéressais pas... Je t’ai simplement demandé qu’est ce qui te ferait penser que je le suis... Ne mélange pas tout~


Parce que si je devais dire les choses franchement, bordel ce qu’il m’intéresse. Il m’attire incroyablement, et j’ai même l’impression que le fait qu’il me résiste autant renforce cette attirance de plus en plus puissante à son égard.

Alors c’est vrai qu’il est pas facile à vivre, il a son caractère mais il n’est pas invivable non plus. Il est comme tout le monde avec ses bons comme ses mauvais côtés et je pense pouvoir jongler avec ça. Il est vraiment super mignon en plus, cette gueule là je lui pardonne tout... Même le fait qu’il me remballe à chaque fois que je parle.

-Et puis tu as dit deux fois que j’étais chiant, une telle insistance ne peut être que la preuve que tu ne pense pas tes propos. Et je ne suis pas trop grand...


C’est toi qui est trop petit d’abord. Mais je préfère ne pas le dire et laisser la fin de la phrase en suspens, sinon je suis sur qu’il va encore s’énerver alors qu’il vient tout juste de se calmer... Je ne suis pas suicidaire non plus, alors je me calme un peu dans mon humour tout pourris.

Et puis ça aurait été dommage de gâcher ce moment en train de se créer, le voir rougir ainsi et me tendre la main... Maintenant c’est mes joues à moi qui deviennent toutes roses... Rha... Ca aurait été quelqu’un d’autre, ma fierté m’aurait fait refuser sans trop de ménagement, il m’a repousser c’est pas la peine de venir me rechercher... Mais c’est Hans quand même...

Alors je sors ma main de ma poche et je lui prends la sienne toute froide, j’espère que ça le réchauffera un peu au passage. Moi en tout cas, ça a le don de me réchauffer le cœur encore un peu plus.

-Tu viens… On va trouver une pharmacie pour acheter des pansements. T’as des ampoules. On ne peut pas te laisser ainsi. Tu vas pas arrêter de chouiner que tu as mal et tu vas être encore plus chiant à supporter. Et puis je te porterai pas !

-Dommage, j’aurais bien aimé monter sur ton dos...


Et t’écraser en te broyant le corps sous mon poids qui doit être du double du tiens... L’idée me fait doucement rire et je réfléchis de quel côté on devrait aller pour trouver une pharmacie pas trop loin, afin de pouvoir revenir sans faire des kilomètres...

-Promis on va t’en trouver des jolis. Des beaux pansements bleus avec des dessins dessus. Tu préfères quoi ? Des petits pirates ? Des pansements Mickey ? A moins que tu en veuilles des roses avec des princesses…

-Je t’avoue que je préfère des bleus pour aller avec la couleur de mes yeux. Après tu me diras ceux que tu préfères je vais suivre tes bons conseils !


Je luis fait un petit sourire en avançant vers une allée conduisant à la sortie, si je me souviens bien des environs une pharmacie devrait se trouver à quelques centaines de mètres.

-Mais du coup c’est toi qui va être mon infirmière personnelle et me mettre mes pansements... Je savais que cette idée te plaisait tout à l’heure... C’est juste que tu préfères mettre la petite robe et non me voir avec...

Je rigole à nouveau en pensant à cette idée. Pour tout vous avouer, c’est pas le truc qui m’excite trop cette histoire de robe d’infirmière, c’est beaucoup trop cliché. Après je dis pas, il m’en faut peu... Mais quitte à jouer sur le travestissement je suis sur qu’un petit tailleur de l’armée lui irait bien mieux, avec des bas et un porte jarretelle en dessous... Mais faut pas que j’y pense trop, on sait jamais qu’il puisse lire dans mes pensées...

Et puis franchement, tout nu c’est bien aussi...

Je le regarde du coin de l’œil tout en marchant. Je suis content d’être avec lui, rien que tous les deux, pour une fois. Alors certes c’est le fruit d’un odieux chantage, et tout ne se déroule pas forcément comme prévu, mais... Je suis content qu’il ait accepté et qu’on passe ce moment ensemble. J’espère que c’est la même chose pour lui.

Je me retiens de lui caresser la main, c’est déjà bien qu’il ait accepté que je lui prenne alors je ne vais pas abuser de lui, et me contenter de la tenir et de la réchauffer comme je peux.

Je reconnais les rues que nous sommes en train de longer et je sens que nous arrivons bientôt à la pharmacie. D’habitude je n’y vais pas vraiment pour des pansements.... Mais j’espère que la pharmacienne ne me reconnaitra pas, j’ai moyennement envie que Hans pense que je passe ma vie à venir ici acheter des capotes XL...

Nous entrons donc dans l’établissement où il y a une petite queue de quelques personnes alors cela nous laisse le temps d’aller devant la bonne étagère choisir les pansements pour mes pauvres petits pieds endoloris.

-Ils sont beaux ceux avec les petits lapins quand même... Je ne sais lesquels choisir Hans...

Je regarde les différentes boites en rigolant et je le laisse finalement choisir, faisant confiance à son œil avisé en matière de sparadraps. Peut-être que je vais le regretter finalement, mais j’assume. Au pire je préfère être ridicule sous mes chaussettes que d’avoir mal.

Je me mords la lèvre quand il me montre finalement ce qu’on va prendre et je rigole doucement en allant vers la caisse où la pharmacienne nous –ou me- fait un charmant sourire. Je suis sur qu’elle a même pas remarqué Hans à côté de moi...

-Bonjour.

-Bonjour monsieur, vous avez trouvé tout ce qu’il vous fallait~ ?


Rha... elle me soule déjà...



(c) codée par mayuyu

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MessageSujet: Re: On est juste toi et moi... [ PV Lukas Lindemann ]   Mer 22 Mar - 8:13


►On est juste toi et moi… ◄
feat. Lukas Lindemann



Des fois j’en ai marre d’être comme je suis. J’en ai marre de ne pas être capable de me comporter simplement comme je l’aimerai. J’ai toujours l’impression d’avoir des freins qui m’empêchent d’être naturel et quand enfin je le suis-je n’ai pas l’impression d’être moi-même. Trop peur de me montrer vulnérable et qu’après quelqu’un profite de cette faiblesse pour m’atteindre de plus belle. Comme un certain Simon que je ne nommerai pas et avec lequel j’avais baissé toute ma garde avant qu’il ne me poignarde en plein cœur.

C’est fini tout ça ! Plus jamais je ne laisserai quelqu’un me faire mal à ce point-là. Parce que c’est trop difficile de réussir à se reconstruire ensuite. Je ne pense d’ailleurs pas avoir réussi à me rétablir des mots affreux que Simon m’a sorti. La preuve : j’ai fuis dès que Lukas m’a pris la main. J’ai préféré m’en aller au risque de le blesser plutôt que de lutter et penser que Simon avait dit des conneries

Mais c’est un gars intelligent, Simon. Il savait parfaitement comment m’atteindre au plus profond de mon être. Il savait parfaitement comment me faire mal et comment m’empêcher d’aller voir ailleurs après lui. Je n’arrive même pas à lui en vouloir parce que je sais qu’au fond, dans ces paroles acerbes, il y avait un semblant de vérité. Je suis sale. Je suis une catin. Je suis un menteur. Je ne vaux rien. J’ai payé tant de choses à Thomas en vendant mon corps. Comment réagirait-il s’il savait que ses patins je les ai payés en offrant ma chair a de parfaits inconnus ? Il n’en voudrait plus, c’est certain… A sa place je n’en voudrais plus non plus

Mais Lukas…. Ce n’est pas Simon. Je ne sais pas. J’ai une impression étrange avec lui. Il dégage une certaine sincérité que je ne peux expliquer. Simon était calculateur et manipulateur. Lukas, lui, il est spontané et particulièrement…. Affectueux je dirai. Déjà parce qu’il multiplie les petits gestes déroutants. Comme me prendre la main. Ou me passer sa main dans les cheveux… Il est pas du genre à se faire chier avec le respect de l’intimité vitale d’une personne. Il l’envahit complément et même si je passe mon temps à gueuler que je le trouve trop collant et bien… j’aime bien…. qu’il soit comme ça….

Mais je préfère gerber plutôt que de l’avouer. Ce qui serait un profond gâchis dans la mesure où il vient de m’offrir des churros nappés de Nutella et que c’est une un synonyme d’orgasme gustatif !

Mes yeux tombent sur ses pieds chaussés de ses godasses en cuire digne du juriste qu’il est.

-Ben je mets des baskets pour courir le matin... avec un jogging ou un short... Mais j’ai jamais vu qu’on en mettait avec une chemise...

Je ne suis absolument pas d’accord sur la remarque. Si, il y a des paires de baskets que l’on peut parfaitement mettre avec des chemises. Évidemment, pas des Nike Air ou des Jordan ! Mais il existe des baskets de style urbain qui vont très bien avec les tenues de ville y compris les chemises. Bah… Je vais pas donner un cours de style à Lukas. S’il est intéressé par la chose je le laisse regarder Cristina et son émission magnifaike. Il devrait trouver quelques conseils utiles…. Même si je trouve que les chemises lui vont particulièrement bien là où je trouve que ça fait pingouin sur les autres mecs. La particularité de Lukas, c’est que même habillé d’un sac en toile de jute il serait encore canon… C’est le pouvoir de la mèche blonde gominée ça ma chérie….

Après les pieds c’est au tour des mains d’attirer l’attention. Observateur comme à son habitude, il a bien remarqué que je me les frottais l’une contre l’autre et que j’étais transis de froid sur mon banc comme un pauvre malheureux. Habituellement je ne suis pas frileux mais j’ai sous estimé l’hiver de Chicago. On se pèle l’oignon d’une force incroyable. On a été racheter un manteau plus épais à Thomas et j’attends de toucher ma première paie pour en faire de même. Ma veste est superbe mais elle ne me suffira pas à survivre et à passer l’hiver.

-C’est qu’ils doivent être utiles là-bas... En fait tu étais si pressé de me rejoindre que tu en as oublié tes gants... Je suis désolé il fallait prendre ton temps je t’aurais attendu~

Je ne me retiens pas de lui donner un petit coup de coude.

« Tu étais en retard ! La ponctualité ça te dit quelque chose ? Pour un gars qui a fait l’armée je suis étonné. Je pensais que ça faisait partie des valeurs militaires à respecter impérativement sous peine de corvée de chiotte ou de patate »

Enfin… je dis ça mais je n’ai jamais fait l’armée. Je ne peux donc qu’imaginer en fonction de ce qu’on voit dans les séries américaines à la télé.

Je me pose tout un tas de question sur le passé de Lukas. Sur sa vie à l’armée notamment Comment est ce que c’était ? Pourquoi avoir fait l’armée. Est-ce qu’il était gradé ? Est ce qu’il a fait participé à des guerres ? Pourquoi il est revenu à une vie civile ? J’aimerai tout savoir de cette partie de sa vie. Non… En réalité, j’aimerai tout savoir de lui tout court. Mais je me refuse de lui poser la moindre question. Déjà parce qu’il serait trop content que je m’intéresse à lui et donc il serait encore plus pénible… Et d’autre part pace que j’ignore ce qu’il a vu et vécu. Je ne voudrais pas raviver de mauvais souvenirs par ma curiosité ou mon indélicatesse. Haaaa ma bonté d’âme me perdra, je vous le dis.

Après avoir bouffé mon dernier churros et m’être assuré de ne pas avoir foutu du sucre ou du chocolat partout, je réalise que mon comportement a dû lui paraitre grotesque ou exagéré. Il ne peut pas comprendre vu que je me suis toujours refusé à lui dire ce que j’avais vécu par le passé. C’est pas le genre de truc qu’on ose avouer facilement. Je vais pas lui dire «  Hey t’sais pas quoi ? Je me suis prostitué pendant huit ans ! ». Non… ça, ça fait partie des squelettes qu’on enferme dans la cave avant de jeter la clé dans le fleuve pour ne plus jamais avoir à y revenir. Sauf qu’il y a toujours un Ducon qui va récupérer la clé au risque de se noyer et d’être déçu en découvrant ce que la cave renfermait. Et j’ai la certitude que ce Ducon en question s’appelle Lukas…. Il va vouloir que je lui parle à un moment donné… et quand je vais lui avouer, son regard changera à jamais et il finira par m’abandonner….

Je l’écoute m’expliquer qu’il a toujours été quelqu’un d’affectueux et de tactile. Ça, j’avais remarqué…. C’est vraiment déconcertant. Mais je me rends compte qu’il n’avait aucune arrière pensée finalement et ça me rassure. Je ne veux pas qu’il commence à me draguer. Je suis pas prêt. Et je ne le serai jamais. L’amour.. ça fait partie des choses sur lesquelles j’ai tiré un trait.

-Il ne me semble pas avoir dit que tu ne m’intéressais pas... Je t’ai simplement demandé qu’est ce qui te ferait penser que je le suis... Ne mélange pas tout~


Je ne peux pas m’empêcher de rougir et ça m’emmerde prodigieusement. J’ouvre la bouche pour essayer de lui répondre un truc. Mais je n’y arrive pas. Parce qu’il vient de m’avouer à demi-mot être intéressé par moi. Une nouvelle fois l’envie me prend de vouloir partir ou de reculer. Mais mon corps semble en désaccord avec mon esprit parce que je ne bouge pas. Je reste là, la bouche un peu entre ouverte, les yeux surpris et le corps – trop – près du sien.

-Et puis tu as dit deux fois que j’étais chiant, une telle insistance ne peut être que la preuve que tu ne pense pas tes propos. Et je ne suis pas trop grand...

Ha mais c’est qu’il en rajoute une couche en plus. Je papillonne des yeux pour reprendre un peu contenance et referme la bouche pour éviter de gober les mouches Bien que je doute qu’il y ait des mouches à cette période de l’année où on se gèle les grelots et tout le reste qui va avec.

Je tends ma main dans sa direction et je le regarde un instant avant de détourner le regard. J’ai peur qu’il m’envoie chier. Je l’aurai bien mérité. Mais au lieu de ça je sens la douce chaleur de sa main venir se glisser dans la mienne. C’est chaud. C’est agréable. C’est indescriptible. Et cette fois je n’ai pas envie de la lui lâcher. Mes doigts se referment autour de sa main. Je ne la serre pas. Je laisse la mienne reposer contre cette main que j’ai détestée il y a une dizaine de minutes. Je sens la chaleur de Lukas me réchauffer et j’aime ça. J’aime l’idée que c’est un petit peu de lui qu’il me transmet….

Je l’écoute m’exposer sa déception à l’idée de ne pas pouvoir me porter et je n’arrive pas à retenir un petit rire. J’imagine déjà la scène, un peu comme dans un manga. Il aurait été sur mon dos et ses pieds auraient presque effleurer le sol malgré tout. J’aurai gonflé les joues comme un hamster boulimique. J’aurai pathétiquement réussi à lever un pied pour faire un unique pas avant de m’effondrer comme une crêpe entrainant Lukas dans ma chute.

Je le laisse choisir la direction à suivre pour trouver une pharmacie. On aurait pu aussi aller ans une supérette. On les aurait sans doute payés moins cher…

Je me plais à imaginer Lukas avec des pansements prévus pour les gamins ! C’est hilarant et il se prête au jeu en m’avouant me faire confiance quant au choix du pansement. Intérieurement je jubile !

« Très bonne idée. Je vais t’en trouver des sublaïmes qui vont mettre en valeur la forme de ton pied ma chérie »

Oh ta gueule ! Putain faut que j’arrête avec cette émission de merde. Le pire c’est que je passe ma vie à critiquer le concept même de l’émission et les candidates toutes plus débiles les unes que les autres. Mais je n’arrive pas à décrocher dès que je tombe dessus ne serait ce que pour le plaisir immense de tout pouvoir critiquer et me moquer sans avoir à me retenir ( si tant est qu’à la base je me retiens… )

-Mais du coup c’est toi qui va être mon infirmière personnelle et me mettre mes pansements... Je savais que cette idée te plaisait tout à l’heure... C’est juste que tu préfères mettre la petite robe et non me voir avec...

Ma main serre fort celle de Lukas dans le vain espoir d’essayer lui faire mal. Mes yeux le foudroient d’un coup alors que je lâche un «  tch » dont j’ai le secret

« T’es qu’un gros pervers dégénéré ! J’ai jamais compris le délire des mecs qui veulent voir leur copain en robe ! »

Je viens à peine de finir ma phrase que je le vois déjà venir avec ses gros sabots et me sortir un truc du genre «  parce qu’on est copain ? ». Non ! Je ne suis pas son mec ! et s’il se met à le croire je lui ferai bien comprendre que c’est pas le cas quitte à lui balancer un coup de pieds dans les roupettes en cas d’insistance ! Bordel

«  Tu me verras en robe le jour où il pleuvra de la merde ! Et puis pour te coller les pansements ok… uniquement si tu me laisse le décoller après !!! »

Et si tu as des poils aux pates pour que je tire un grand coup sec et t’offre une épilation gratuite made in Ackerman !  

Je suis Lukas sans que ma main ne se déloge de la sienne. J’ai déjà un peu moins froid. Et je rechigne presque quand la devanture de la pharmacie se profile à l’horizon. Je n’ai pas envie d’avoir à le lâcher mais je m’y résigne à contre cœur quand nous devons pénétrer dans le magasin.

Parmi les différents étales de médicaments et de produits de beauté hors de prix, je ne mets pas longtemps à repérer la section de la boutique réserver aux petits bobos cutanés. La gamme de pansements est assez large. Il y en a des prédécoupés ou des longs que l’on doit sectionner à notre envie. Etant donné que je n’ai pas de ciseau on va plutôt prendre une boite de pansement tout prets à l’emploi

-Ils sont beaux ceux avec les petits lapins quand même... Je ne sais lesquels choisir Hans...

Je regarde ceux qu’il me montre avec les lapins. Ils sont mignons oui… mais j’ai plutôt envie de lui prendre cette boite là… Ceux aux couleurs de l’arc en ciel ornés de petites licornes ô combien viriles !

« Tourne toi ! Je choisi et tu triches pas. Ca sera la surprise »

Alors que je réfléchi une dernière fois sur le choix que je dois effectuer comme si ma vie en dépendait, j’entends la voix de la pharmacienne s’adresser à Lukas. Brune, les cheveux relevés dans un chignon structuré. Rouge à lèvres flashy et regard de biche souligné d’un trait noir… Putain et c’est quoi ce sourire enjôleur qu’elle fait à Lukas ?

-Bonjour.

-Bonjour monsieur, vous avez trouvé tout ce qu’il vous fallait~ ?

Ha ça y est-elle a réussi à me gonfler celle-là. Je dois monter sur la pointe des pieds pour atteindre ma boite de pansement licornes. J’en prend une autre, une boite de pansement gel spécialement prévus pour les ampoules. Ils sont tout blancs et moches mais je les sais incroyablement efficaces parce que c’est ceux que j’achète en masse à Thomas quand il a des nouveaux patins qui lui blessent les pieds. Je m’approche du comptoir pour payer. Je claque un grand coup mes boites sur la surface et la fusille de mon regard le plus perçant et le plus assassin qui soit

« Il a trouvé oui ! Et non il n’a besoin de rien d’autre »

Pour l’amabilité elle peut se la garer dans la chatte vu qu’apparemment elle semble être en manque ! Dommage pour elle, Lukas c’est ma chasse gardée et elle n’aura pas d’ autre droit que de le regarder de loin.

Ha elle semble mal à l’aise parce qu’elle bafouille un peu en m’annonçant le tarif. Je sors mon porte monnaie de ma poche et je lui claque avec tout autant de délicatesse les sept dollars et cinquante trois cents qu’elle me demande. Après quoi je récupère ma boite de pansement non sans un dernier regard pour cette pimbéche. Je prends la main de Lukas dans la mienne et je le tire rapidement hors de la boutique jusqu’à ce qu’on soit à bonne distance. Une fois que je suis sûre que l’autre pute ne peut plus nous voir, je lâche la main de Lukas et rive mon regard gris sur lui

« Mais vas-y qu’elle te drague et que même pas tu dis ou fais un truc pour l’empêcher ! Elle aurait pu se jeter à ton cou qu’elle l’aurait fait ! Connasse va ! »


D’un petit signe de tête je désigne un banc à Lukas pour l’inviter à me suivre afin que je lui colle ses pansements sur ses pieds meurtris. Je le laisse me suivre alors que je ne décolère toujours pas. Je ne comprends même pas pourquoi je réagit avec une telle virulence. C’est pas comme si je sortais avec Lukas de toute façon. Limite il est en droit de tremper son biscuit où il veut que je ne devrais pas avoir mon mot à dire. Mais ça me fait chier !!! Et je n’arrive pas à contrôler cette jalousie qui m’a envahie et contre laquelle je n’arrive pas à luter

Je m’assois sur le banc et j’ouvre la boite de pansements. Je ne sais pas quelle taille choisir alors j’adresse un regard à Lukas

« Va y retire ta chaussure et ta chaussette que je vois où tu as mal »


Je sais qu’on est à l’extérieur et en plein hiver mais il n’y en aura pas pour longtemps. Il ne devrait pas se cailler les pieds plus de deux minutes.

Je le laisse faire et quand il me montre l’arrière de son talon en sang je ne peux m’empêcher de grimacer. Tu m’étonnes qu’il doit avoir mal ! Le pauvre….  J’ai bien fait d’acheter des pansements en gel spéciaux pour les ampoules. Ça coute cher mais ça va le soulager immédiatement et faire une sorte de coussinet pour éviter les nouveaux frottements.

J’applique le pansement avec délicatesse en faisant attention de ne pas appuyer sur le centre de l’ampoule. Je lui replace sa chaussette et l’invite à remettre sa chaussure

« Ca devrait faire l’affaire. Mais il faudra bien te désinfecter ce soir si tu veux pas que ça s’infecte »


Je sors de ma poche la seconde boite de pansements que j’ai acheté, celle avec les petites licornes. Je lui fourre dans les mains tout en évitant son regard parce que je me sens soudainement rougir d’avoir été obligé de jouer les petits infirmiers

« Tiens… ca… c’est pour tes prochaines bobos…. T’auras pas d’excuse pour ne pas penser à moi et ça t’évitera de tomber dans les cuisses d’une pharmacienne en manque affectif…. On sait jamais… je me méfie maintenant que tu m’as avouer être tactile…. »


Parce qu’il serait bien capable de la séduire sans même s’en rendre compte l’abrutit ! Je l’imagine assez aller à la pharmacie chercher un pansement pour finalement se retrouver sans le lit de la pharmacienne avec une boite de capotes – XL – fraichement payée ! Honnêtement ça me ferait bien chier !!!

« On…. On continu de regarder la fête ? Tu pourras marcher ou tu veux rentrer ? »




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