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 { Flash Back } Let it snow [ PV Thomas ]

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Hans Ackerman
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MessageSujet: Re: { Flash Back } Let it snow [ PV Thomas ]   Lun 27 Fév - 9:54


► { FlashBack } Let it snow◄
feat. Thomas Ackerman



Je manque de m’étouffer en l’entendant demander ce qu’est un «  nain culte ». Mon dieu il n’y a que lui pour me sortir une telle connerie ! Bah il est petit, normal qu’il ne comprenne pas. Mais j’ai un petit sursaut de fierté quand il me sort que je suis trop grand pour être un nain. Pour une fois qu’on me dit ça ! D’habitude les remarques sur ma taille sont légion. J’ai longtemps pensé que ma croissance était tardive par rapport à mes camarades de lycée. Mais là… j’ai bien compris que je ne grandirai pas plus et que mon mètre soixante et que ma taille est définitive. Autant vous dire qu’au lycée j’en prends plein la gueule sur ma taille. Et honnêtement ça me donne envie de leur savater la tronche à tous ces connards ! Sans parler qu’avec les filles j’ai pas spécialement la cotes… Beaucoup préfère les gars plus grands qu’elles pour avoir le sentiment d’être protégé. Foutaises à deux balles. Toute façon je m’en balance. Les nanas ca m’intéresse pas ! Leurs problèmes de maquillage, de fer à lisser ou d’ongles cassés me laissent indifférent. Limite ça m’écœure même. Non… la seule et unique personne que j’ai envie d’aimer est le mioche que je porte sur mon dos.

« Pas un nain culte. Inculte. C’est un mot. Ca veut dire une personne qui n’est pas cultivée… Qui ne connait pas beaucoup de chose. Tu comprends ? »


Tout en marchant Thomas me demande s’il sera possible de le conduire un jour en Allemagne. C’est vrai qu’il n’a jamais eu l’occasion de sortir des frontières de Paris. Il n’a rien vu à la province alors de là à parler de voir un autre pays… Mais pourquoi pas. J’ai tellement de souvenir de mon enfance à Stuttgart. C’était quand même quelque chose de magnifique ! Je me souviens encore de mon école primaire et des amis que je m’y étais fait. J’avais un peu gardé contact l’un d’entre eux. C’était mon meilleur copain. Rudolph. Mais finalement, avec le temps, on a arrêté de s’écrire et je ne garde de lui que de vague souvenir.

Dès que je pense à l’Allemagne je pense à mes parents. Je repense à toutes ces choses qu’on a vécu tous les trois avant l’arrivée de Thomas. Ha ce que j’étais septique quand Thomas a débarqué dans notre famille. Je ne voyais un peu comme un rival qui allait me voler du temps et de l’affection que mes parents me donnaient exclusivement. Et puis dès que j’ai croisé son regard doré, complétement effrayé par ces nouveaux visages qu’il ne connaissait pas, j’ai su que Thomas n’avait pas choisi d’être là et que je n’avais aucune raison de reporter sur lui une sorte de jalousie mal placée.

Quelle aurait été ma vie si Thomas n’avait pas été là ? A la mort de mes parents j’aurai été seul avec ma tristesse. Ou bien j’aurai été placé dans un centre ou une famille d’accueil… Je n’ai pas peur de  le dire : Thomas est ce qui m’est arrivé de mieux dans la vie. Il est mon rayon de soleil. Il suffit d’un seul de ses sourires pour que je sente toute la fatigue et la tristesse me quitter instantanément. Pour rien au monde qui je changerais cette complicité intense et fusionnelle que j’ai tissé avec lui.

« Pourquoi pas si ça te fait plaisir. Je te ferai visiter la ville mais ça doit avoir bien changé depuis le temps. Il faudrait y aller au printemps. Il y avait une fête foraine à l’époque et Papa et Maman m’y emmenaient tous les ans »

Installés sur un banc du parc situé à une centaine de mètres du marché de Noel. Je laisse Thomas finir son gouter et se soucier de son apparence pour sa future visite au Père Noel. Je l’ai corrigé quand il a fait une faute grammaticale dans sa phrase mais il ne semble pas comprendre ce que j’ai voulu lui dire

« Meuprene ? C'est quoi ? »

Je m’efforce de lui expliquer avec toute la patience dont je suis capable. Il est le seul avec qui je sais me montrer patient d’ailleurs. Les autres je les aurais envoyés se faire foutre ou se taper la honte à parler comme des blaireaux

« On ne dit pas « me prend ». On dit « que le Père Noel me prenne ». C’est de la conjugaison au subjonctif… Bah… tu verras ça quand tu seras plus grand t’en fais pas. »

Je fini par lui essuyer les derniers grains de sucre rebelles accrochés autour de sa bouche puis on se remet en marche pour rejoindre le chalet du Père Noel que Thomas attend avec tellement d’impatience. Sur le chemin il me fait part de son souhait de changer la couleur de ses yeux et je ne peux m’empêcher de me sentir révolté. Tout ça à cause de gens trop cons pour accepter les différences ! Ça me révolte mais d’une force incroyable ! Il n’a que 7 ans ! Il ne devrait pas être complexé à ce point ! Et dire qu’il veut demander au Père Noël de changer sa couleur de yeux… C’est quelque chose que le Père Noel ne pourra jamais faire et ça me fait craindre qu’il commence à ne plus croire en lui. Je trouverai ça tellement triste… Un enfant qui ne croit plus à la magie de Noel à sept ans je trouve ça vraiment dommage… même si ce n’est qu’un gros mensonge. Voir les yeux de Thomas pétiller face aux décorations et voir son enthousiasme débordant à l’idée de rencontrer le Père Noel. C’est réellement magique. Ça n’a pas de prix.

« Non je te promets que les lentilles ça ne fait pas mal. C’est juste un peu difficile à mettre »

Je passe ma main dans ses cheveux et le regarde

« Que dirais tu de prendre des lentilles vertes. C’est joli les yeux verts non ? »

En plus d’être ma couleur préférée. Le vert…. Je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours eu l’impression que ça évoquait la liberté. D’autres diront que la véritable couleur de la liberté est le bleu azur du ciel. Pour moi c’est le vert émeraudes des prairies. Le vert des champs de blés immatures que le vent fait danser en créant des vagues élégantes qui me rappellent celles de la mer. Le vert de la foret dans laquelle mes parents m’emmener piqueniquer en été. Le genre de choses qu’on ne voit pas souvent à Paris.

Je suis certain que Thomas sera mignon avec des yeux verts. Même si je déplore qu’il ne puisse pas garder ses yeux naturellement dorés. S’il est tellement mal à l’aise il vaut peut-être mieux lui accorder le droit de porter des lunettes pour éviter que son complexe ne prenne encore plus d’importance.

Nous arrivons enfin devant le chalet du Père Noël et Thomas semble se statufier sur place. J’imagine qu’il est impressionné. Après tout c’est la première fois qu’il le voit. Ça doit avoir quelque chose d’intimidant. Mais ça serait dommage qu’il ne profite pas de l’occasion pour aller lui parler alors qu’il attend ça avec impatience. Du coup je le pousse pour l’inciter à se bouger et ça n’a pas l’air de lui plaire. Sa remarque me fait rire quand même. Heureusement que ce n’est plus un bébé. Et heureusement qu’il ne fait plus dans son calbute depuis un moment ! La dernière fois que s’est arrivé c’était une nuit à cause d’un cauchemar violent. J’ai dû me taper tous les draps à laver en plus de lui faire prendre une douche à 3h du mat. Mais honnêtement je m’en foutais pas mal. J’étais bien plus préoccupé par ce cauchemar qui paraissait l’avoir ébranlé. Cette nuit encore il avait fini la nuit dans mon lit.

J’ai sorti mon appareil pour faire des photos. Je m’attendais à ce qu’il demande au Père Noel les cadeaux dont il avait fait la liste mais les mots de Thomas me transpercèrent de plein fouet. Je l’écoute sans rien dire, restant en retrait. Mon regard croise celui du Père Noel et je détourne la tête. Putain… Putain… J’arrive même pas à me contrôler tellement les mots de Thomas me bouleversent.  Je me prends en pleine gueule tout l’amour que mon petit frère me porte. Je me rends compte qu’il m’aime plus que tout. Je réalise que même quand je m’efforce à sourire dans les moments difficiles il comprend que je fais parfois semblant.

Des larmes se mettent à couler sur mes joues et je les ressuis rapidement d’un revers de manche parce que je ne veux surtout pas que Thomas me voit pleurer. Et puis je n’ai pas pleuré depuis des années… Mais là l’émotion est trop vive. J’ai une soudainement envie d’aller le prendre dans mes bras et de m’accrocher à lui de toute la force de mes bras. Est-ce qu’il est possible d’aimer autant quelqu’un ? Mon frère est tout ce que j’ai… Absolument tout. Et je lui donnerai tout ce que je possède pour voir un sourire éclairer son visage.

Je suis encore un peu choqué par ses paroles si puissantes. Je ne réalise qu’après un court instant que Thomas est venu me rejoindre et qu’il me tire par la main pour m’entrainer vers le Père Noel. J’ai pas entendu ces derniers mots mais à son sourire radieux j’en conclus qu’il veut que je fasse une photo avec lui et le Père Noel. Un long soupire las m’échappe. C’est pas trop mon truc ce genre de fantaisie… Des photos j’en fais. On a plein de selfies avec Thomas. Mais le Père Noel c’est encore de l’inédit. Seulement je ne peux pas lui refuser

« Bon tu peux pas aller sur les genoux du Père Noel parce que c'est moi. Mais tu peux aller à côté ! Monsieur le lutin peut prendre la photo ? »

Non mais même si j’avais pu il était hors de question que je me foute sur les genoux du Père Noel. Et puis quoi encore ? Du coup, écoutant les directives de Thomas je me place à la gauche du vieux barbu. Je jette un regard au mec planté dans son costume de lutin et je lui tends mon téléphone après avoir démarré l’application appareil photo. Il a pas intérêt à le faire tomber ou je suis refait le dentier gratos !

« Hans tu veux pas mettre un chapeau de lutin ?! Comme ça on pourra dire que tu travailles pour le Père Noel. Tu fais la même taille que le lutin, c'est super ! »

……

De deux choses l’une : mette le chapeau je suis moyen motivé ! Si ça se trouve le lutin à des poux ! J’ai pas trop envie de foutre un chapeau d’un mec que je connais pas sur ma tête. Et puis c’est quoi cette histoire de taille de lutin ? Abusé Thomas ! Microbe va !

Mais il me regard avec ses yeux de merlans frits. Comment voulez-vous que je résiste. C’est avec un nouveau soupire que je tends la main vers le lutin et qu’il me remet son chapeau ridicule. Je l’observe une fraction de seconde pour être certain de ne pas chopper de poux et je le fous sur ma tête. Voilà j’ai officiellement l’air d’un con comme ça…. Mais Thomas rit et jubile. Il ne se moque pas de moi, je le sais. Il est simplement heureux que je me prête au jeu pour cette photo.

Du coup je regarde l’objectif et j’attends que le lutin nous fasse signe. L’ébauche d’un sourire étire mes lèvres alors qu’on prend la pose. Le flash crépite trois fois et m’aveugle tout autant de fois. Puis le lutin revient vers moi et me montre le résultat pour voir si je suis satisfait. Je dois me pincer les lèvres pour le pas rire. On est bien ! Elle est trop fun cette photo ! Je la montre à Thomas et au Père-Noel. Je rends son bonnet au lutin que je remercie. Finalement c’était une bonne idée cette photo… Étonnement, du haut de ses sept ans, Thomas a souvent de bonnes idées !

Je me déplace sur le côté et j’attends que Thomas finisse de dire au revoir au Père Noel. Il va avoir encore plus envie de lui préparer des gâteaux pour le remercier. J’attends que Thomas revienne de lui-même vers moi et qu’il glisse sa main gantée dans la mienne. Je lui remets son bonnet sur la tête pour ne pas qu’il attrape froid.  Je lui fais un sourire

« C’est chouette hein, le marché de Noel ! »


Je reprends la direction du métro mais d’une bouche différente de celle par laquelle on est arrivés. On voit bien vite qu’on est dans les beaux quartiers parisiens. La station de métro est magnifique. Il y a même des œuvres d’art protégées par des vitres sécurisées. Pas de tags ou d’odeurs nauséabonde de pisse ici. C’est propre et ça m’écœure un peu moins de devoir utiliser ce moyen de transport.

« Je t’emmène à un dernier endroit et après on pourra revenir à la maison pour notre réveillon. Ca te va ? »

Je lui pose la question plus pour la forme qu’autre chose parce qu’il est évident qu’il ne va pas refuser de prolonger notre sortie ensemble. Ca nous arrive que trop rarement du coup j’imagine que c’est relativement précieux pour lui. Je devrais peut-être faire des efforts et faire davantage de choses avec lui. Mais ce n’est pas toujours facile…

Le métro arrive et je souris en voyant qu’il est à l’image de la station : propre et joli. Faut pas que les riches touristes étrangers voient la merde des transports en communs… Non ça c’est juste pour la banlieue ou les quartiers craignos de la capitale.

Il n’y a pas grand monde, c’est cool. On se squatte deux sièges côte à côte et j’indique à Thomas la station sur laquelle on va s’arrêter

« On va descendre à Trocadéro. On n’a que cinq stations »

Une fois arrivés je prends la main de Thomas. Nous remontons les escalators pour rejoindre la surface et je vois qu’il est tout impatient et qu’il regarde autour de lui avec curiosité. Ca m’amuse. Arrivés sur l’esplanade du Trocadéro je m’immobilise et montre à Thomas notre nouvelle destination. Là, juste devant nos yeux, la Tour Eiffel scintille de mille feux. Elle est magnifique, lumineuse et immense, découpant la nuit de son imposante stature.

« C’est beau hein ! »

Je propose à Thomas de faire une photo avec la grande dame de Paris en fond. Il accepte et j’essaie de faire la plus belle photo possible avant de l’entrainer avec moi aux pieds de l’édifice. Quand on se retrouve sous elle on a vraiment l’impression d’être minuscule. Ça fait mal à la nuque de pencher la tête en arrière pour essayer de voir le sommet de la tour. Finalement je trouve ça encore plus magnifique que le marché de noël. J’ai toujours aimé la tour Eiffel. Je ne suis jamais monté dedans mais j’imagine que la vue sur Paris doit être imprenable.

Je tiens la main de Thomas et je l’entraine sur le Champs de Mars recouvert de neige. Il n’y a pas grand monde à cette heure-là. Tout le monde est en train de se préparer pour les festivités. Je ne lâche la main de Thomas que lorsque nous arrivons sur la patinoire aménagée sur le Champ de Mars. Je sais qu’il adore ça, le patin à glace. Il n’arrête pas de m’en parler depuis qu’il a fait une initiation avec son école il y a quelques semaines.

« Tu viens ? On va patiner ? Tu m’as dit que tu savais bien faire alors.. tu vas me montrer parque je suis tout nul et que j’ai jamais mis de patins ! »



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Thomas Ackerman
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MessageSujet: Re: { Flash Back } Let it snow [ PV Thomas ]   Mer 20 Sep - 23:21


► { FlashBack } Let it snow ◄
feat. Hans Ackerman




J'aime bien parler avec Hans. Déjà parce que c'est mon frère et que je l'aime, donc c'est normal, mais aussi parce qu'il m'apprend des mots que je peux ressortir après à l'école. Et contrairement aux autres adultes, quand je comprend pas un mot il me l'explique sans que j'ai l'impression d'être un idiot.  « Un inculte c'est comme Joris alors. Il croit qu'il sait tout alors que non ! » Le meilleur ça sera de traiter Joris d'inculte, il comprendra même pas. La classe !

Quand je demande à Hans si on pourra aller en Allemagne un jour il me dit que oui, et même si j'aurais aimé pouvoir y aller avec papa et maman, je suis pas trop triste. Au moins j'ai encore Hans avec moi, je suis pas tout seul.

En avançant vers le Père Noël Hans m'explique qu'il pourra pas changer la couleur de mes yeux mais qu'on pourra toujours essayer de mettre des lentilles. Hans a même déjà une idée sur la couleur.
« Vert c'est bien oui ! C'est mieux que le bleu même ! » De toute façon j'ai totale confiance dans les choix de mon frère. C'est lui qui choisi mes vêtements le matin aussi, et même que la maîtresse une fois elle a dit que j'étais bien habillé ! Ah ça c'est grâce à Hans !

Une fois arrivé au chalet du Père Noël j'ai un peu peur d'y aller tout seul, surtout que je sais pas encore quoi dire exactement. Mais Hans me motive et tout se passe bien. Je suis pas sûr que le Père Noël pourra exaucer mon vœu mais je sais qu'il fera de son mieux. En plus j'arrive à convaincre Hans de venir faire la photo avec nous et même de mettre le bonnet du lutin ! Après la photo et un dernier câlin au Père Noël, je retourne avec Hans et je reprend sa main toute chaude dans la mienne. Je passe vraiment un bon après midi grâce à Hans !
« C'est super le marché ! On reviendra tous les ans hein ? » Je pensais qu'après le Père Noël on rentrerait à la maison, mais Hans me dit qu'on a encore quelque chose à voir. Encore une surprise ? Mais c'est Noël avant Noël là ! « Bien sur que ça me va ! On va où ? Nan dis rien en fait ! La dernière surprise était super, celle là sera bien aussi je suis sûr ! »

On s'installe dans le métro et on a de la chance, on peut s'assoir. Pas de fesses puantes pour moi ! Hans me dit où on va, mais le nom me dit rien en fait. Par contre quand on sort du métro et que je vois ce qu'il y a devant moi, je sais tout de suite où on est. Parce que là, devant nous, toute grande, toute belle, toute scintillante... « LA TOUR EIFFEL !!! C'est super beau ! » Je saute de joie en poussant des petits cris de joie, sans m'occuper de ce que pense les gens autour de nous. C'est la première fois que je vois la Tour Eiffel d'aussi près et aussi belle. À la télé ça compte pas. Alors forcément quand Hans me propose de faire une photo je vais pas dire non. « Oui ! Oui ! Une photo ! On pourra l'accrocher au mur ? » Je suis excité comme une puce et je bouge dans tous les sens, mais Hans réussi à ma calmer assez longtemps pour que je pose pour la photo. Je fais mon plus beau sourire et c'est pas vraiment difficile tellement je suis content.

Après la photo Hans m'emmène encore plus près de la Tour et déjà que je suis pas grand, mais là j'ai l'impression d'être tout rikiki. J'ai la bouche grande ouverte mais aucun son ne sort tellement je suis impressionné. Je sais pas pourquoi on a construit la Tour Eiffel, mais c'est sacrément joli quand même.
« Et sinon, elle sert à quoi la Tour Eiffel en vrai ? C'est juste pour faire joli ? »

La Tour Eiffel est belle, mais bon, au bout d'un moment à la regarder on a plus grand chose à faire. Et alors que je croyais que c'était tout pour aujourd'hui, Hans m'emmène encore plus loin. Une patinoire ! Ils ont construit une patinoire en plein air ! Et Hans veut qu'on en fasse ! Trop bien ! Depuis qu'on a fait la sortie à la patinoire avec l'école j'arrête pas d'en parler à Hans et il a promis de voir si je pourrais prendre des cours. Ça serait vraiment trop bien. « Tu sais, j'en ai fait qu'une fois hein ! Le monsieur m'a dit que je me débrouillais bien mais si tu tombes je pourrais pas te rattraper sinon tu risques de m'écraser... Mais si t'as peur tu peux te tenir sur les côtés ! Et si tu tombes, mets tes mains en l'air pour pas que quelqu'un te coupes les doigts. Et euh, faut se pencher un peu en avant pour pas tomber en arrière et s'éclater la tête sur la glace. Il paraît que ça fait super mal. » Je répète toutes les consignes qu'on nous avait donné à la patinoire en espérant que ça aidera Hans. Moi ça m'avait bien aidé en tout cas ! Et puis si Hans aime ça, peut-être qu'il viendra prendre des cours avec moi ! Ça serait trop bien ! « Bon je crois que c'est tout. T'es prêt ? »

Une fois les patins enfilés on se retrouve vite sur la glace. Heureusement il y a pas beaucoup de monde alors je peux faire voir à Hans ce qu'on m'a appris. « Regarde, tu tends les bras comme ça, et tu fais glisser ton pied vers l'avant. Oublie pas, tu te penches un peu. Mais pas trop ! » Je fais une démonstration à Hans et je réussi à avancer de quelques mètres sans tomber. Je me retourne vers mon frère « À ton tour ! Faut pas avoir peur. » Bon je sais que Hans a peur de rien /sauf des microbes/ mais on sait jamais. Et puis pour une fois que c'est moi qui peut apprendre quelque chose à mon grand frère j'en profite. Une fois qu'il arrive à ma hauteur je lui prend la main avec un grand sourire. « Tu vois, c'est facile ! Par contre je peux pas te tenir la main. Le monsieur de la patinoire dit que c'est pour la sécurité. Comme ça si on tombe, on n'emporte pas l'autre avec nous. Tu peux te tenir les mains que quand t'es grand et que tu sais faire. Mais comme tu sais pas encore. »





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Hans Ackerman
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MessageSujet: Re: { Flash Back } Let it snow [ PV Thomas ]   Ven 13 Oct - 11:33


► { FlashBack } Let it snow◄
feat. Thomas Ackerman



Des fois je me dis que j’ai quand même des putains de bonnes idées ! Plutôt que de se faire chier à la maison en attendant de bouffer, emmener Thomas au marché de Noel était quand même l’idée du siècle ! C’est vrai qu’on a pas souvent l’occasion de faire des sorties ensemble parce que ça coute la peau des couilles mais je ne veux pas non plus qu’il soit privé de tout parce que je n’ai pas les moyens de lui offrir les loisirs qu’il mérite. Alors j’essaie de profiter des bonnes occasions. Par exemple, quand c’est la journée du Patrimoine, je l’emmène à un musée profitant ainsi des entrées gratuites. Cette année je l’ai emmené au Musée Grévin voire les statuts de cire et je crois que ça lui a plus ! Il y avait beaucoup de monde mais ça nous a pas empêché de profiter malgré tout. Je l’emmène au ciné quand c’est le printemps et la fête du ciné. C’est aussi un moyen pas trop cher de faire des sortis tous les deux. En fait quand on y regarde bien il y a toujours moyen de trouver des bons plans ! Il suffit de chercher un peu.

Le marché de Noel c’était l’idée rêvée pour permettre à Thomas de faire une petite sortie avec moi. Ca lui a aussi permis de voir le Père Noël et de faire une photo avec lui. Il grandit, mon petit frère. Bientôt il ne croira plus à tout ça… Alors il faut profiter de l’instant et de son adorable innocence ! Si ça ne tenait qu’à moi je figerai le temps à jamais pour le garder éternellement avec son âme d’enfant. Qui sait, un jour il me dira peut être merde ! Il m’enverra peut être même chier quand il apprendra que je ne suis pas son frère…. Parce que je me fais pas d’illusion va, il va bien finir par le découvrir un jour… J’espère juste qu’au moment venu il se rappellera quand même que j’ai toujours fait passer ses propres intérêts avant les miens – et je ne le regrette absolument pas – et que c’est à mon sens la plus belle des preuves d’amour que je peux lui offrir. Que je sois son frère ou son cousin n’y change rien. Ma vie toute entière se résume à Thomas. S’il n’était pas là, ça ferait belle lurette que j’aurai baissé les bras.

« C'est super le marché ! On reviendra tous les ans hein ? »

Ne jamais faire de promesse que je ne suis pas certain de pouvoir tenir. Ça a toujours été mon crédo. Alors je reprends sa petite main gantée dans la mienne et je lui fais un signe de tête

« On essayera oui. Tu sais, celui-là c’est le plus grand marché de Noel de Paris mais il y en a plein d’autres dans les banlieues. Si tu veux on pourra essayer de découvrir d’autres endroits »

Et dire qu’il pensait que la petite surprise s’arrêtait la ! Ha c’est mal me connaitre quand même ! Je ferai tout et n’importe quoi pour voir pétiller le bonheur dans les yeux dorés de mon petit frère. Du coup, à la supérette où je travaille j’ai entendu parler d’une patinoire éphémère installée sur le champ de mars, au pied de la Tour Eiffel ! Depuis qu’il a fait une séance découverte à la patinoire avec son école Thomas n’arrête pas de m’en parler. L’idée est trop belle pour ne pas être saisie ! C’est ainsi que nous reprenons la route du métro parisien dégueulasse pour aller jusqu’à la sortie du Trocadéro. Cette fois je ne lui ai pas mis les mains sur les yeux. La surprise se suffit à elle seule. Dès que l’on arrive sur l’esplanade du Trocadéro on ne voit qu’elle ! Etincelante, magique, irréelle !

« LA TOUR EIFFEL !!! C'est super beau ! »

+1 Thomas !

C’est carrément trop beau… même moi, l’éternel blasé de la vie, je le reconnais ! Elle est belle, brillante dans la nuit noire de Paris. On a beau habiter la capitale c’est la première fois que j’emmène Thomas ici. Il l’a déjà vu à plusieurs reprises de loin mais jamais de cette façon-là, toute entière et dominant la ville de toute sa hauteur ! Evidemment il est pas question de repartir sans avoir immortalisé l’instant. C’est mon coté nostalgique je pense… j’aime faire des photos des moments que l’on vit ensemble et je les met dans notre appartement… Il y a plus de photos de Thomas que de moi mais ça m’est égale, ça me convient parfaitement

« Oui ! Oui ! Une photo ! On pourra l'accrocher au mur ? »

« Mais arrête de bouger aussi bordel…. Déjà que prendre une photo de nuit c’est pas facile »


Il n’arrête pas de sauter et je me sens un peu irrité… quand Thomas prend finalement la pause il faut qu’un connard de touriste passe derrière pour niquer la photo. Je piaffe d’agacement. J’attends que le trou du cul se tire avant de refaire une photo de plus. Cette fois je mitraille avec l’espoir d’en avoir au moins une de bonne parmi la dizaine que j’ai faite.

Je prends la main de Thomas et nous descendons le Trocadéro pour rejoindre le pied de la Tour Eiffel et le champs de mars situé juste derrière

« Et sinon, elle sert à quoi la Tour Eiffel en vrai ? C'est juste pour faire joli ? »

Je secoue la tête de gauche à droite. Thomas est un gamin toujours très intéressé par plein de choses. Il pose toujours un tas de question mais ce n’est pas facile d’avoir la réponse quelque fois… J’ai horreur de lui répondre « je sais pas »… Ca me donne l’impression d’un con et ignare. Mais cette fois je sais !! Ha ha !!! Je ne suis peut-être pas allé à l’école bien longtemps mais j’ai quand même appris quelques trucs bordel !

« Elle a été construite pour l’Exposition Universelle de Paris à la fin des années 1800. C’était une exposition visant à montrer le progrès technique et le savoir-faire français. Après l’exposition, la Tour Eiffel n’a pas été démontée. Maintenant c’est le symbole de Paris. Ca rapporte plein de sous avec tous les gens qui viennent la visiter ! Et puis c’est aussi la plus grande antenne de la capitale ! Pour la télé et plein d’autres trucs »

On continu de marcher arrivant presque au pied de la Dame de Fer qui, je dois l’avouer, est quand même sacrément belle ! En plus d’être grande et grosse ! J’ai du mal a réaliser qu’elle a plus d’un siècle et qu’elle est toujours débout !

« Il y a plein de bâtiments autre que la Tour Eiffel qui ont été construit pour les Expositions Universelles Parisiennes. Si ça t’intéresse je te les ferai visiter une prochaine fois »

Je profite d’être aux pieds de la Tour Eiffel pour faire différentes photos sous différents angles. Putain ca nique le cou de devoir lever la tête pour la regarder ! Et puis bordel il y a quand même du monde même un 24 décembre au soir. Genre les touristes ont rien d’autre à foutre de leur réveillon de Noel ! Haaa j’oubliais le restaurant panoramique situé au sommet… Laisse tomber faudrait que je bosse toute une vie pour me payer un verre d’eau là-bas… Et puis ça se trouve y a rien à bouffer dans les assiettes… On fait rarement des restaurant avec Thomas. Mais je l’ai emmené une fois dans un resto chinois de notre quartier et il a adoré ! C’était pas trop cher et a volonté alors ça vaut nettement mieux que bouffer deux amuses bouche pour 600 balles au sommet de la Tour Eiffel…

Je ne laisse pas de répits a Thomas et je le conduis directement vers le champ de Mars où la patinoire est installée. Elle est grande cette patinoire artificielle ! Et dès qu’il l’aperçoit je vois l’émotion dans ses yeux pétillants. Pari gagné ! Je savais que je lui ferai méga plaisir en le conduisant jusqu’ici !

« Tu sais, j'en ai fait qu'une fois hein ! Le monsieur m'a dit que je me débrouillais bien mais si tu tombes je pourrais pas te rattraper sinon tu risques de m'écraser... Mais si t'as peur tu peux te tenir sur les côtés ! Et si tu tombes, mets tes mains en l'air pour pas que quelqu'un te coupes les doigts. Et euh, faut se pencher un peu en avant pour pas tomber en arrière et s'éclater la tête sur la glace. Il paraît que ça fait super mal. »

Et voilà le moulin à paroles s’est mis en marche ! Je l’écoute avec attention et je lui fais un petit sourire. Quand il ne cesse de discuter comme ça c’est qu’il est passionné. Je ne me suis pas trompé, il adore le patinage ! Il faudra sérieusement que je me renseigne pour l’inscrire à un club près de chez nous.

Je vais payer le droit d’entrée et la location des patins avant de revenir près de Thomas pour lui donner sa paire. J’enfile la mienne et bordel de merde ce que ça fait mal au pied !!! Sérieux c’est possible de tenir plus de cinq minutes sans avoir des ampoules ? Heureusement que ‘j’avais mis des grosses chaussettes en plus. Ou alors c’est ça le problème, elles sont trop épaisses…

« Bon je crois que c'est tout. T'es prêt ? »


« Euh…. Ouais on va dire ça… »


Je suis pas trop rassuré. C’est genre méga casse gueule ce truc et c’est horrible j’ai l’impression que je vais me viander à chaque pas que je fais ! Et encore je ne suis pas sur la glace !

« Regarde, tu tends les bras comme ça, et tu fais glisser ton pied vers l'avant. Oublie pas, tu te penches un peu. Mais pas trop ! À ton tour ! Faut pas avoir peur.»

Pas avoir peur, pas avoir peur… Il en a de bonnes lui ! Tss !

Je suis ses conseils qui me paraissent avisés et je commence mes premiers pas sur la glace. Je cherche mon équilibre en déplaçant mes jambes comme me l’a indiqué Thomas tout en gardant mes bras en position de défense en cas de gadin. Finalement ce n’est peut-être pas une si bonne idée que ça… j’ai pas envie de passer le réveillon aux urgences…

« Tu vois, c'est facile ! Par contre je peux pas te tenir la main. Le monsieur de la patinoire dit que c'est pour la sécurité. Comme ça si on tombe, on n'emporte pas l'autre avec nous. Tu peux te tenir les mains que quand t'es grand et que tu sais faire. Mais comme tu sais pas encore. »

Mouais….. Bah je vais surtout tenir la rembarde dans un premier temps ! On verra après si j’ai le courage et l’audace de me lâcher

« Tsss… A te regarder ça à l’air super facile ! Comment tu fais pour ne pas tomber ! »

C’est vrai que Thomas est doué… même moi qui suit une queue en patinage je m’en aperçois. Il a beau être gamin, il a une certaine aisance que je ne peux que lui envier ! Il glisse sur la glace sans se tenir… il s’amuse et prends même de la vitesse…

« Fais attention à ne pas te faire mal quand même ! »

A avoir trop confiance en lui il pourrait se blesser et c’est justement ce que j’aimerai éviter. Quant à moi j’avance doucement mais surement. J’applique les conseils de Thomas à la lettre et mes pieds glissent sur le sol gelé. J’essaie d’aller un peu plus rapidement et je me risque même à lâcher la rampe. Je ne sais pas ce qui me surprend le plus : réussir à avancer sans me tenir ou me réussir à constater que je me suis pas encore péter la gueule ?

Je ne sais pas combien de temps on reste sur la patinoire. Une bonne heure je pense. Thomas s’amuse réellement et je dois avouer que sa joie et communicative. Parce que je m’amuse aussi. Je patine, plus vite. Je manque a chaque fois de tomber en prenant un virage ce qui faire bien rire mon petit frère. On s’éclate et je suis en train de penser que c’est sans doute le plus beau des Noël que je lui offre de passer !

Mais la nuit tombe de plus en plus et le froid l’accompagne.

« Allez Thomas on rentre ? Il faut qu’on pense à manger aussi ! C’est le réveillon j’ai prévu plein de bonnes choses ! »

Nous retirons nous patins et je les rends au stand de location. Ca fait trop bizarre de remettre mes chaussures. La sensation est étrange pendant quelques secondes avant que je retrouve mon naturel. Nous prenons la bouche de métro la plus proche pour retourner dans notre brave Paris 13e. L’avantage c’est qu’il n’y a personne dans le métro. On peut s’asseoir et être tranquille jusqu’à ce qu’on arrive chez nous.

Lorsqu’on monte les escaliers de notre immeuble la voisine du dessous ouvre la porte pour nous interpelle

« Les enfants ! Tenez c’est pour vous »

Haaa elle est gentille la voisine. C’est une petite vieille qui est veuve et qui se retrouve toute seule… Comme nous. Alors des fois ça lui faire plaisir de nous gâter à sa façon comme lorsqu’elle m’avait tricotté une couverture quand notre chauffage était tombé en panne. De mon côté je l’aide à aller faire ses courses. Thomas va lui chercher son pain des fois… C’est le seul avantage qu’on a à rester dans notre immeuble : on peut s’entraider un peu. Aujourd’hui elle nous tend une boite en métal contenant des sablés de Noël confectionnés maisons. Y en a plein de différents. Et en plus ils ont l’air supers bons !

« Joyeux Noel les enfants ! »

Je lui adresse un de mes rares sourires et je la remercie chaleureusement. On monte ensuite jusqu’à notre appartement et à peine arrivée je prends soin de retirer mes chaussures, demandant à Thomas d’en faire de même pour ne pas foutre de la neige partout !

« Wouha… il fait quand même meilleur chez nous »

Je retire son bonnet et son écharpe à mon petit frère puis je lui tends la boite de biscuits pour qu’il aille la ranger dans la cuisine en sachant pertinemment qu’il va en voler un au passage.

« Je te laisse choisir ce que tu veux faire, Thomas. Soit on dresse une belle table de Noël. Soit un se fait un petit truc près du canapé. Qu’est-ce que tu préfères ? »



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